Le Togo renforce son dispositif de lutte contre la grippe aviaire. Les autorités ont confirmé la présence du virus H5N1 de l’influenza aviaire hautement pathogène dans cinq exploitations avicoles, après une série de mortalités importantes de volailles signalées par des éleveurs.
Saisis par les professionnels concernés, les services techniques du ministère chargé des ressources animales ont mené des investigations sur le terrain. Les prélèvements effectués ont ensuite été analysés au Laboratoire central vétérinaire (LCV) de Lomé.
Dans un communiqué conjoint, les ministres chargés des Ressources animales, de l’Environnement et de la Santé, Antoine Gbegbeni, Dodzi Kokoroko et Jean-Marie Tessi, ont confirmé la présence du virus dans les élevages concernés.
Les foyers ont été identifiés à Agbélikouté, dans la préfecture de Vo, à Kovié, dans la préfecture de Zio, ainsi qu’à Vodougbé, Hémadzro et Noblokomé, dans la préfecture des Lacs.
Face à la situation, le plan opérationnel national de riposte contre la grippe aviaire a été immédiatement déclenché. Les mesures engagées comprennent notamment l’abattage des volailles infectées, ainsi que l’incinération et l’enfouissement des cadavres dans des fosses aménagées à cet effet.
Les autorités ont également ordonné la destruction des produits avicoles, notamment les œufs, de la provende et du matériel d’élevage contaminé, tels que les mangeoires, les alvéoles et les litières. Les poulaillers concernés font l’objet d’opérations de désinfection, tandis que les exploitations touchées sont placées sous quarantaine.
Par ailleurs, les mouvements de volailles sont interdits et les marchés de volailles fermés dans les localités concernées pour une période de 30 jours.
Le dispositif prévoit également une surveillance active des exploitations avicoles environnantes, ainsi que l’identification et le suivi sanitaire des personnes ayant été en contact avec les élevages concernés.
La surveillance épidémiologique est par ailleurs renforcée dans les trois secteurs de l’approche « Une seule santé », qui associe la santé humaine, la santé animale et la protection de l’environnement.
Les trois ministres appellent la population à une vigilance accrue et au strict respect des mesures de biosécurité dans les élevages. Ils insistent également sur l’importance du respect des règles élémentaires d’hygiène.
Toute personne constatant une mortalité soudaine et inhabituelle de volailles ou d’oiseaux sauvages est invitée à signaler rapidement les faits aux services techniques compétents les plus proches.
Dans un contexte où les foyers de grippe aviaire peuvent rapidement affecter les exploitations et fragiliser la filière avicole, les autorités misent sur la détection précoce, la surveillance et la coopération des éleveurs pour contenir la propagation du virus.














