Lancée en 2018 dans la région des Savanes, l’opération Koundjoaré s’est progressivement imposée comme l’un des principaux dispositifs de défense du Togo face à la progression de la menace terroriste dans le Sahel. Soutenue par des investissements importants et renforcée au fil des années, elle combine aujourd’hui capacités militaires, présence territoriale et actions de proximité auprès des populations.
Face à l’évolution de la menace terroriste dans la région sahélienne, le Togo a choisi de renforcer son dispositif de sécurité dans le nord du pays. C’est dans cette logique qu’a été lancée, en 2018, l’opération Koundjoaré, une opération militaire conduite par les Forces armées togolaises (FAT) dans la région des Savanes.
Sa mission première est de contribuer à la défense de l’intégrité territoriale, à la sécurisation des frontières septentrionales et à la protection des populations. Au fil des années, le dispositif est devenu un élément central de la stratégie nationale de lutte contre les menaces sécuritaires dans cette partie du pays.
Dotée d’un cadre juridique fixé par arrêté interministériel, l’opération a progressivement renforcé ses capacités opérationnelles. Cette montée en puissance s’est notamment traduite par l’acquisition de nouveaux équipements, l’amélioration des moyens logistiques et le renforcement des effectifs déployés sur le terrain.
L’objectif est d’adapter les capacités des forces de défense à une menace qui a elle-même évolué, devenant plus mobile, diffuse et complexe.
Le renforcement du dispositif sécuritaire s’inscrit également dans un effort budgétaire plus large consacré à la défense nationale. Selon les données de la Loi de finances 2025, le ministère des Armées avait déjà mobilisé 624,8 milliards de FCFA, sur une enveloppe de 722,3 milliards de FCFA prévue par la Loi de programmation militaire.
Ce niveau de mobilisation correspond à un taux d’exécution de 86,5 %, illustrant l’importance accordée au renforcement des capacités des forces de défense et au financement des opérations militaires.
Mais l’opération Koundjoaré ne se limite pas à sa dimension strictement militaire. Sur le terrain, les forces armées développent également des initiatives destinées à maintenir et renforcer les relations avec les communautés locales.
Les services de santé militaires organisent notamment des consultations médicales gratuites, des interventions chirurgicales au profit de personnes démunies et diverses actions à caractère humanitaire.
Dans des zones où l’accès aux infrastructures sanitaires peut rester difficile, ces interventions contribuent à rapprocher les services de santé des populations. Elles participent également au renforcement de la confiance entre les communautés et les forces de défense.
Cette approche de proximité constitue un complément à l’action sécuritaire. Elle contribue à renforcer la résilience des populations confrontées aux conséquences des tensions et de l’instabilité qui affectent une partie de la région ouest-africaine.
Derrière les équipements, les investissements et les ressources mobilisées, l’opération Koundjoaré repose avant tout sur l’engagement quotidien de femmes et d’hommes chargés de veiller à la sécurité du territoire.
Cet engagement comporte des risques et des sacrifices importants pour les militaires déployés dans la région.
Au-delà de sa vocation première de défense, le dispositif sécuritaire joue également un rôle dans la préservation de l’activité économique, la circulation des personnes et des biens et la continuité des services publics dans les Savanes.
La sécurité constitue en effet une condition essentielle du développement. Elle contribue à préserver les activités économiques, à maintenir les échanges et à créer un environnement p














