Le Conseil des établissements privés d’enseignement supérieur (CEPES) entend accélérer la structuration et la professionnalisation du secteur. Après six mois d’actions, l’organisation a présenté, le 20 juillet 2026 à Lomé, son bilan à mi-parcours et dévoilé une feuille de route destinée à renforcer la qualité, la gouvernance et le rayonnement de l’enseignement supérieur privé au Togo.
De janvier à juin 2026, le bureau dirigé par Innocent Kagbara a concentré ses efforts sur la consolidation institutionnelle et administrative du Conseil, ainsi que sur la définition de nouvelles orientations stratégiques. L’objectif affiché est de positionner davantage les établissements privés comme des acteurs à part entière du développement du capital humain et de la transformation socio-économique du pays.
« Notre objectif est d’asseoir la crédibilité du secteur privé et de bâtir un véritable partenariat avec l’État », a déclaré le président du CEPES lors d’une conférence de presse organisée à Lomé.

Au cours de cette première phase, plusieurs initiatives ont été engagées autour de la gouvernance, du fonctionnement institutionnel, de la visibilité du Conseil et du renforcement de la qualité académique. Une étude d’auto-évaluation a notamment été conduite afin de mesurer les performances et les marges d’amélioration des établissements membres. Les premiers résultats sont jugés satisfaisants par les responsables du Conseil.
Le CEPES prévoit désormais de franchir un nouveau cap à partir de la prochaine année académique. L’une des principales réformes annoncées porte sur l’harmonisation du calendrier universitaire au sein des établissements membres.
Les écoles seront ainsi invitées à aligner les périodes de rentrée et de clôture de l’année académique. Cette mesure vise à améliorer la cohérence du fonctionnement du secteur et à faciliter la coordination entre les différents établissements.
Le Conseil souhaite également encadrer davantage la communication institutionnelle. Les établissements sont appelés à privilégier une publicité plus sobre et plus professionnelle, en cohérence avec les standards du monde académique.
« Nous avons demandé aux écoles de ne pas aller fort en matière de publicité afin que cela soit plus professionnel », a expliqué Innocent Kagbara, qui a également confirmé la volonté d’instaurer un calendrier universitaire commun.
Autre chantier annoncé : la mise en place, au sein de chaque établissement membre, d’un service indépendant chargé de l’évaluation ou de l’organisation des examens. L’objectif est de renforcer la transparence des procédures et la crédibilité des résultats académiques.
Le CEPES entend également renforcer l’émulation entre les établissements et stimuler la production scientifique. Plusieurs initiatives sont prévues, notamment l’organisation des premières Journées scientifiques du Conseil, d’olympiades inter-établissements et d’un salon consacré à l’enseignement supérieur privé.
L’ouverture internationale constitue un autre axe majeur de la feuille de route. Le Conseil prévoit de développer de nouveaux partenariats avec des institutions de plusieurs pays, notamment le Brésil et le Maroc. Ces coopérations devraient porter sur la formation, la recherche et la mobilité académique.
À travers ces partenariats, le CEPES ambitionne d’élargir les opportunités offertes aux établissements membres et de renforcer leur intégration dans les réseaux internationaux de l’enseignement supérieur.
Sur la question de l’adhésion, le président du Conseil a rappelé que l’ensemble des établissements privés d’enseignement supérieur peuvent rejoindre le CEPES, sous réserve du respect des principes et exigences fixés par l’organisation.
« Notre objectif est que le CEPES devienne, à terme, un véritable label de qualité. Ce label se construit sur la confiance », a souligné Innocent Kagbara.
L’adhésion au Conseil n’est pas obligatoire, mais elle implique l’adhésion à un certain nombre de principes communs visant à améliorer les pratiques et la qualité des services proposés.
À terme, le CEPES entend ainsi contribuer à faire de l’enseignement supérieur privé un secteur mieux structuré, plus crédible et davantage connecté aux besoins de l’économie. L’ambition est de positionner les établissements togolais comme des références nationales et régionales en matière de formation des compétences, de gouvernance et d’innovation académique.














