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	<title>Archives des Interview - HORIZON NEWS</title>
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	<title>Archives des Interview - HORIZON NEWS</title>
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		<title>Togo : la croissance des exportations, graine de soja après graine de soja</title>
		<link>https://horizon-news.info/2026/10/13/togo-la-croissance-des-exportations-graine-de-soja-apres-graine-de-soja/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Joseph GADAH]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Oct 2026 22:27:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Interview]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Paul Koka, coordonnateur de l’Unité nationale de mise en œuvre du Cadre intégré renforcé (CIR) au Togo, explique comment les exportations de soja stimulent l’emploi, l’investissement et une croissance inclusive. Comment cette filière a-t-elle réussi à saisir les opportunités du marché international ? Jusqu’en 2015, la filière soja au Togo présentait un fort potentiel, mais demeurait encore peu développée. La production annuelle était inférieure à 25 000 tonnes, les producteurs étaient insuffisamment organisés, l’accès aux semences certifiées restait limité, les capacités de transformation étaient faibles et les financements difficiles à mobiliser. Pour de nombreux petits producteurs, notamment les femmes et les jeunes, la demande mondiale croissante de produits à base de soja représentait une opportunité. Toutefois, la filière n’était pas encore suffisamment structurée pour en tirer pleinement profit. Quels changements étaient nécessaires ? Il fallait renforcer l’ensemble de la chaîne de valeur. Les producteurs devaient accéder à de meilleures semences et à des techniques culturales améliorées. Les coopératives avaient besoin d’une organisation plus efficace, tandis que les transformateurs devaient accroître leurs capacités de production. Les exportateurs, de leur côté, devaient développer leurs relations avec les marchés internationaux. À l’échelle de la filière, il était également nécessaire d’améliorer la coordination entre les acteurs, l’accès au financement et le respect des normes de qualité. L’objectif était clair : faire passer la production de soja d’une activité essentiellement de subsistance à une chaîne de valeur commerciale compétitive. Quelle approche le projet a-t-il adoptée ? Le projet a considéré le soja comme un véritable écosystème économique. Entre 2015 et 2019, il a mis en œuvre une approche intégrée portant simultanément sur la production, l’organisation des acteurs, la transformation, le financement et l’accès aux marchés. Plus de 112 tonnes de semences certifiées ont été distribuées à plus de 200 coopératives. Par ailleurs, plus de 25 000 producteurs ont été formés aux techniques agricoles améliorées. Les acteurs de la filière ont également été structurés en coopératives et réunis au sein du Conseil interprofessionnel de la filière soja du Togo (CIFS-Togo), regroupant producteurs, transformateurs et exportateurs. Cette organisation a contribué à une meilleure coordination des activités et à une orientation plus affirmée de la filière vers les marchés d’exportation. Quels bénéfices pour les producteurs ? Les producteurs ont accru leurs rendements, amélioré leurs revenus et renforcé leurs liens avec les marchés. Grâce à l’utilisation de semences de meilleure qualité et à l’adoption de pratiques agricoles améliorées, les rendements ont atteint entre 2 et 3 tonnes à l’hectare. La production est passée d’environ 24 500 tonnes en 2015 à plus de 42 500 tonnes en 2018, avant de progresser jusqu’à environ 300 000 tonnes. Cette évolution ne s’est pas limitée à l’augmentation des volumes. Elle s’est également traduite par une amélioration des revenus. Environ 68 % des producteurs ont déclaré une hausse de leurs revenus supérieure à 50 %, tandis que près de 90 % ont constaté une amélioration globale de leur situation économique. Comment les exportations ont-elles évolué ? Grâce à cette dynamique, le soja s’est imposé parmi les principales exportations du Togo. Les produits issus de la filière togolaise ont conquis des marchés en Europe, en Asie et dans d’autres régions du monde. En 2020, le Togo est devenu le premier exportateur de soja biologique vers l’Union européenne, devant la Chine et l’Inde. Le soja figure depuis parmi les dix principaux produits d’exportation du pays. Cette performance illustre la capacité d’une stratégie ciblée de développement de la chaîne de valeur à transformer une filière jusque-là peu exploitée en un véritable moteur du commerce extérieur. Quel impact sur l’emploi ? Le développement de la filière a entraîné une forte progression de l’emploi. Le nombre d’emplois liés à la chaîne de valeur du soja est passé d’environ 10 000 à près de 300 000, selon les chiffres présentés dans le bilan du projet. Les retombées concernent les producteurs, les transformateurs, les commerçants, les transporteurs et les prestataires de services. Les femmes et les jeunes figurent parmi les principaux bénéficiaires de cette évolution, avec de nouvelles possibilités d’activité dans la production, la transformation et la commercialisation. Au-delà de l’agriculture, une dynamique d’investissement La progression de la production a favorisé le développement des capacités locales de transformation et renforcé l’attractivité du secteur pour les investisseurs. Cette dynamique a notamment contribué à attirer un investissement de 25 millions de dollars de l’entreprise Togo Soja pour la mise en place d’une unité moderne de transformation, dotée d’une capacité de traitement de 50 000 tonnes de soja. Cette évolution constitue une étape importante pour l’économie togolaise. L’enjeu n’est plus seulement d’exporter davantage de soja brut, mais aussi d’accroître la valeur ajoutée créée localement grâce à la transformation industrielle. Pourquoi cette transformation a-t-elle réussi ? La réussite de la filière repose sur une approche globale qui a permis d’agir simultanément sur la production, la transformation, le financement, l’organisation des acteurs et l’accès aux marchés. Le renforcement de la coordination, notamment à travers les structures interprofessionnelles, a amélioré la gouvernance de la filière et sa capacité à répondre aux opportunités commerciales. La principale leçon est qu’une chaîne de valeur développée comme un système intégré peut produire des effets plus importants et plus durables sur l’économie. Quels défis pour l’avenir ? Le financement et l’investissement restent déterminants. Si le projet a contribué à améliorer l’accès au crédit, la poursuite de la croissance dépendra de financements durables, de l’extension des capacités de transformation et du maintien des efforts en matière de qualité, de certification et d’accès aux marchés. Pour consolider ses performances, la filière soja togolaise doit désormais franchir une nouvelle étape : passer du succès à l’exportation à une création accrue de valeur ajoutée sur le territoire national. Source: OMC</p>
<p>L’article <a href="https://horizon-news.info/2026/10/13/togo-la-croissance-des-exportations-graine-de-soja-apres-graine-de-soja/">Togo : la croissance des exportations, graine de soja après graine de soja</a> est apparu en premier sur <a href="https://horizon-news.info">HORIZON NEWS</a>.</p>
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<h1 class="wp-block-heading"></h1>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Paul Koka, coordonnateur de l’Unité nationale de mise en œuvre du Cadre intégré renforcé (CIR) au Togo, explique comment les exportations de soja stimulent l’emploi, l’investissement et une croissance inclusive. Comment cette filière a-t-elle réussi à saisir les opportunités du marché international ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Jusqu’en 2015, la filière soja au Togo présentait un fort potentiel, mais demeurait encore peu développée. La production annuelle était inférieure à 25 000 tonnes, les producteurs étaient insuffisamment organisés, l’accès aux semences certifiées restait limité, les capacités de transformation étaient faibles et les financements difficiles à mobiliser.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour de nombreux petits producteurs, notamment les femmes et les jeunes, la demande mondiale croissante de produits à base de soja représentait une opportunité. Toutefois, la filière n’était pas encore suffisamment structurée pour en tirer pleinement profit.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Quels changements étaient nécessaires ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il fallait renforcer l’ensemble de la chaîne de valeur. Les producteurs devaient accéder à de meilleures semences et à des techniques culturales améliorées. Les coopératives avaient besoin d’une organisation plus efficace, tandis que les transformateurs devaient accroître leurs capacités de production. Les exportateurs, de leur côté, devaient développer leurs relations avec les marchés internationaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’échelle de la filière, il était également nécessaire d’améliorer la coordination entre les acteurs, l’accès au financement et le respect des normes de qualité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’objectif était clair : faire passer la production de soja d’une activité essentiellement de subsistance à une chaîne de valeur commerciale compétitive.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Quelle approche le projet a-t-il adoptée ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le projet a considéré le soja comme un véritable écosystème économique. Entre 2015 et 2019, il a mis en œuvre une approche intégrée portant simultanément sur la production, l’organisation des acteurs, la transformation, le financement et l’accès aux marchés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus de 112 tonnes de semences certifiées ont été distribuées à plus de 200 coopératives. Par ailleurs, plus de 25 000 producteurs ont été formés aux techniques agricoles améliorées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les acteurs de la filière ont également été structurés en coopératives et réunis au sein du Conseil interprofessionnel de la filière soja du Togo (CIFS-Togo), regroupant producteurs, transformateurs et exportateurs. Cette organisation a contribué à une meilleure coordination des activités et à une orientation plus affirmée de la filière vers les marchés d’exportation.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Quels bénéfices pour les producteurs ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les producteurs ont accru leurs rendements, amélioré leurs revenus et renforcé leurs liens avec les marchés. Grâce à l’utilisation de semences de meilleure qualité et à l’adoption de pratiques agricoles améliorées, les rendements ont atteint entre 2 et 3 tonnes à l’hectare.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La production est passée d’environ 24 500 tonnes en 2015 à plus de 42 500 tonnes en 2018, avant de progresser jusqu’à environ 300 000 tonnes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette évolution ne s’est pas limitée à l’augmentation des volumes. Elle s’est également traduite par une amélioration des revenus. Environ 68 % des producteurs ont déclaré une hausse de leurs revenus supérieure à 50 %, tandis que près de 90 % ont constaté une amélioration globale de leur situation économique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Comment les exportations ont-elles évolué ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Grâce à cette dynamique, le soja s’est imposé parmi les principales exportations du Togo. Les produits issus de la filière togolaise ont conquis des marchés en Europe, en Asie et dans d’autres régions du monde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2020, le Togo est devenu le premier exportateur de soja biologique vers l’Union européenne, devant la Chine et l’Inde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le soja figure depuis parmi les dix principaux produits d’exportation du pays. Cette performance illustre la capacité d’une stratégie ciblée de développement de la chaîne de valeur à transformer une filière jusque-là peu exploitée en un véritable moteur du commerce extérieur.