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Lomé, 23 juin 2026 – En différé de la Journée internationale des femmes dans le secteur maritime, célébrée chaque année le 18 mai, le Haut Conseil pour la Mer (HCM) a ouvert le 23 juin 2026 à Lomé un atelier de renforcement des capacités destiné aux femmes évoluant dans le domaine maritime. Pendant trois jours, les participantes seront formées aux outils modernes de gouvernance des océans, notamment la Planification Spatiale Marine (PSM) et l’Accord sur la biodiversité marine des zones ne relevant pas de la juridiction nationale (BBNJ).

Placée sous le thème « De la politique à la pratique : favoriser l’excellence maritime », cette rencontre, qui se tient du 23 au 25 juin, vise à renforcer les connaissances et les compétences des femmes afin de leur permettre de jouer un rôle plus actif dans la gestion durable des espaces marins et côtiers.

La cérémonie d’ouverture a été présidée par Laré Batouth Penn, chef de cabinet du conseiller pour la mer. Elle a réuni plusieurs personnalités et partenaires du secteur, parmi lesquels l’honorable députée Akuélé Yevona Adanlété-Lawson, représentante de WIM AFRICA auprès de l’ECOSOC, ainsi que des responsables du projet WACA ResIP et des partenaires techniques et financiers.

Au cœur des échanges figurent deux instruments stratégiques considérés aujourd’hui comme essentiels à une gouvernance moderne des océans : la Planification Spatiale Marine et l’Accord BBNJ.

Selon l’honorable Akuélé Yevona Adanlété-Lawson, ces mécanismes offrent aux États des cadres d’action innovants permettant de concilier développement économique, préservation des écosystèmes marins et participation inclusive des différentes parties prenantes.

« Ces instruments constituent aujourd’hui des piliers essentiels de la gouvernance moderne des océans. Ils permettent de mieux articuler les impératifs de développement avec les exigences de conservation des ressources marines », a-t-elle souligné.

L’atelier a été conçu pour permettre aux femmes du secteur maritime de mieux appréhender les enjeux, les opportunités et les applications pratiques de ces nouveaux outils de gouvernance. Il ambitionne également de renforcer leur participation aux processus de planification, aux débats stratégiques et aux initiatives qui façonnent l’avenir du domaine maritime.

Dans son intervention, Laré Batouth Penn a insisté sur la nécessité de renforcer la place des femmes dans les instances de décision du secteur. Pour lui, elles doivent être davantage impliquées dans les réflexions et les orientations stratégiques qui déterminent l’avenir de l’économie maritime.

« Les femmes ne doivent plus être de simples bénéficiaires des politiques publiques. Elles doivent comprendre les enjeux, contribuer aux réflexions et participer pleinement aux processus décisionnels », a-t-il déclaré.

Pour sa part, OLANLO Kadjogbe Abra, directrice de l’Économie bleue au Haut Conseil pour la Mer, a mis en avant l’importance de l’Accord BBNJ, récemment adopté pour renforcer la protection de la biodiversité marine au-delà des juridictions nationales.

Elle a expliqué que cet accord comporte des dispositions relatives au renforcement des capacités, à la coopération scientifique, au partage d’informations ainsi qu’à la répartition des bénéfices issus de l’exploitation des ressources génétiques marines.

À travers cette initiative, le Haut Conseil pour la Mer réaffirme son engagement en faveur d’une gouvernance maritime inclusive et durable. L’institution entend ainsi promouvoir un leadership féminin capable d’accompagner les mutations du secteur maritime et de contribuer au développement durable des espaces marins et côtiers.

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