Cinq ans après son inauguration, la Plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA) affiche plus de 350 milliards de francs CFA d’investissements cumulés. Avec 25 entreprises partenaires, dont 12 déjà opérationnelles, et 6 780 emplois directs créés, la plateforme s’impose progressivement comme l’un des principaux pôles d’investissement industriel du Togo.
Lancée en juin 2021 sur un site de 400 hectares, la Plateforme industrielle d’Adétikopé avait pour ambition de créer un environnement intégré permettant aux entreprises de produire, transformer, stocker et exporter depuis un même espace.
Cinq ans plus tard, les chiffres traduisent une montée en puissance du projet. Plus de 350 milliards de francs CFA ont été investis dans les différentes activités et infrastructures de la plateforme. Cette enveloppe a permis l’implantation de plusieurs unités industrielles et le développement d’un écosystème associant agro-industrie, textile, logistique, fabrication, matériaux de construction et services industriels.
L’importance de l’investissement réalisé constitue l’un des principaux indicateurs de la transformation opérée autour de la PIA.
La plateforme compte désormais 25 entreprises partenaires, dont 12 sont déjà opérationnelles. Les activités développées sur le site ont permis de générer 6 780 emplois directs, dont 6 441 occupés par des Togolais. Les jeunes et les femmes représentent près de 80 % des effectifs.
Au-delà des montants mobilisés, l’enjeu est de créer un environnement permettant aux investissements industriels de produire des effets sur l’ensemble de l’économie. L’approche repose ainsi sur la proximité entre les entreprises, les infrastructures logistiques, les fournisseurs de matières premières et les marchés.
L’agro-industrie figure parmi les principaux secteurs développés sur la plateforme. Le soja, le karité, la noix de cajou, le coton, les céréales et les fruits alimentent progressivement différentes chaînes de transformation.
Cette orientation répond à la volonté de réduire les exportations de matières premières brutes et d’accroître la valeur ajoutée créée localement.
En 2025, la PIA indique notamment avoir exporté 90 000 tonnes de soja et 2 600 tonnes d’engrais vers des marchés de la sous-région. Ces flux témoignent du développement progressif d’activités tournées vers les marchés régionaux.
Le textile constitue également une filière stratégique. La plateforme dispose déjà d’un parc textile et d’un centre de formation dédié aux métiers de la confection. La deuxième phase du projet prévoit notamment de nouvelles capacités de filature et de confection afin d’accroître la transformation du coton produit au Togo.
Les investissements réalisés ne concernent pas uniquement les unités de production. La PIA s’appuie également sur des infrastructures destinées à faciliter l’activité des entreprises : entrepôts, espaces de stockage, parc à conteneurs et installations dédiées au transport.
La proximité avec les principaux axes routiers et le Port autonome de Lomé constitue un autre avantage pour les entreprises implantées sur le site, notamment celles orientées vers l’exportation.
Cette concentration des infrastructures permet de réduire certaines ruptures entre production, stockage, transport et commercialisation.
Après les investissements réalisés au cours des cinq premières années, la PIA prépare désormais une nouvelle phase d’expansion.
La phase 2 prévoit l’extension de la plateforme sur 270 hectares, dont 119 hectares auraient déjà été mis à disposition. Le programme comprend notamment trois unités textiles et six unités de confection.
La capacité annoncée de transformation devrait atteindre 30 000 tonnes de coton par an, avec environ 20 000 emplois directs attendus à terme dans ces activités.
L’énergie figure également parmi les priorités de cette nouvelle étape. Un projet de centrale solaire est envisagé afin de renforcer l’approvisionnement énergétique de la plateforme et d’accompagner l’augmentation des besoins industriels.
Avec plus de 350 milliards FCFA déjà mobilisés, la question n’est désormais plus seulement celle du volume d’investissement, mais de sa capacité à générer davantage de valeur pour l’économie togolaise.
L’objectif affiché est de renforcer les chaînes de valeur locales, d’attirer de nouveaux investisseurs, de développer les compétences et de favoriser les transferts de technologies. Entre 15 000 et 20 000 emplois supplémentaires sont annoncés pour les prochaines années.
Cinq ans après son lancement, la PIA apparaît ainsi comme un pari industriel progressivement matérialisé par des investissements, des infrastructures et des emplois. La prochaine étape consistera à transformer cette concentration de capitaux et d’activités en un véritable écosystème industriel intégré, capable de renforcer la transformation locale et la capacité d’exportation du Togo.
Avec plus de 350 milliards FCFA investis en cinq ans, la PIA entend désormais franchir un nouveau cap : passer d’un pôle industriel en construction à un moteur durable de création de valeur et d’emplois au Togo.