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Quel impact sur l’emploi ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le développement de la filière a entraîné une forte progression de l’emploi. Le nombre d’emplois liés à la chaîne de valeur du soja est passé d’environ 10 000 à près de 300 000, selon les chiffres présentés dans le bilan du projet.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les retombées concernent les producteurs, les transformateurs, les commerçants, les transporteurs et les prestataires de services.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les femmes et les jeunes figurent parmi les principaux bénéficiaires de cette évolution, avec de nouvelles possibilités d’activité dans la production, la transformation et la commercialisation.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Au-delà de l’agriculture, une dynamique d’investissement</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La progression de la production a favorisé le développement des capacités locales de transformation et renforcé l’attractivité du secteur pour les investisseurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette dynamique a notamment contribué à attirer un investissement de 25 millions de dollars de l’entreprise Togo Soja pour la mise en place d’une unité moderne de transformation, dotée d’une capacité de traitement de 50 000 tonnes de soja.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette évolution constitue une étape importante pour l’économie togolaise. L’enjeu n’est plus seulement d’exporter davantage de soja brut, mais aussi d’accroître la valeur ajoutée créée localement grâce à la transformation industrielle.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pourquoi cette transformation a-t-elle réussi ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La réussite de la filière repose sur une approche globale qui a permis d’agir simultanément sur la production, la transformation, le financement, l’organisation des acteurs et l’accès aux marchés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le renforcement de la coordination, notamment à travers les structures interprofessionnelles, a amélioré la gouvernance de la filière et sa capacité à répondre aux opportunités commerciales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La principale leçon est qu’une chaîne de valeur développée comme un système intégré peut produire des effets plus importants et plus durables sur l’économie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Quels défis pour l’avenir ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le financement et l’investissement restent déterminants. Si le projet a contribué à améliorer l’accès au crédit, la poursuite de la croissance dépendra de financements durables, de l’extension des capacités de transformation et du maintien des efforts en matière de qualité, de certification et d’accès aux marchés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour consolider ses performances, la filière soja togolaise doit désormais franchir une nouvelle étape : passer du succès à l’exportation à une création accrue de valeur ajoutée sur le territoire national.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Source: OMC</p>
<p>L’article <a href="https://horizon-news.info/2026/10/13/togo-la-croissance-des-exportations-graine-de-soja-apres-graine-de-soja/">Togo : la croissance des exportations, graine de soja après graine de soja</a> est apparu en premier sur <a href="https://horizon-news.info">HORIZON NEWS</a>.</p>
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		<title>Invité: Le processus de certification expliqué par Dr Koffivi LAKOUSSAN, DG du Comité Togolais d’Agrément (COTAG)</title>
		<link>https://horizon-news.info/2026/09/10/invite-le-processus-de-certification-explique-par-dr-koffivi-lakoussan-dg-du-comite-togolais-dagrement-cotag/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Joseph GADAH]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Sep 2026 17:39:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Interview]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Après l’élaboration de 46 normes nationales dans les filières végétale, animale et de l’alimentation animale, ainsi que de 31 programmes de certification, le Togo passe à l’étape de leur diffusion auprès des entreprises. Le processus a été accompagné par le FSRP-Togo, en collaboration avec l’Agence togolaise de normalisation (ATN) et le Comité togolais d’agrément (COTAG). « C’est important que les entreprises soient informées de la disponibilité de l’État à les accompagner dans le processus de mise en œuvre des normes et de certification des produits par ses instances officielles. Cela leur permet d’accéder aux marchés internationaux et à la ZLECAf, qui impose des exigences de conformité aux normes pour que les produits puissent accéder durablement aux marchés », indique Dr Koffivi LAKOUSSAN, DG du Comité Togolais d’Agrément (COTAG) . Il revient, dans les lignes qui suivent, sur le processus de certification des produits et des entreprises. Quels sont les processus de la certification des produits ou d’une entreprise ? Avant qu’une entreprise puisse accéder à la certification de ses produits ou de son organisation, il est important qu’elle s’inscrive dans une démarche qualité. Cela consiste à mettre en œuvre les normes selon lesquelles son produit ou son organisation sera certifié. La certification, avant de prendre corps, a besoin d’un programme. Il y a la norme qui est fondamentale, mais aussi le programme de certification. Pour ce programme, nous avons, avec l’appui du FSRP-Togo, élaboré une trentaine de programmes qui couvrent différentes chaînes de valeur à travers plusieurs filières. Il s’agit notamment des filières des tubercules, avec le manioc et ses dérivés, l’igname et ses dérivés ; de la filière des fruits, notamment l’ananas, la mangue, l’orange et leurs dérivés ; des céréales, notamment le riz, le maïs, le sorgho et leurs dérivés ; ainsi que des produits de cueillette, tels que le karité, le néré et leurs dérivés. L’opérateur économique doit ensuite suivre tout un processus avant l’obtention du certificat, afin de démontrer que ses activités sont conformes aux exigences des normes et aux dispositions du système de certification. L’opérateur économique doit d’abord faire une demande adressée au Comité togolais d’agrément (COTAG), qui est l’organisme certificateur chargé d’étudier la recevabilité de la demande. Si celle-ci est recevable, nous envoyons à l’entreprise un certain nombre de documents, notamment une demande de certification, un formulaire de demande de certification et une fiche de demande technique suivant le programme de certification selon lequel l’entreprise sera évaluée. L’entreprise remplit ces documents et les dépose au niveau du COTAG. À la suite de cela, le COTAG établit une facture et adresse un certain nombre d’engagements que les deux parties cosignent. Une fois la facture signée, celle-ci fait office de contrat et le processus est enclenché. Le mécanisme de contrôle de la conformité est alors déployé au niveau de l’entreprise. Cela consiste à envoyer des auditeurs qui vont examiner et évaluer l’entreprise au regard de la norme applicable au produit. Il y a ensuite le prélèvement d’échantillons qui sont acheminés au laboratoire pour analyse. L’entreprise est ensuite invitée à lever les éventuelles non-conformités constatées sur le produit ou dans son processus de production. À l’issue des résultats de l’audit et des analyses, le COTAG convoque une réunion des experts en certification et en qualité. Ceux-ci se réunissent pour étudier la conformité des deux résultats aux exigences de la norme. Ils émettent ensuite des avis. Il peut être demandé à l’entreprise de corriger un certain nombre de points avant qu’un avis favorable ne soit émis pour la délivrance de la certification. C’est à ce moment que le Directeur général intervient pour certifier ou refuser la certification, en fonction des recommandations formulées par le comité des experts. Après la certification, le certificat est délivré et un processus post-certification commence. Il s’agit de la surveillance, qui se déroule tous les six mois ou une fois par an au niveau de l’entreprise, notamment en ce qui concerne le maintien de la qualité et les éléments relevés lors des audits. Le rôle du consommateur dans la certification et les normes des produits et des entreprises Le consommateur devient une personne avertie et de plus en plus regardante en ce qui concerne la qualité des produits disponibles sur le marché. Étant donné que n’importe quel produit peut être déversé sur le marché avec des origines parfois douteuses, les consommateurs sont désormais davantage aguerris et vigilants. Ils doivent contrôler la qualité des produits et des emballages, ainsi que les étiquettes, afin de savoir si ces produits respectent les normes ou s’ils sont certifiés. Y a-t-il des sanctions prévues à l’endroit des entreprises non certifiées ? Le 30 juillet 2026, au cours du Conseil des ministres, il a été adopté un décret portant contrôle de la conformité aux normes des produits locaux et importés. Ce décret vise à contrôler la conformité aux normes de nos produits locaux et importés. Des sanctions sont prévues afin que les produits qui ne respectent pas les dispositions puissent être sanctionnés et retirés du marché. Il y a un moratoire qui dure jusqu’à un an avant de commencer à sévir à l’égard de ceux qui ne veulent pas respecter les exigences. La durée de certification d’un produit sur le marché Quand un produit est certifié, la durée de validité du certificat est de trois ans en matière de normes et de qualité, que ce soit sur le plan national ou international. Après ces trois ans, il faut procéder au renouvellement. Avant l’expiration du certificat, il est important de commencer les procédures de renouvellement afin d’éviter une période de vide entre deux certifications. Le gouvernement, à travers ses partenaires, accompagne la Haute Autorité de la Qualité et de l’Environnement (HAUQE) pour la certification des entreprises, gratuitement ou moyennant une contribution de 50 %. C’est tout un ensemble de programmes qui sont mis en œuvre, notamment la sensibilisation et le renforcement des capacités, afin que les entreprises puissent prendre conscience de l’importance de la certification, surtout en raison de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), qui impose des exigences</p>
<p>L’article <a href="https://horizon-news.info/2026/09/10/invite-le-processus-de-certification-explique-par-dr-koffivi-lakoussan-dg-du-comite-togolais-dagrement-cotag/">Invité: Le processus de certification expliqué par Dr Koffivi LAKOUSSAN, DG du Comité Togolais d’Agrément (COTAG)</a> est apparu en premier sur <a href="https://horizon-news.info">HORIZON NEWS</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Après l’élaboration de 46 normes nationales dans les filières végétale, animale et de l’alimentation animale, ainsi que de 31 programmes de certification, le Togo passe à l’étape de leur diffusion auprès des entreprises. Le processus a été accompagné par le FSRP-Togo, en collaboration avec l’Agence togolaise de normalisation (ATN) et le Comité togolais d’agrément (COTAG).</p>



