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HORIZON NEWS

Malgré la hausse des cours des intrants agricoles sur le marché international, le Togo maintient des tarifs préférentiels pour accompagner les cotonculteurs et préserver la compétitivité de la filière.

La Nouvelle Société Cotonnière du Togo (NSCT) et la Fédération nationale des groupements de producteurs de coton (FNGPC) ont dévoilé les prix d’achat du coton-graine et les tarifs des intrants applicables à la campagne 2026-2027.Le prix d’achat du kilogramme de coton-graine est fixé à 300 F CFA pour le premier choix et à 280 F CFA pour le deuxième choix.

Cette grille tarifaire traduit la volonté des acteurs de la filière, avec le soutien des autorités togolaises, de préserver les revenus des producteurs dans un contexte international marqué par le renchérissement des intrants agricoles.Sur le volet des engrais, le sac de 50 kg de NPKSB et celui d’urée sont chacun cédés à 14 000 F CFA.

Les tarifs des insecticides sont également encadrés. La dose de traitement à l’hectare coûte 3 000 F CFA pour l’acaricide classique, 3 850 F CFA pour l’aphicide classique, 4 800 F CFA pour le produit alternatif et 3 950 F CFA pour le traitement contre les jassides.

Les herbicides bénéficient également d’une tarification définie. Le produit total est vendu à 2 700 F CFA le litre. Les traitements à l’hectare sont fixés à 8 900 F CFA pour le pré-levée, 5 700 F CFA pour SHIF 11 OD et SIAFLOX 11 OD, et 10 000 F CFA pour MIRACULOUS 110 OD et HALOXTRI 220 OD.

Le régulateur de croissance est, quant à lui, proposé à 2 200 F CFA.Maîtriser les charges et améliorer les rendementsAu-delà de l’encadrement des prix, la NSCT et la FNGPC mettent l’accent sur la bonne utilisation des intrants et le renforcement de l’accompagnement technique des producteurs.

Les deux structures invitent les cotonculteurs à respecter scrupuleusement les doses et les recommandations d’application des produits phytosanitaires.

Elles appellent également les agents techniques et les responsables des organisations de producteurs à intensifier leur présence sur le terrain afin de mieux encadrer les exploitants.

À travers ces mesures, les acteurs de la filière entendent agir sur les principaux facteurs de coûts de production, améliorer les rendements à l’hectare et consolider les revenus des exploitations cotonnières. L’enjeu est aussi de préserver la contribution du coton à l’économie rurale et à la lutte contre la pauvreté.

La campagne 2026-2027 s’ouvre ainsi sous le signe du soutien aux producteurs, avec un double impératif : maintenir l’attractivité de la culture cotonnière et renforcer durablement la performance de la filière.

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