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HORIZON NEWS

La Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA) veut rapprocher les entreprises ouest-africaines pour renforcer la chaîne de valeur régionale du riz. Réunis les 28 et 29 septembre 2026 dans le cadre du Programme d’activation de la chaîne de valeur du riz, des Organisations d’appui aux entreprises (OAE) et des petites et moyennes entreprises (PME) travaillent à transformer les analyses économiques en opportunités commerciales et en partenariats concrets.

L’initiative, portée par le Bureau sous-régional de la CEA pour l’Afrique de l’Ouest, s’inscrit dans le cadre de la Plateforme Mise en Relation des Entreprises d’Afrique de l’Ouest (PMREAO) et du Programme régional de la CEDEAO pour le riz.

L’objectif est de rapprocher les différents maillons de la filière : producteurs, transformateurs, acheteurs, prestataires de services et acteurs financiers. À travers ces connexions, la CEA entend faciliter la conclusion de partenariats commerciaux et renforcer les échanges de riz et de produits dérivés au sein de la région.

L’approche s’appuie notamment sur les travaux analytiques récents de la CEA consacrés aux chaînes de valeur du riz et du cacao entre la Côte d’Ivoire et le Ghana, ainsi que sur l’analyse des effets des perturbations géopolitiques sur les économies ouest-africaines.

En amont des rencontres, la CEA a consulté plus de 150 PME du secteur du riz. Ces échanges ont permis d’identifier plusieurs contraintes qui limitent encore l’expansion des entreprises, notamment l’accès au financement, aux marchés, aux capacités de transformation et aux opportunités de commerce transfrontalier.

Le programme cherche ainsi à dépasser le stade du diagnostic pour déboucher sur des transactions et des partenariats.

« Les sessions des 28 et 29 septembre sont conçues pour générer des résultats commerciaux tangibles », a déclaré Amadou Diouf, Chef de la Section des initiatives sous-régionales de la CEA pour l’Afrique de l’Ouest, s’exprimant au nom de Ngone Diop, Directrice du Bureau sous-régional.

Parmi les résultats recherchés figurent de nouvelles mises en relation entre PME, acheteurs et transformateurs, mais également avec les établissements et prestataires de services financiers. Des lettres d’intention, protocoles d’accord et autres accords commerciaux pourraient également découler des échanges.

La CEA entend parallèlement renforcer les capacités des Organisations d’appui aux entreprises afin qu’elles puissent mieux accompagner les PME dans leur accès aux marchés régionaux.

L’accent est notamment mis sur la connaissance des opportunités offertes par la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) et par les différents cadres de politique commerciale régionale.

Avec un réseau de plus de 500 OAE et PME réparties dans les États membres de la CEDEAO, la PMREAO veut jouer un rôle d’intermédiaire entre les entreprises et faciliter la constitution de partenariats à l’échelle régionale.

L’un des enjeux du programme sera de maintenir la dynamique au-delà des deux jours de rencontres. Un mécanisme de suivi sur 90 jours est ainsi prévu pour accompagner les partenariats identifiés et mesurer la concrétisation des opportunités commerciales.

À moyen terme, l’initiative vise à renforcer l’offre régionale de riz et à accroître les échanges intrarégionaux. Elle s’inscrit également dans une problématique plus large de résilience alimentaire, alors que les économies ouest-africaines cherchent à réduire leur exposition aux perturbations des marchés internationaux.

En rapprochant les PME, les acheteurs, les transformateurs et les acteurs financiers, la CEA veut ainsi faire de la chaîne de valeur du riz un terrain concret d’intégration économique régionale.

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