<p class="wp-block-paragraph">« C’est important que les entreprises soient informées de la disponibilité de l’État à les accompagner dans le processus de mise en œuvre des normes et de certification des produits par ses instances officielles. Cela leur permet d’accéder aux marchés internationaux et à la ZLECAf, qui impose des exigences de conformité aux normes pour que les produits puissent accéder durablement aux marchés », indique Dr Koffivi LAKOUSSAN, DG du Comité Togolais d’Agrément (COTAG) .</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il revient, dans les lignes qui suivent, sur le processus de certification des produits et des entreprises.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quels sont les processus de la certification des produits ou d’une entreprise ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Avant qu’une entreprise puisse accéder à la certification de ses produits ou de son organisation, il est important qu’elle s’inscrive dans une démarche qualité. Cela consiste à mettre en œuvre les normes selon lesquelles son produit ou son organisation sera certifié.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La certification, avant de prendre corps, a besoin d’un programme. Il y a la norme qui est fondamentale, mais aussi le programme de certification. Pour ce programme, nous avons, avec l’appui du FSRP-Togo, élaboré une trentaine de programmes qui couvrent différentes chaînes de valeur à travers plusieurs filières. Il s’agit notamment des filières des tubercules, avec le manioc et ses dérivés, l’igname et ses dérivés ; de la filière des fruits, notamment l’ananas, la mangue, l’orange et leurs dérivés ; des céréales, notamment le riz, le maïs, le sorgho et leurs dérivés ; ainsi que des produits de cueillette, tels que le karité, le néré et leurs dérivés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’opérateur économique doit ensuite suivre tout un processus avant l’obtention du certificat, afin de démontrer que ses activités sont conformes aux exigences des normes et aux dispositions du système de certification.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’opérateur économique doit d’abord faire une demande adressée au Comité togolais d’agrément (COTAG), qui est l’organisme certificateur chargé d’étudier la recevabilité de la demande. Si celle-ci est recevable, nous envoyons à l’entreprise un certain nombre de documents, notamment une demande de certification, un formulaire de demande de certification et une fiche de demande technique suivant le programme de certification selon lequel l’entreprise sera évaluée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’entreprise remplit ces documents et les dépose au niveau du COTAG. À la suite de cela, le COTAG établit une facture et adresse un certain nombre d’engagements que les deux parties cosignent. Une fois la facture signée, celle-ci fait office de contrat et le processus est enclenché.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le mécanisme de contrôle de la conformité est alors déployé au niveau de l’entreprise. Cela consiste à envoyer des auditeurs qui vont examiner et évaluer l’entreprise au regard de la norme applicable au produit. Il y a ensuite le prélèvement d’échantillons qui sont acheminés au laboratoire pour analyse. L’entreprise est ensuite invitée à lever les éventuelles non-conformités constatées sur le produit ou dans son processus de production. À l’issue des résultats de l’audit et des analyses, le COTAG convoque une réunion des experts en certification et en qualité. Ceux-ci se réunissent pour étudier la conformité des deux résultats aux exigences de la norme. Ils émettent ensuite des avis. Il peut être demandé à l’entreprise de corriger un certain nombre de points avant qu’un avis favorable ne soit émis pour la délivrance de la certification. C’est à ce moment que le Directeur général intervient pour certifier ou refuser la certification, en fonction des recommandations formulées par le comité des experts. Après la certification, le certificat est délivré et un processus post-certification commence. Il s’agit de la surveillance, qui se déroule tous les six mois ou une fois par an au niveau de l’entreprise, notamment en ce qui concerne le maintien de la qualité et les éléments relevés lors des audits.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le rôle du consommateur dans la certification et les normes des produits et des entreprises</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le consommateur devient une personne avertie et de plus en plus regardante en ce qui concerne la qualité des produits disponibles sur le marché. Étant donné que n’importe quel produit peut être déversé sur le marché avec des origines parfois douteuses, les consommateurs sont désormais davantage aguerris et vigilants. Ils doivent contrôler la qualité des produits et des emballages, ainsi que les étiquettes, afin de savoir si ces produits respectent les normes ou s’ils sont certifiés.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Y a-t-il des sanctions prévues à l’endroit des entreprises non certifiées ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 30 juillet 2026, au cours du Conseil des ministres, il a été adopté un décret portant contrôle de la conformité aux normes des produits locaux et importés. Ce décret vise à contrôler la conformité aux normes de nos produits locaux et importés. Des sanctions sont prévues afin que les produits qui ne respectent pas les dispositions puissent être sanctionnés et retirés du marché. Il y a un moratoire qui dure jusqu’à un an avant de commencer à sévir à l’égard de ceux qui ne veulent pas respecter les exigences.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La durée de certification d’un produit sur le marché</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Quand un produit est certifié, la durée de validité du certificat est de trois ans en matière de normes et de qualité, que ce soit sur le plan national ou international.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après ces trois ans, il faut procéder au renouvellement. Avant l’expiration du certificat, il est important de commencer les procédures de renouvellement afin d’éviter une période de vide entre deux certifications.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement, à travers ses partenaires, accompagne la Haute Autorité de la Qualité et de l’Environnement (HAUQE) pour la certification des entreprises, gratuitement ou moyennant une contribution de 50 %.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est tout un ensemble de programmes qui sont mis en œuvre, notamment la sensibilisation et le renforcement des capacités, afin que les entreprises puissent prendre conscience de l’importance de la certification, surtout en raison de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), qui impose des exigences de conformité aux normes pour que les produits puissent accéder durablement aux marchés.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Propos recueillis par GADAH Joseph</em></strong></p>
<p>L’article <a href="https://horizon-news.info/2026/09/10/invite-le-processus-de-certification-explique-par-dr-koffivi-lakoussan-dg-du-comite-togolais-dagrement-cotag/">Invité: Le processus de certification expliqué par Dr Koffivi LAKOUSSAN, DG du Comité Togolais d’Agrément (COTAG)</a> est apparu en premier sur <a href="https://horizon-news.info">HORIZON NEWS</a>.</p>
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		<title>Invité du journal : M. Aboubakri DIAW, chef de cabinet de la CEA, « Investir dans la santé, c’est aussi investir dans la croissance économique »</title>
		<link>https://horizon-news.info/2026/09/10/invite-du-journal-m-aboubakri-diaw-chef-de-cabinet-de-la-cea-investir-dans-la-sante-cest-aussi-investir-dans-la-croissance-economique/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Joseph GADAH]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Sep 2026 14:11:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Interview]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En avril 2026, la Commission économique pour l’Afrique (CEA) a officiellement lancé à Tanger, au Maroc, son initiative majeure intitulée « Transformer le financement de la santé en Afrique », matérialisée par la campagne globale #InvestInHealthAfrica. Cet événement s’est tenu en marge de la 58ᵉ session de la Conférence des ministres africains des Finances, de la Planification et du Développement économique (CoM2026). Cette initiative vise à opérer un changement de paradigme : cesser de considérer la santé comme une simple dépense sociale pour la repositionner comme un investissement économique productif. La santé constitue en effet un levier essentiel de la croissance économique en Afrique. « Le secteur de la santé africain souffre non seulement d’un déficit de financement, mais aussi d’un manque de confiance. Or, la confiance, contrairement au capital, ne s’emprunte pas. Elle se construit. Ce que nous voulons avec cette initiative, c’est montrer, non pas aux ministres de la Santé qui comprennent déjà très bien la problématique, mais aux ministres des Finances, qu’il existe une autre manière de considérer cette question : investir dans la santé, c’est aussi investir dans la croissance économique », a déclaré le chef de cabinet de la CEA, M. Aboubakri Diaw, dans une interview exclusive accordée à Économie &#38; Développement lors de sa mission au Togo auprès du gouvernement et des partenaires, consacrée au financement du développement et de la santé. Économie &#38; Développement: En considérant la santé non seulement comme une dépense sociale, mais aussi comme un investissement, que signifie concrètement cette approche ? M. Aboubakri Diaw: Vous avez bien fait de mentionner Tanger, parce que cette initiative s’inscrit dans la continuité de la demande formulée par les ministres des Finances et de l’Économie, qui souhaitent que la santé soit perçue comme un investissement économique et non comme une simple dépense sociale. Concrètement, cela signifie que l’État investit dans la santé, l’éducation et les infrastructures. À la différence d’une famille, l’État accomplit une mission de service public. Mais la question que nous devons nous poser est la suivante : qu’est-ce que ces dépenses rapportent à l’État et à l’économie ? Jusqu’à présent, les dépenses de santé sont souvent perçues comme une simple charge, sans que l’on mette suffisamment en évidence leur contrepartie économique. Lorsqu’un enfant malade ne va pas à l’école, cela représente un coût. Lorsqu’un fonctionnaire malade ne peut pas se rendre au travail, cela a également un coût. De même, lorsqu’une entreprise construit des routes, mais que son personnel tombe malade, cela génère des pertes de productivité. À travers cette initiative, nous voulons donc démontrer que les investissements dans la santé peuvent être mesurés et suivis afin de s’assurer qu’ils restent dans le cadre budgétaire et réglementaire, mais également montrer aux ministres des Finances que l’investissement dans la santé ne consiste pas seulement à construire un centre de santé. Il permet aussi de créer des emplois, d’améliorer la productivité et de réduire, dans d’autres domaines, certaines dépenses supportées par l’État. Cette transition dans la manière de penser a notamment fait l’objet d’une rencontre à Addis-Abeba, il y a quelques jours, dans le cadre des travaux menés avec quatre pays précurseurs pour approfondir la matrice de comptabilité sociale. Cette matrice permet d’analyser les différents effets d’un investissement : d’un côté, les inputs, c’est-à-dire ce qui est injecté dans le système, et de l’autre, les outputs, c’est-à-dire ce qui en ressort après l’investissement dans une catégorie donnée du secteur de la santé. En quoi les investissements dans le secteur de la santé continuent-ils à renforcer le capital humain d’un pays ? L’aspect le plus important est de comprendre ce qui constitue le capital humain. Il s’agit notamment d’une population en bonne santé et bien éduquée, capable de contribuer pleinement au développement économique du pays. Si, par exemple, la dimension sanitaire n’est pas intégrée à la réflexion globale sur les dépenses publiques et les progrès économiques, nous perdons une partie importante de l’analyse. Le capital humain repose notamment sur deux composantes essentielles : l’éducation et la santé. Ces deux secteurs sont fondamentaux pour le développement économique, car une population qui n’est ni éduquée ni en bonne santé ne peut contribuer au développement économique de la manière dont elle devrait le faire. Ce que nous voulons montrer avec cette initiative, ce n’est donc pas seulement aux ministres de la Santé, qui comprennent déjà très bien ces enjeux, mais surtout aux ministres des Finances, qu’il existe une autre manière de considérer la question. Investir dans la santé, c’est aussi investir dans la croissance économique. C’est contribuer à élargir l’activité économique et, par conséquent, les recettes fiscales de l’État. C’est également investir dans des infrastructures et des équipements durables. De la même manière que la construction d’une route produit des effets économiques sur une région, la construction d’un hôpital peut également générer des impacts importants, notamment en matière d’emplois, de services, de productivité et de développement local. Quel est le lien entre l’état de santé de la population et la productivité de l’économie ? Prenons l’exemple de la Covid-19. Nous nous souvenons tous de ce qui s’est passé : des champs, des écoles, des boutiques et des administrations ont été fermés, tandis que les voyages ont été interrompus. Ce qui avait commencé comme un problème sanitaire est devenu l’un des plus importants chocs économiques que le monde ait connus. Lorsque nous évaluons aujourd’hui les impacts de la Covid-19 sur l’économie mondiale, nous constatons que certains pays n’ont pas encore totalement rattrapé le retard accumulé. Ce retard doit progressivement être résorbé. C’est précisément ce type de situation que nous voulons éviter en mettant en place des structures sanitaires suffisamment solides pour que, demain, face à une épidémie similaire à la Covid-19, l’économie puisse continuer à fonctionner. Nous devons pouvoir poursuivre le financement de notre développement sans que celui-ci soit fortement affecté par de tels événements. C’est le lien direct entre la santé et la productivité économique, et je pense que l’exemple de la Covid-19 est récent et particulièrement parlant. Ce que nous souhaitons, c’est que, face</p>
