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Après l’élaboration de 46 normes nationales dans les filières végétale, animale et de l’alimentation animale, le Togo passe à l’étape de leur diffusion auprès des entreprises. Réunis à Lomé les 17 et 18 août 2026, les acteurs des filières agroalimentaires sont sensibilisés au contenu de ces référentiels, aux exigences de certification et aux démarches à suivre pour leur mise en œuvre.

Le Togo veut désormais faire connaître ses nouvelles normes aux entreprises et favoriser leur application sur le terrain. C’est l’objectif de la rencontre organisée à Lomé dans le cadre de la mise en œuvre de la composante 3 du Programme de résilience du système alimentaire en Afrique de l’Ouest (FSRP-Togo), consacrée à l’intégration des marchés alimentaires régionaux et au développement du commerce intrarégional.

L’initiative intervient après l’élaboration de 46 normes nationales couvrant trois filières : la production végétale, la production animale et l’alimentation animale. Le processus a été accompagné par le FSRP-Togo, en collaboration avec l’Agence togolaise de normalisation (ATN) et le Comité togolais d’agrément (COTAG).

La rencontre de Lomé vise surtout à rapprocher ces nouveaux outils des producteurs, transformateurs et entreprises intervenant dans les chaînes agroalimentaires.

Les participants sont notamment informés sur le contenu des normes, leur champ d’application, le processus de certification et les exigences auxquelles les entreprises doivent répondre pour obtenir une certification.

L’enjeu est de permettre aux opérateurs économiques de comprendre concrètement comment utiliser ces référentiels dans leurs activités et d’en faire des outils d’amélioration de la qualité et de la compétitivité.

« Élaborer des normes et des programmes de certification est une chose. Les faire connaître, les faire vivre et les faire adopter par celles et ceux qui produisent, transforment et commercialisent nos denrées alimentaires en est une autre, tout aussi essentielle », a souligné Nator Koffi Edoh, responsable de la composante 3 du FSRP et représentant le coordonnateur opérationnel délégué du FSRP-Togo.

Il a également invité les entreprises à faire connaître leurs besoins en matière de certification, leurs observations sur les normes et leurs propositions pour les futurs référentiels. Selon lui, l’efficacité d’une norme dépend de sa capacité à répondre aux réalités des professionnels.

Le président de la HAUQE, Botré Essohanam, a, de son côté, appelé les opérateurs économiques à une appropriation rigoureuse de ces outils.

La démarche qualité, a-t-il rappelé, ne doit pas être considérée comme une simple contrainte administrative. Elle doit plutôt être perçue comme un instrument de performance, de compétitivité et de confiance auprès des consommateurs.

Cette vulgarisation cible particulièrement les très petites, petites et moyennes entreprises (TPME) de production et de transformation, qui constituent une part importante du tissu agroalimentaire national.

Au-delà de l’amélioration de la qualité des produits, la diffusion des normes répond à un objectif commercial. La maîtrise des exigences de qualité et l’accès à la certification peuvent faciliter l’entrée des produits togolais sur les marchés régionaux et internationaux.

Pour les entreprises, il s’agit notamment de mieux répondre aux exigences des acheteurs, de renforcer la confiance des consommateurs, d’accroître la valeur ajoutée des produits locaux et de s’adapter aux nouvelles opportunités offertes par la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).

La rencontre de Lomé marque ainsi une étape importante : après avoir élaboré les normes, le Togo entend désormais les faire connaître, les faire comprendre et surtout favoriser leur appropriation par les entreprises.

L’enjeu est de transformer ces 46 référentiels en outils réellement utilisés dans les chaînes de production et de transformation, afin de faire de la qualité un levier de compétitivité pour le secteur agroalimentaire togolais.

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