<p>L’article <a href="https://horizon-news.info/2026/09/10/invite-du-journal-m-aboubakri-diaw-chef-de-cabinet-de-la-cea-investir-dans-la-sante-cest-aussi-investir-dans-la-croissance-economique/">Invité du journal : M. Aboubakri DIAW, chef de cabinet de la CEA, « Investir dans la santé, c’est aussi investir dans la croissance économique »</a> est apparu en premier sur <a href="https://horizon-news.info">HORIZON NEWS</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h1 class="wp-block-heading"></h1>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>En avril 2026, la Commission économique pour l’Afrique (CEA) a officiellement lancé à Tanger, au Maroc, son initiative majeure intitulée « Transformer le financement de la santé en Afrique », matérialisée par la campagne globale #InvestInHealthAfrica. Cet événement s’est tenu en marge de la 58ᵉ session de la Conférence des ministres africains des Finances, de la Planification et du Développement économique (CoM2026). Cette initiative vise à opérer un changement de paradigme : cesser de considérer la santé comme une simple dépense sociale pour la repositionner comme un investissement économique productif. La santé constitue en effet un levier essentiel de la croissance économique en Afrique.</em></strong> <strong><em>« Le secteur de la santé africain souffre non seulement d’un déficit de financement, mais aussi d’un manque de confiance. Or, la confiance, contrairement au capital, ne s’emprunte pas. Elle se construit. Ce que nous voulons avec cette initiative, c’est montrer, non pas aux ministres de la Santé qui comprennent déjà très bien la problématique, mais aux ministres des Finances, qu’il existe une autre manière de considérer cette question : investir dans la santé, c’est aussi investir dans la croissance économique », a déclaré le chef de cabinet de la CEA, M. Aboubakri Diaw, dans une interview exclusive accordée à Économie &amp; Développement lors de sa mission au Togo auprès du gouvernement et des partenaires, consacrée au financement du développement et de la santé.</em></strong></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><em>Économie &amp; Développement</em></strong>: En considérant la santé non seulement comme une dépense sociale, mais aussi comme un investissement, que signifie concrètement cette approche ?</h3>



<p class="wp-block-paragraph"><em>M. Aboubakri Diaw</em>: Vous avez bien fait de mentionner Tanger, parce que cette initiative s’inscrit dans la continuité de la demande formulée par les ministres des Finances et de l’Économie, qui souhaitent que la santé soit perçue comme un investissement économique et non comme une simple dépense sociale. Concrètement, cela signifie que l’État investit dans la santé, l’éducation et les infrastructures. À la différence d’une famille, l’État accomplit une mission de service public. Mais la question que nous devons nous poser est la suivante : qu’est-ce que ces dépenses rapportent à l’État et à l’économie ? Jusqu’à présent, les dépenses de santé sont souvent perçues comme une simple charge, sans que l’on mette suffisamment en évidence leur contrepartie économique. Lorsqu’un enfant malade ne va pas à l’école, cela représente un coût. Lorsqu’un fonctionnaire malade ne peut pas se rendre au travail, cela a également un coût. De même, lorsqu’une entreprise construit des routes, mais que son personnel tombe malade, cela génère des pertes de productivité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À travers cette initiative, nous voulons donc démontrer que les investissements dans la santé peuvent être mesurés et suivis afin de s’assurer qu’ils restent dans le cadre budgétaire et réglementaire, mais également montrer aux ministres des Finances que l’investissement dans la santé ne consiste pas seulement à construire un centre de santé. Il permet aussi de créer des emplois, d’améliorer la productivité et de réduire, dans d’autres domaines, certaines dépenses supportées par l’État. Cette transition dans la manière de penser a notamment fait l’objet d’une rencontre à Addis-Abeba, il y a quelques jours, dans le cadre des travaux menés avec quatre pays précurseurs pour approfondir la matrice de comptabilité sociale. Cette matrice permet d’analyser les différents effets d’un investissement : d’un côté, les inputs, c’est-à-dire ce qui est injecté dans le système, et de l’autre, les outputs, c’est-à-dire ce qui en ressort après l’investissement dans une catégorie donnée du secteur de la santé.</p>



<h3 class="wp-block-heading">En quoi les investissements dans le secteur de la santé continuent-ils à renforcer le capital humain d’un pays ?</h3>



<p class="wp-block-paragraph">L’aspect le plus important est de comprendre ce qui constitue le capital humain. Il s’agit notamment d’une population en bonne santé et bien éduquée, capable de contribuer pleinement au développement économique du pays. Si, par exemple, la dimension sanitaire n’est pas intégrée à la réflexion globale sur les dépenses publiques et les progrès économiques, nous perdons une partie importante de l’analyse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le capital humain repose notamment sur deux composantes essentielles : l’éducation et la santé. Ces deux secteurs sont fondamentaux pour le développement économique, car une population qui n’est ni éduquée ni en bonne santé ne peut contribuer au développement économique de la manière dont elle devrait le faire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce que nous voulons montrer avec cette initiative, ce n’est donc pas seulement aux ministres de la Santé, qui comprennent déjà très bien ces enjeux, mais surtout aux ministres des Finances, qu’il existe une autre manière de considérer la question.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Investir dans la santé, c’est aussi investir dans la croissance économique. C’est contribuer à élargir l’activité économique et, par conséquent, les recettes fiscales de l’État. C’est également investir dans des infrastructures et des équipements durables. De la même manière que la construction d’une route produit des effets économiques sur une région, la construction d’un hôpital peut également générer des impacts importants, notamment en matière d’emplois, de services, de productivité et de développement local.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Quel est le lien entre l’état de santé de la population et la productivité de l’économie ?</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Prenons l’exemple de la Covid-19. Nous nous souvenons tous de ce qui s’est passé : des champs, des écoles, des boutiques et des administrations ont été fermés, tandis que les voyages ont été interrompus. Ce qui avait commencé comme un problème sanitaire est devenu l’un des plus importants chocs économiques que le monde ait connus. Lorsque nous évaluons aujourd’hui les impacts de la Covid-19 sur l’économie mondiale, nous constatons que certains pays n’ont pas encore totalement rattrapé le retard accumulé. Ce retard doit progressivement être résorbé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est précisément ce type de situation que nous voulons éviter en mettant en place des structures sanitaires suffisamment solides pour que, demain, face à une épidémie similaire à la Covid-19, l’économie puisse continuer à fonctionner.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous devons pouvoir poursuivre le financement de notre développement sans que celui-ci soit fortement affecté par de tels événements. C’est le lien direct entre la santé et la productivité économique, et je pense que l’exemple de la Covid-19 est récent et particulièrement parlant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce que nous souhaitons, c’est que, face à une telle situation, les premières réponses puissent venir des pays eux-mêmes et qu’ils soient capables de limiter l’impact d’une pandémie sur leur économie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au début de la Covid-19, nous avons vu comment les pays africains se battaient pour trouver des vaccins partout dans le monde. Imaginez maintenant un pays qui ne dispose d’aucune capacité de production de vaccins : peut-on mesurer l’impact qu’une telle dépendance pourrait avoir sur son économie ? C’est précisément à ce niveau que nous voulons apporter des solutions et nous préparer à l’éventualité d’une nouvelle pandémie similaire.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le Togo est l’un des premiers pays où la CEA traduit cette initiative au niveau national. À ce stade, que vous apprend l’analyse préliminaire de la situation togolaise, et comment allez-vous travailler avec le gouvernement pour parvenir à une compréhension commune des priorités et des pistes d’action ?</h3>



<p class="wp-block-paragraph">C’est le gouvernement qui assure le leadership, et toutes les institutions sont là pour l’accompagner dans l’atteinte de ses objectifs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À la sortie de la Covid-19, les pays ont commencé à se préparer davantage. Le Togo, par exemple, a mis en place l’Assurance maladie universelle, avec une couverture étendue au secteur informel. Ce que nous faisons consiste à aider les pays à assurer la durabilité de ces projets déjà engagés sur le terrain. Prenons l’exemple de l’assurance maladie. Nous constatons malheureusement que près de 60 % des dépenses de santé sont supportées par les ménages. La question est donc de savoir ce que nous pouvons faire, avec les gouvernements, pour mettre en place des outils innovants et des mécanismes de financement permettant de pérenniser l’Assurance maladie universelle tout en réduisant son coût pour la population.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est un premier aspect.</p>



<p class="wp-block-paragraph">S’agissant des analyses préliminaires, nous travaillons à partir des données disponibles. Nous sommes actuellement en discussion avec le gouvernement afin d’avoir accès à d’autres données. C’est d’ailleurs l’un des objectifs de notre mission à Lomé : discuter avec les autorités et mettre en place un protocole d’échange de données.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La lecture des données actuellement disponibles s’aligne globalement sur ce que le gouvernement a déjà annoncé, mais également sur les tendances observées dans des pays comparables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">J’ai déjà évoqué le niveau élevé des dépenses de santé supportées par les ménages. Il faut également prendre en compte le niveau de la dette du pays, qui est relativement important, ainsi que le système de taxation, dont la capacité demeure limitée notamment en raison du poids du secteur informel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce sont des éléments qui ressortent déjà des données disponibles en accès libre. Ce que nous voulons désormais, c’est confirmer ces données avec le gouvernement, accéder aux informations auxquelles nous n’avons pas encore accès afin de compléter nos analyses, puis convenir avec les autorités de l’option la mieux adaptée. Nous devons discuter de ce qui est le plus pertinent pour répondre aux problèmes identifiés. Cela peut concerner l’accessibilité aux ressources locales, le développement des ressources domestiques, une taxation particulière, la restructuration ou la transformation de la dette en outil d’investissement, ou encore la mise en place de mécanismes plus attractifs pour mobiliser les financements extérieurs de la diaspora.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous n’avons pas encore une formule définitive. Nous voulons simplement identifier des solutions adaptées aux problèmes que le gouvernement connaît mieux que quiconque, parce qu’il est au contact direct de sa population. Nous voulons donc écouter le Togo et comprendre ses priorités. De notre côté, nous apporterons des outils, des échanges d’expériences et les enseignements tirés de mesures qui ont fonctionné dans d’autres pays.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Et si le gouvernement et la CEA se mettent d’accord sur le concept, quelles seront les premières solutions ?</h3>



<p class="wp-block-paragraph">L’assurance maladie fonctionne mieux lorsque le secteur privé y participe pleinement. Nous pouvons donc rechercher des solutions permettant de rendre ce secteur attractif, notamment en matière de perspectives et de retour sur investissement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais l’élément essentiel reste véritablement la transparence. Nous allons travailler à renforcer la transparence du secteur à travers la digitalisation, la disponibilité de données fiables et traçables, ainsi que la mise en place d’audits structurels et permanents.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette transparence permettra d’apporter davantage de visibilité au secteur et, par conséquent, d’attirer les investisseurs privés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si l’on se plaint aujourd’hui de la faible participation du secteur privé dans certains projets, l’une des raisons peut être le manque de transparence. Il faut donc créer un environnement transparent et suffisamment sécurisé. Une fois ces conditions réunies, le secteur privé pourra davantage s’engager, et nous pourrons créer un cercle vertueux autour du financement de la santé.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Propos recueillis par GADAH Joseph</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img fetchpriority="high" width="600" height="399"  alt="" class="wp-image-2165"/ loading="eager" fetchpriority="high" decoding="async" src="https://horizon-news.info/wp-content/uploads/2026/09/CEA-1.jpg" srcset="https://horizon-news.info/wp-content/uploads/2026/09/CEA-1.jpg 600w, https://horizon-news.info/wp-content/uploads/2026/09/CEA-1-300x200.jpg 300w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>
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		<item>
		<title>Dr Lare PENN : « En ratifiant le traité BBNJ, le Togo dispose d’un outil pour collecter les données maritimes »</title>
		<link>https://horizon-news.info/2026/09/09/dr-lare-penn-en-ratifiant-le-traite-bbnj-le-togo-dispose-dun-outil-pour-collecter-les-donnees-maritimes/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Joseph GADAH]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 09 Sep 2026 12:39:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Interview]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Togo a franchi une nouvelle étape dans le renforcement de sa gouvernance maritime avec la ratification, en août 2026, de l’Accord BBNJ (Biodiversity Beyond National Jurisdiction), consacré à la conservation et à l’utilisation durable de la biodiversité marine dans les zones ne relevant pas de la juridiction nationale. Pour le Dr Lare PENN, Chef de cabinet du Haut Conseil pour la Mer (HCM), cette ratification ouvre au pays des perspectives importantes en matière de recherche scientifique, d’accès aux données maritimes, de coopération internationale et de développement de l’économie bleue. Dans cet entretien, il explique les enjeux de cet accord, son intérêt pour le Togo et le rôle que doivent jouer les médias pour permettre aux populations de mieux comprendre et s’approprier les opportunités liées à la gouvernance des espaces maritimes. Économie &#38; Développement : Qu’est-ce que l’Accord BBNJ ? Dr Lare PENN : L’Accord BBNJ est un traité international consacré à la haute mer et à la conservation et à l’utilisation durable de la biodiversité marine dans les zones ne relevant pas de la juridiction nationale. Il vient notamment combler certaines lacunes de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer en matière de biodiversité marine. Les autres dimensions de la gouvernance maritime sont déjà encadrées par différents instruments et organisations internationales. La navigation relève notamment de l’Organisation maritime internationale (OMI), la pêche est largement prise en charge dans le cadre de la FAO, tandis que les ressources des fonds marins sont encadrées par l’Autorité internationale des fonds marins. Il était donc nécessaire de disposer d’un instrument juridique international spécifique permettant de mieux protéger la biodiversité marine dans les espaces situés au-delà des juridictions nationales. Après plusieurs années de négociations internationales, l’Accord BBNJ a finalement été adopté. Je voudrais, à cette occasion, saluer la représentation nationale qui a adopté le projet de loi autorisant sa ratification par le Togo. L’Accord BBNJ s’impose-t-il aux États ? L’adhésion à l’Accord BBNJ relève d’un choix souverain de chaque État. Les pays évaluent leurs intérêts et leurs priorités avant de décider de leur adhésion et de leur ratification. Pour un pays en développement comme le Togo, l’intérêt de cet accord est particulièrement important. Le BBNJ repose sur quatre grandes dimensions. La première concerne les ressources génétiques marines. La deuxième porte sur les outils de gestion par zone, notamment les aires marines protégées. La troisième concerne les études d’impact environnemental. Enfin, la quatrième dimension est consacrée au renforcement des capacités scientifiques et au transfert de technologies marines. Pour un État disposant de ressources scientifiques et financières limitées pour étudier et mieux comprendre l’océan, l’adhésion à cet accord représente une véritable opportunité. Le BBNJ favorise la coopération scientifique, facilite la mobilisation de financements pour la recherche et permet l’accès à des données scientifiques qui seront mises à disposition à travers les mécanismes prévus par l’Accord. Nous avons besoin de ces données pour mieux connaître l’océan, anticiper et réduire les effets des changements climatiques, lutter contre la pollution marine et mieux faire face à des phénomènes tels que l’érosion côtière. Le Togo, comme les autres États, a donc tout intérêt à participer à cette dynamique internationale. C’est dans cette perspective que le gouvernement a engagé le processus de ratification. Après l’adoption du texte par l’Assemblée nationale, nous attendons les prochaines étapes institutionnelles nécessaires à son entrée en application au niveau national. Le Président du Conseil accorde une attention particulière au développement de l’économie bleue et aux activités maritimes. Les dispositions nécessaires devront donc être prises pour assurer la mise en œuvre effective de cet accord. Comment expliquez-vous l’empressement du Togo à ratifier cet accord ? Le Togo est un pays maritime et une partie importante de son activité économique est liée à la mer. Il a donc tout intérêt à renforcer son engagement dans la gouvernance maritime internationale et à poursuivre ses efforts en faveur du développement de l’économie bleue. La ratification du BBNJ s’inscrit ainsi dans les orientations de notre politique économique et publique en matière maritime. En ratifiant cet accord, le Togo dispose notamment d’un outil qui peut lui permettre d’accéder à des données maritimes et scientifiques sans avoir à supporter seul l’ensemble des coûts liés à leur collecte. C’est un avantage considérable pour un pays qui cherche à renforcer ses capacités de connaissance et d’exploitation durable des espaces maritimes. Le Togo pourra également bénéficier davantage de la coopération internationale, notamment en matière de recherche scientifique, de transfert de technologies et d’accès aux mécanismes de financement. Il faut comprendre que les différents espaces maritimes forment un continuum. Il existe une relation entre la haute mer, les zones économiques exclusives, les mers territoriales et les espaces littoraux. Ce qui se passe en haute mer peut donc avoir des conséquences sur nos propres espaces maritimes. La ratification du BBNJ constitue, à mon sens, un choix éclairé pour le Togo. Parallèlement au processus de ratification, le Haut Conseil pour la Mer a engagé des activités de sensibilisation sur l’Accord BBNJ. Ces initiatives réunissent des représentants de l’administration publique, des services techniques, des collectivités territoriales littorales, de la société civile et des médias. Quel rôle les médias doivent-ils jouer dans la vulgarisation de l’Accord BBNJ ? Les médias ont un rôle majeur à jouer pour permettre aux populations de mieux comprendre et de s’approprier les enjeux liés au BBNJ. Les thématiques abordées par cet accord sont relativement complexes. Elles font appel aux sciences de l’environnement, au droit international, aux sciences marines et à d’autres domaines spécialisés. Le langage utilisé peut donc paraître difficile d’accès pour le grand public. Il est, par conséquent, important de renforcer les capacités des journalistes afin de leur permettre de comprendre ces notions, puis de les expliquer dans un langage simple et accessible. Les professionnels des médias doivent pouvoir traduire le langage technique du BBNJ afin d’en faire un sujet compréhensible pour les populations, les communautés côtières et les collectivités territoriales. L’objectif est également de faire en sorte que le BBNJ ne reste pas un simple instrument juridique ou technique,</p>
<p>L’article <a href="https://horizon-news.info/2026/09/09/dr-lare-penn-en-ratifiant-le-traite-bbnj-le-togo-dispose-dun-outil-pour-collecter-les-donnees-maritimes/">Dr Lare PENN : « En ratifiant le traité BBNJ, le Togo dispose d’un outil pour collecter les données maritimes »</a> est apparu en premier sur <a href="https://horizon-news.info">HORIZON NEWS</a>.</p>
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<h1 class="wp-block-heading"></h1>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le Togo a franchi une nouvelle étape dans le renforcement de sa gouvernance maritime avec la ratification, en août 2026, de l’Accord BBNJ (Biodiversity Beyond National Jurisdiction), consacré à la conservation et à l’utilisation durable de la biodiversité marine dans les zones ne relevant pas de la juridiction nationale. Pour le Dr Lare PENN, Chef de cabinet du Haut Conseil pour la Mer (HCM), cette ratification ouvre au pays des perspectives importantes en matière de recherche scientifique, d’accès aux données maritimes, de coopération internationale et de développement de l’économie bleue. Dans cet entretien, il explique les enjeux de cet accord, son intérêt pour le Togo et le rôle que doivent jouer les médias pour permettre aux populations de mieux comprendre et s’approprier les opportunités liées à la gouvernance des espaces maritimes.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading">Économie &amp; Développement : Qu’est-ce que l’Accord BBNJ ?</h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dr Lare PENN :</strong> L’Accord BBNJ est un traité international consacré à la haute mer et à la conservation et à l’utilisation durable de la biodiversité marine dans les zones ne relevant pas de la juridiction nationale. Il vient notamment combler certaines lacunes de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer en matière de biodiversité marine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les autres dimensions de la gouvernance maritime sont déjà encadrées par différents instruments et organisations internationales. La navigation relève notamment de l’Organisation maritime internationale (OMI), la pêche est largement prise en charge dans le cadre de la FAO, tandis que les ressources des fonds marins sont encadrées par l’Autorité internationale des fonds marins.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il était donc nécessaire de disposer d’un instrument juridique international spécifique permettant de mieux protéger la biodiversité marine dans les espaces situés au-delà des juridictions nationales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après plusieurs années de négociations internationales, l’Accord BBNJ a finalement été adopté. Je voudrais, à cette occasion, saluer la représentation nationale qui a adopté le projet de loi autorisant sa ratification par le Togo.</p>



<h3 class="wp-block-heading">L’Accord BBNJ s’impose-t-il aux États ?</h3>



<p class="wp-block-paragraph">L’adhésion à l’Accord BBNJ relève d’un choix souverain de chaque État. Les pays évaluent leurs intérêts et leurs priorités avant de décider de leur adhésion et de leur ratification.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour un pays en développement comme le Togo, l’intérêt de cet accord est particulièrement important. Le BBNJ repose sur quatre grandes dimensions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La première concerne les ressources génétiques marines. La deuxième porte sur les outils de gestion par zone, notamment les aires marines protégées. La troisième concerne les études d’impact environnemental. Enfin, la quatrième dimension est consacrée au renforcement des capacités scientifiques et au transfert de technologies marines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour un État disposant de ressources scientifiques et financières limitées pour étudier et mieux comprendre l’océan, l’adhésion à cet accord représente une véritable opportunité. Le BBNJ favorise la coopération scientifique, facilite la mobilisation de financements pour la recherche et permet l’accès à des données scientifiques qui seront mises à disposition à travers les mécanismes prévus par l’Accord.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous avons besoin de ces données pour mieux connaître l’océan, anticiper et réduire les effets des changements climatiques, lutter contre la pollution marine et mieux faire face à des phénomènes tels que l’érosion côtière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Togo, comme les autres États, a donc tout intérêt à participer à cette dynamique internationale. C’est dans cette perspective que le gouvernement a engagé le processus de ratification. Après l’adoption du texte par l’Assemblée nationale, nous attendons les prochaines étapes institutionnelles nécessaires à son entrée en application au niveau national.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Président du Conseil accorde une attention particulière au développement de l’économie bleue et aux activités maritimes. Les dispositions nécessaires devront donc être prises pour assurer la mise en œuvre effective de cet accord.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Comment expliquez-vous l’empressement du Togo à ratifier cet accord ?</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le Togo est un pays maritime et une partie importante de son activité économique est liée à la mer. Il a donc tout intérêt à renforcer son engagement dans la gouvernance maritime internationale et à poursuivre ses efforts en faveur du développement de l’économie bleue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La ratification du BBNJ s’inscrit ainsi dans les orientations de notre politique économique et publique en matière maritime.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En ratifiant cet accord, le Togo dispose notamment d’un outil qui peut lui permettre d’accéder à des données maritimes et scientifiques sans avoir à supporter seul l’ensemble des coûts liés à leur collecte. C’est un avantage considérable pour un pays qui cherche à renforcer ses capacités de connaissance et d’exploitation durable des espaces maritimes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Togo pourra également bénéficier davantage de la coopération internationale, notamment en matière de recherche scientifique, de transfert de technologies et d’accès aux mécanismes de financement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut comprendre que les différents espaces maritimes forment un continuum. Il existe une relation entre la haute mer, les zones économiques exclusives, les mers territoriales et les espaces littoraux. Ce qui se passe en haute mer peut donc avoir des conséquences sur nos propres espaces maritimes. La ratification du BBNJ constitue, à mon sens, un choix éclairé pour le Togo.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parallèlement au processus de ratification, le Haut Conseil pour la Mer a engagé des activités de sensibilisation sur l’Accord BBNJ. Ces initiatives réunissent des représentants de l’administration publique, des services techniques, des collectivités territoriales littorales, de la société civile et des médias.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Quel rôle les médias doivent-ils jouer dans la vulgarisation de l’Accord BBNJ ?</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les médias ont un rôle majeur à jouer pour permettre aux populations de mieux comprendre et de s’approprier les enjeux liés au BBNJ.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les thématiques abordées par cet accord sont relativement complexes. Elles font appel aux sciences de l’environnement, au droit international, aux sciences marines et à d’autres domaines spécialisés. Le langage utilisé peut donc paraître difficile d’accès pour le grand public.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est, par conséquent, important de renforcer les capacités des journalistes afin de leur permettre de comprendre ces notions, puis de les expliquer dans un langage simple et accessible.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les professionnels des médias doivent pouvoir traduire le langage technique du BBNJ afin d’en faire un sujet compréhensible pour les populations, les communautés côtières et les collectivités territoriales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’objectif est également de faire en sorte que le BBNJ ne reste pas un simple instrument juridique ou technique, mais qu’il devienne un outil au service de nos communautés. Les collectivités doivent pouvoir identifier les avantages et les opportunités qu’il peut offrir, notamment en matière de mobilisation de financements auprès des organisations internationales pour soutenir leurs activités et renforcer leur résilience face aux changements climatiques et à l’érosion côtière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les professionnels de la communication constituent donc une véritable interface entre le Haut Conseil pour la Mer, les ministères, les collectivités territoriales, les scientifiques et les populations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous pensons qu’avec le concours des médias, les populations pourront être davantage informées, attentives et actives. À travers les publications, les reportages, les interviews et les émissions de sensibilisation, elles pourront progressivement s’approprier les outils et les enjeux du BBNJ.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous ouvrons ainsi une nouvelle phase de dialogue avec les médias afin de leur permettre d’accéder plus facilement aux données, aux ressources documentaires et aux informations utiles sur l’économie bleue et l’économie maritime.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La gouvernance maritime ne peut pas rester confinée aux administrations et aux cercles spécialisés. Elle doit entrer dans l’espace public, être expliquée, débattue et comprise par les citoyens. C’est à cette condition que les populations pourront véritablement s’approprier les enjeux et les opportunités liés à la mer.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Propos recueillis par GADAH Joseph</em></strong></p>
<p>L’article <a href="https://horizon-news.info/2026/09/09/dr-lare-penn-en-ratifiant-le-traite-bbnj-le-togo-dispose-dun-outil-pour-collecter-les-donnees-maritimes/">Dr Lare PENN : « En ratifiant le traité BBNJ, le Togo dispose d’un outil pour collecter les données maritimes »</a> est apparu en premier sur <a href="https://horizon-news.info">HORIZON NEWS</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>L&#8217;invitée: Ngone Diop, Directrice CEA-BAO « Avec la BSDD, le budget 2027 du Togo doit davantage investir dans sa jeunesse »</title>
		<link>https://horizon-news.info/2026/07/16/linvitee-ngone-diop-directrice-cea-bao-avec-la-bsdd-le-budget-2027-du-togo-doit-davantage-investir-dans-sa-jeunesse/</link>
					<comments>https://horizon-news.info/2026/07/16/linvitee-ngone-diop-directrice-cea-bao-avec-la-bsdd-le-budget-2027-du-togo-doit-davantage-investir-dans-sa-jeunesse/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Joseph GADAH]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Jul 2026 17:10:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://horizon-news.info/?p=921</guid>

					<description><![CDATA[<p>En marge de la mission d&#8217;appui technique sur la Budgétisation sensible au dividende démographique (BSDD), organisée à Lomé les 15 et 16 juillet 2026, Ngone Diop, la Directrice du Bureau Afrique de l&#8217;Ouest de la Commission économique des Nations Unies pour l&#8217;Afrique (CEA-BAO) revient sur les enjeux de cette réforme budgétaire. Elle explique pourquoi le dividende démographique est désormais une question de choix budgétaires et pourquoi le Togo dispose d&#8217;une fenêtre d&#8217;opportunité unique. Eco-Dev: Pourquoi la CEA revient-elle au Togo avec cette nouvelle mission ? Ngone Diop: Parce que le Togo a franchi plusieurs étapes importantes dans la modernisation de ses finances publiques et qu&#8217;il est aujourd&#8217;hui temps d&#8217;aller plus loin. Cette mission vise à renforcer les capacités des experts qui interviennent dans la préparation, l&#8217;exécution et le suivi du budget afin d&#8217;intégrer pleinement la Budgétisation sensible au dividende démographique dans le processus budgétaire. Notre ambition est que cette approche soit effectivement prise en compte dans le budget de l&#8217;État 2027. La Budgétisation sensible au dividende démographique reste un concept peu connu. De quoi s&#8217;agit-il concrètement ? Ngone Diop : Il s&#8217;agit d&#8217;une nouvelle manière de penser le budget public. L&#8217;idée est simple : orienter davantage les ressources de l&#8217;État vers les investissements qui produisent les meilleurs résultats pour le développement du capital humain. Autrement dit, faire en sorte que chaque franc investi dans l&#8217;éducation, la santé, l&#8217;emploi ou les compétences des jeunes génère un impact durable sur la croissance économique et le bien-être des populations. Pourquoi cette approche est-elle particulièrement importante pour le Togo ? Ngone Diop: Parce que le pays est jeune. Près de 60 % des Togolais ont moins de 25 ans. Cette jeunesse est une formidable richesse, mais elle ne deviendra un véritable moteur de développement que si elle bénéficie d&#8217;investissements conséquents. Sans une politique volontariste en matière d&#8217;éducation, de santé, de formation, d&#8217;emploi et de protection sociale, le potentiel démographique risque de ne pas produire les effets attendus. Peut-on dire que le dividende démographique dépend désormais des choix budgétaires ? Ngone Diop: Absolument. Le dividende démographique ne se décrète pas. Il se construit à travers les politiques publiques et, surtout, à travers les arbitrages budgétaires. Les ressources publiques étant limitées, elles doivent être orientées vers les secteurs qui créent le plus de valeur pour les générations futures. C&#8217;est précisément ce que permet la BSDD. Quel regard portez-vous sur les réformes engagées par le Gouvernement togolais ? Ngone Diop: Nous saluons un engagement constant en faveur de la modernisation de l&#8217;action publique. Les progrès réalisés dans la gestion des finances publiques, la protection sociale, la couverture sanitaire, la digitalisation de l&#8217;administration ou encore la transformation économique témoignent d&#8217;une volonté claire de renforcer l&#8217;efficacité de la dépense publique. La BSDD vient consolider cette dynamique en améliorant la qualité des décisions budgétaires. Quels secteurs devront être les principaux bénéficiaires de cette nouvelle approche ? Ngone Diop : Les investissements devront prioritairement cibler l&#8217;éducation, la santé, l&#8217;emploi des jeunes, le développement des compétences, l&#8217;entrepreneuriat, la gouvernance et l&#8217;autonomisation des femmes. Ce sont ces secteurs qui conditionnent la capacité d&#8217;un pays à transformer sa jeunesse en levier de croissance. Cette initiative s&#8217;inscrit-elle dans une stratégie continentale ? Ngone Diop: Oui. À la suite de l&#8217;adoption de la Feuille de route de l&#8217;Union africaine sur le dividende démographique, les États membres ont confié à la CEA et au FNUAP la responsabilité de les accompagner dans sa mise en œuvre. Avec le CREG, nous avons développé des outils méthodologiques, des instruments d&#8217;analyse et une assistance technique afin d&#8217;aider les pays africains à intégrer cette approche dans leurs politiques publiques. Après quatre années d&#8217;accompagnement du Togo, quel bilan tirez-vous ? Ngone Diop : Les résultats sont encourageants. Nous avons construit une base méthodologique solide et renforcé les capacités nationales. L&#8217;enjeu aujourd&#8217;hui n&#8217;est plus seulement de former, mais d&#8217;institutionnaliser cette approche afin qu&#8217;elle devienne une composante permanente de la gestion budgétaire de l&#8217;État. Qu&#8217;attendez-vous concrètement de cette mission de deux jours à Lomé ? Ngone Diop: Nous voulons que les responsables des ministères et des institutions s&#8217;approprient pleinement la BSDD. L&#8217;objectif est que cette démarche ne reste pas un exercice ponctuel, mais qu&#8217;elle influence durablement la préparation, l&#8217;exécution et l&#8217;évaluation des budgets publics. À terme, chaque décision budgétaire devra mieux répondre aux besoins des populations, en particulier des jeunes et des femmes. Quel message souhaitez-vous adresser aux décideurs togolais ? Ngone Diop: Investir dans le capital humain reste le meilleur investissement qu&#8217;un État puisse réaliser. Chaque ressource consacrée à l&#8217;éducation, à la santé, à l&#8217;emploi des jeunes ou à l&#8217;autonomisation des femmes prépare une économie plus productive, plus résiliente et plus compétitive. La CEA, le FNUAP et l&#8217;ensemble du système des Nations Unies continueront d&#8217;accompagner le Gouvernement togolais dans cette dynamique afin que le budget devienne un véritable levier de transformation économique et sociale. Êtes-vous optimiste pour le budget 2027 ? Ngone Diop: Oui. Nous sommes convaincus que cette mission permettra une meilleure intégration de la Budgétisation sensible au dividende démographique dans l&#8217;élaboration du budget de l&#8217;État pour 2027. Si cette dynamique se poursuit, le Togo disposera d&#8217;un outil supplémentaire pour accélérer son développement tout en offrant davantage d&#8217;opportunités à sa jeunesse. Propos recueillis par GADAH Joseph</p>
<p>L’article <a href="https://horizon-news.info/2026/07/16/linvitee-ngone-diop-directrice-cea-bao-avec-la-bsdd-le-budget-2027-du-togo-doit-davantage-investir-dans-sa-jeunesse/">L&rsquo;invitée: Ngone Diop, Directrice CEA-BAO « Avec la BSDD, le budget 2027 du Togo doit davantage investir dans sa jeunesse »</a> est apparu en premier sur <a href="https://horizon-news.info">HORIZON NEWS</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h1 class="wp-block-heading"></h1>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>En marge de la mission d&rsquo;appui technique sur la Budgétisation sensible au dividende démographique (BSDD), organisée à Lomé les 15 et 16 juillet 2026, Ngone Diop, la Directrice du Bureau Afrique de l&rsquo;Ouest de la Commission économique des Nations Unies pour l&rsquo;Afrique (CEA-BAO) revient sur les enjeux de cette réforme budgétaire. Elle explique pourquoi le dividende démographique est désormais une question de choix budgétaires et pourquoi le Togo dispose d&rsquo;une fenêtre d&rsquo;opportunité unique.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Eco-Dev: Pourquoi la CEA revient-elle au Togo avec cette nouvelle mission ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ngone Diop:</strong> Parce que le Togo a franchi plusieurs étapes importantes dans la modernisation de ses finances publiques et qu&rsquo;il est aujourd&rsquo;hui temps d&rsquo;aller plus loin. Cette mission vise à renforcer les capacités des experts qui interviennent dans la préparation, l&rsquo;exécution et le suivi du budget afin d&rsquo;intégrer pleinement la Budgétisation sensible au dividende démographique dans le processus budgétaire. Notre ambition est que cette approche soit effectivement prise en compte dans le budget de l&rsquo;État 2027.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>La Budgétisation sensible au dividende démographique reste un concept peu connu. De quoi s&rsquo;agit-il concrètement ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ngone Diop :</strong> Il s&rsquo;agit d&rsquo;une nouvelle manière de penser le budget public. L&rsquo;idée est simple : orienter davantage les ressources de l&rsquo;État vers les investissements qui produisent les meilleurs résultats pour le développement du capital humain. Autrement dit, faire en sorte que chaque franc investi dans l&rsquo;éducation, la santé, l&#8217;emploi ou les compétences des jeunes génère un impact durable sur la croissance économique et le bien-être des populations.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Pourquoi cette approche est-elle particulièrement importante pour le Togo ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ngone Diop:</strong> Parce que le pays est jeune. Près de 60 % des Togolais ont moins de 25 ans. Cette jeunesse est une formidable richesse, mais elle ne deviendra un véritable moteur de développement que si elle bénéficie d&rsquo;investissements conséquents. Sans une politique volontariste en matière d&rsquo;éducation, de santé, de formation, d&#8217;emploi et de protection sociale, le potentiel démographique risque de ne pas produire les effets attendus.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Peut-on dire que le dividende démographique dépend désormais des choix budgétaires ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ngone Diop:</strong> Absolument. Le dividende démographique ne se décrète pas. Il se construit à travers les politiques publiques et, surtout, à travers les arbitrages budgétaires. Les ressources publiques étant limitées, elles doivent être orientées vers les secteurs qui créent le plus de valeur pour les générations futures. C&rsquo;est précisément ce que permet la BSDD.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Quel regard portez-vous sur les réformes engagées par le Gouvernement togolais ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ngone Diop:</strong> Nous saluons un engagement constant en faveur de la modernisation de l&rsquo;action publique. Les progrès réalisés dans la gestion des finances publiques, la protection sociale, la couverture sanitaire, la digitalisation de l&rsquo;administration ou encore la transformation économique témoignent d&rsquo;une volonté claire de renforcer l&rsquo;efficacité de la dépense publique. La BSDD vient consolider cette dynamique en améliorant la qualité des décisions budgétaires.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Quels secteurs devront être les principaux bénéficiaires de cette nouvelle approche ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ngone Diop :</strong> Les investissements devront prioritairement cibler l&rsquo;éducation, la santé, l&#8217;emploi des jeunes, le développement des compétences, l&rsquo;entrepreneuriat, la gouvernance et l&rsquo;autonomisation des femmes. Ce sont ces secteurs qui conditionnent la capacité d&rsquo;un pays à transformer sa jeunesse en levier de croissance.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Cette initiative s&rsquo;inscrit-elle dans une stratégie continentale ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ngone Diop:</strong> Oui. À la suite de l&rsquo;adoption de la Feuille de route de l&rsquo;Union africaine sur le dividende démographique, les États membres ont confié à la CEA et au FNUAP la responsabilité de les accompagner dans sa mise en œuvre. Avec le CREG, nous avons développé des outils méthodologiques, des instruments d&rsquo;analyse et une assistance technique afin d&rsquo;aider les pays africains à intégrer cette approche dans leurs politiques publiques.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Après quatre années d&rsquo;accompagnement du Togo, quel bilan tirez-vous ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ngone Diop :</strong> Les résultats sont encourageants. Nous avons construit une base méthodologique solide et renforcé les capacités nationales. L&rsquo;enjeu aujourd&rsquo;hui n&rsquo;est plus seulement de former, mais d&rsquo;institutionnaliser cette approche afin qu&rsquo;elle devienne une composante permanente de la gestion budgétaire de l&rsquo;État.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Qu&rsquo;attendez-vous concrètement de cette mission de deux jours à Lomé ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ngone Diop:</strong> Nous voulons que les responsables des ministères et des institutions s&rsquo;approprient pleinement la BSDD. L&rsquo;objectif est que cette démarche ne reste pas un exercice ponctuel, mais qu&rsquo;elle influence durablement la préparation, l&rsquo;exécution et l&rsquo;évaluation des budgets publics. À terme, chaque décision budgétaire devra mieux répondre aux besoins des populations, en particulier des jeunes et des femmes.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Quel message souhaitez-vous adresser aux décideurs togolais ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ngone Diop:</strong> Investir dans le capital humain reste le meilleur investissement qu&rsquo;un État puisse réaliser. Chaque ressource consacrée à l&rsquo;éducation, à la santé, à l&#8217;emploi des jeunes ou à l&rsquo;autonomisation des femmes prépare une économie plus productive, plus résiliente et plus compétitive. La CEA, le FNUAP et l&rsquo;ensemble du système des Nations Unies continueront d&rsquo;accompagner le Gouvernement togolais dans cette dynamique afin que le budget devienne un véritable levier de transformation économique et sociale.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Êtes-vous optimiste pour le budget 2027 ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ngone Diop:</strong> Oui. Nous sommes convaincus que cette mission permettra une meilleure intégration de la Budgétisation sensible au dividende démographique dans l&rsquo;élaboration du budget de l&rsquo;État pour 2027. Si cette dynamique se poursuit, le Togo disposera d&rsquo;un outil supplémentaire pour accélérer son développement tout en offrant davantage d&rsquo;opportunités à sa jeunesse.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Propos recueillis par GADAH Joseph</em></strong></p>



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<p>L’article <a href="https://horizon-news.info/2026/07/16/linvitee-ngone-diop-directrice-cea-bao-avec-la-bsdd-le-budget-2027-du-togo-doit-davantage-investir-dans-sa-jeunesse/">L&rsquo;invitée: Ngone Diop, Directrice CEA-BAO « Avec la BSDD, le budget 2027 du Togo doit davantage investir dans sa jeunesse »</a> est apparu en premier sur <a href="https://horizon-news.info">HORIZON NEWS</a>.</p>
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		<title>Invité/Kanka-Malik Natchaba : « L&#8217;avenir de l&#8217;aviation africaine passe par des projets intégrés et des Airport Cities »</title>
		<link>https://horizon-news.info/2026/07/15/invite-du-journal-kanka-malik-natchaba-lavenir-de-laviation-africaine-passe-par-des-projets-integres-et-des-airport-cities/</link>
					<comments>https://horizon-news.info/2026/07/15/invite-du-journal-kanka-malik-natchaba-lavenir-de-laviation-africaine-passe-par-des-projets-integres-et-des-airport-cities/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Joseph GADAH]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Jul 2026 12:33:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://horizon-news.info/?p=870</guid>

					<description><![CDATA[<p>En marge de l&#8217;African Air Transport Convention &#38; Expo 2026 (AFCAC Expo), organisée du 15 au 19 juin 2026 à Lomé autour du thème « Un ciel africain unique : connectivité et développement durable du transport aérien », le Directeur général de la Société Aéroportuaire de Lomé-Tokoin (SALT), Kanka-Malik Natchaba, revient sur les défis du financement des infrastructures aéronautiques, la vision du Togo comme hub logistique régional, la mise en œuvre du Marché unique du transport aérien africain (MUTAA) et les facteurs expliquant le coût élevé des billets d&#8217;avion sur le continent. Eco-Dev : Vous êtes intervenu lors d&#8217;un panel consacré au financement des infrastructures aéronautiques en Afrique. Quels sont, selon vous, les leviers pour attirer davantage d&#8217;investissements dans ce secteur ? Kanka-Malik Natchaba : Le premier défi consiste à concevoir des projets suffisamment ambitieux pour attirer les investisseurs. Les ressources humaines mobilisées pour financer un projet d&#8217;un million de dollars sont pratiquement les mêmes que pour un projet de plusieurs dizaines de millions. Nous devons donc proposer des projets d&#8217;envergure, capables de transformer durablement nos économies. Ces projets doivent être intégrés, à la fois horizontalement et verticalement. Horizontalement, cela signifie couvrir plusieurs secteurs et, lorsque cela est possible, plusieurs pays afin d&#8217;atteindre une taille critique sur le plan financier. Il faut sortir de la fragmentation et présenter des projets solides, fondés sur des données fiables, notamment les prévisions de trafic, pour planifier efficacement les investissements. La puissance publique doit également jouer pleinement son rôle de facilitateur et de partenaire stratégique. Des projets bien structurés génèrent des retombées bien au-delà du seul secteur aérien. Ils stimulent le commerce, le tourisme, les services et l&#8217;ensemble des activités économiques connexes. Aujourd&#8217;hui, le modèle qui s&#8217;impose est celui de l&#8217;Airport City. Un aéroport ne doit plus être uniquement un lieu de transit. Il doit devenir un véritable pôle économique intégrant hôtels, espaces commerciaux, centres de loisirs, bureaux et autres infrastructures créatrices de valeur. C&#8217;est cette vision qui permettra de bâtir une stratégie durable de croissance autour du transport aérien. Eco-Dev &#160;: Le Togo s&#8217;est doté d&#8217;une feuille de route à l&#8217;horizon 2040. Cette vision intègre-t-elle déjà ce modèle économique ? Kanka-Malik Natchaba : Absolument. Depuis plusieurs années, notre projet repose sur une logique d&#8217;intégration régionale. L&#8217;aéroport de Lomé est aujourd&#8217;hui le hub de la compagnie panafricaine ASKY, qui dessert plus d&#8217;une trentaine de pays africains, avec l&#8217;ambition d&#8217;étendre progressivement cette couverture à l&#8217;ensemble du continent. Notre vision ne s&#8217;arrête pas au transport de passagers. Nous souhaitons également développer davantage le fret aérien afin d&#8217;accompagner les échanges commerciaux, notamment dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). Parallèlement, nous poursuivons le renforcement des normes de sûreté et de sécurité afin d&#8217;obtenir les certifications internationales nécessaires pour ouvrir davantage de liaisons intercontinentales, notamment vers les États-Unis. En définitive, cette stratégie s&#8217;inscrit pleinement dans la vision du gouvernement qui vise à faire du Togo un hub logistique de référence en Afrique de l&#8217;Ouest. Eco-Dev : Huit ans après le lancement du Marché unique du transport aérien africain (MUTAA), où en est concrètement sa mise en œuvre ? Kanka-Malik Natchaba : Il faut distinguer deux niveaux. Le premier est celui des décisions politiques et institutionnelles prises par les États. Le second est celui de la réalité opérationnelle sur le terrain. Depuis 2018, nous constatons une évolution positive. De plus en plus de pays ouvrent leur espace aérien et facilitent les dessertes régionales. Après le ralentissement provoqué par la pandémie de Covid-19, le secteur connaît une forte reprise, avec des niveaux de trafic qui dépassent même les prévisions. Bien entendu, des efforts restent nécessaires pour harmoniser les réglementations et accélérer la mise en œuvre des engagements pris par les États. C&#8217;est précisément l&#8217;objectif de rencontres comme l&#8217;AFCAC Expo : renforcer le dialogue politique et accélérer l&#8217;intégration du transport aérien africain. Les opérateurs ont également leur part de responsabilité. Nous devons poursuivre les investissements et appliquer concrètement les décisions prises au niveau continental afin que les bénéfices du MUTAA soient pleinement ressentis par les populations et les entreprises. Eco-Dev&#160;: Malgré ces avancées, les billets d&#8217;avion restent particulièrement chers en Afrique de l&#8217;Ouest. Comment l&#8217;expliquez-vous ? Kanka-Malik Natchaba : C&#8217;est effectivement l&#8217;un des principaux défis du transport aérien africain. L&#8217;un des facteurs essentiels est le niveau encore insuffisant de concurrence. Dans tous les grands marchés du monde, l&#8217;ouverture du ciel et la multiplication des compagnies aériennes permettent généralement de faire baisser les tarifs au bénéfice des voyageurs. C&#8217;est précisément l&#8217;objectif poursuivi par le Marché unique du transport aérien africain : créer un environnement plus ouvert, plus concurrentiel et plus intégré. À mesure que davantage de compagnies pourront opérer librement entre les pays africains, les coûts devraient progressivement diminuer. L&#8217;amélioration des infrastructures, la réduction des taxes et redevances, ainsi que l&#8217;augmentation du trafic contribueront également à rendre le transport aérien plus accessible aux Africains. Propos recueillis par GADAH Joseph</p>
<p>L’article <a href="https://horizon-news.info/2026/07/15/invite-du-journal-kanka-malik-natchaba-lavenir-de-laviation-africaine-passe-par-des-projets-integres-et-des-airport-cities/">Invité/Kanka-Malik Natchaba : « L&rsquo;avenir de l&rsquo;aviation africaine passe par des projets intégrés et des Airport Cities »</a> est apparu en premier sur <a href="https://horizon-news.info">HORIZON NEWS</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">En marge de l&rsquo;African Air Transport Convention &amp; Expo 2026 (AFCAC Expo), organisée du 15 au 19 juin 2026 à Lomé autour du thème <em>« Un ciel africain unique : connectivité et développement durable du transport aérien »</em>, le Directeur général de la Société Aéroportuaire de Lomé-Tokoin (SALT), Kanka-Malik Natchaba, revient sur les défis du financement des infrastructures aéronautiques, la vision du Togo comme hub logistique régional, la mise en œuvre du Marché unique du transport aérien africain (MUTAA) et les facteurs expliquant le coût élevé des billets d&rsquo;avion sur le continent.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Eco-Dev : Vous êtes intervenu lors d&rsquo;un panel consacré au financement des infrastructures aéronautiques en Afrique. Quels sont, selon vous, les leviers pour attirer davantage d&rsquo;investissements dans ce secteur ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Kanka-Malik Natchaba : </strong>Le premier défi consiste à concevoir des projets suffisamment ambitieux pour attirer les investisseurs. Les ressources humaines mobilisées pour financer un projet d&rsquo;un million de dollars sont pratiquement les mêmes que pour un projet de plusieurs dizaines de millions. Nous devons donc proposer des projets d&rsquo;envergure, capables de transformer durablement nos économies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces projets doivent être intégrés, à la fois horizontalement et verticalement. Horizontalement, cela signifie couvrir plusieurs secteurs et, lorsque cela est possible, plusieurs pays afin d&rsquo;atteindre une taille critique sur le plan financier. Il faut sortir de la fragmentation et présenter des projets solides, fondés sur des données fiables, notamment les prévisions de trafic, pour planifier efficacement les investissements.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La puissance publique doit également jouer pleinement son rôle de facilitateur et de partenaire stratégique. Des projets bien structurés génèrent des retombées bien au-delà du seul secteur aérien. Ils stimulent le commerce, le tourisme, les services et l&rsquo;ensemble des activités économiques connexes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd&rsquo;hui, le modèle qui s&rsquo;impose est celui de l&rsquo;<strong>Airport City</strong>. Un aéroport ne doit plus être uniquement un lieu de transit. Il doit devenir un véritable pôle économique intégrant hôtels, espaces commerciaux, centres de loisirs, bureaux et autres infrastructures créatrices de valeur. C&rsquo;est cette vision qui permettra de bâtir une stratégie durable de croissance autour du transport aérien.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Eco-Dev &nbsp;: Le Togo s&rsquo;est doté d&rsquo;une feuille de route à l&rsquo;horizon 2040. Cette vision intègre-t-elle déjà ce modèle économique ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Kanka-Malik Natchaba : </strong>Absolument. Depuis plusieurs années, notre projet repose sur une logique d&rsquo;intégration régionale. L&rsquo;aéroport de Lomé est aujourd&rsquo;hui le hub de la compagnie panafricaine ASKY, qui dessert plus d&rsquo;une trentaine de pays africains, avec l&rsquo;ambition d&rsquo;étendre progressivement cette couverture à l&rsquo;ensemble du continent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Notre vision ne s&rsquo;arrête pas au transport de passagers. Nous souhaitons également développer davantage le fret aérien afin d&rsquo;accompagner les échanges commerciaux, notamment dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parallèlement, nous poursuivons le renforcement des normes de sûreté et de sécurité afin d&rsquo;obtenir les certifications internationales nécessaires pour ouvrir davantage de liaisons intercontinentales, notamment vers les États-Unis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En définitive, cette stratégie s&rsquo;inscrit pleinement dans la vision du gouvernement qui vise à faire du Togo un hub logistique de référence en Afrique de l&rsquo;Ouest.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Eco-Dev : Huit ans après le lancement du Marché unique du transport aérien africain (MUTAA), où en est concrètement sa mise en œuvre ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Kanka-Malik Natchaba : </strong>Il faut distinguer deux niveaux. Le premier est celui des décisions politiques et institutionnelles prises par les États. Le second est celui de la réalité opérationnelle sur le terrain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis 2018, nous constatons une évolution positive. De plus en plus de pays ouvrent leur espace aérien et facilitent les dessertes régionales. Après le ralentissement provoqué par la pandémie de Covid-19, le secteur connaît une forte reprise, avec des niveaux de trafic qui dépassent même les prévisions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien entendu, des efforts restent nécessaires pour harmoniser les réglementations et accélérer la mise en œuvre des engagements pris par les États. C&rsquo;est précisément l&rsquo;objectif de rencontres comme l&rsquo;AFCAC Expo : renforcer le dialogue politique et accélérer l&rsquo;intégration du transport aérien africain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les opérateurs ont également leur part de responsabilité. Nous devons poursuivre les investissements et appliquer concrètement les décisions prises au niveau continental afin que les bénéfices du MUTAA soient pleinement ressentis par les populations et les entreprises.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Eco-Dev&nbsp;: Malgré ces avancées, les billets d&rsquo;avion restent particulièrement chers en Afrique de l&rsquo;Ouest. Comment l&rsquo;expliquez-vous ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Kanka-Malik Natchaba : </strong>C&rsquo;est effectivement l&rsquo;un des principaux défis du transport aérien africain. L&rsquo;un des facteurs essentiels est le niveau encore insuffisant de concurrence. Dans tous les grands marchés du monde, l&rsquo;ouverture du ciel et la multiplication des compagnies aériennes permettent généralement de faire baisser les tarifs au bénéfice des voyageurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est précisément l&rsquo;objectif poursuivi par le Marché unique du transport aérien africain : créer un environnement plus ouvert, plus concurrentiel et plus intégré. À mesure que davantage de compagnies pourront opérer librement entre les pays africains, les coûts devraient progressivement diminuer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;amélioration des infrastructures, la réduction des taxes et redevances, ainsi que l&rsquo;augmentation du trafic contribueront également à rendre le transport aérien plus accessible aux Africains.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Propos recueillis par GADAH Joseph</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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