Atakpamé, 1er septembre 2026 – Face au risque de propagation de maladies à potentiel épidémique, les professionnels des médias de la région des Plateaux sont désormais mieux armés pour jouer leur rôle dans la prévention et la sensibilisation des populations. Un atelier de briefing consacré au Mpox, à la dengue et à la maladie à virus Ebola s’est tenu ce mardi 1er septembre à Atakpamé.
Initiée par le ministère de la Santé, de l’Hygiène publique, de la Couverture sanitaire universelle et des Assurances, à travers la Division de la Promotion de la Santé, cette rencontre a réuni des communicateurs et des journalistes autour des enjeux liés à la communication en situation d’urgence sanitaire. L’activité bénéficie de l’appui du Programme SSEQCU, financé par la Banque mondiale.
Mieux connaître pour mieux informer
Au-delà de la simple transmission de l’information, l’objectif était de permettre aux journalistes de mieux comprendre ces trois maladies afin de produire des contenus fiables, accessibles et utiles aux communautés. Les échanges ont notamment porté sur l’épidémiologie, les modes de transmission, les signes cliniques, les moyens de prévention ainsi que les stratégies de prise en charge. Ces connaissances doivent permettre aux professionnels des médias de mieux expliquer les risques aux populations et surtout d’éviter la diffusion de fausses informations ou de messages susceptibles de créer la peur et la stigmatisation.
Pour le formateur, M. Ahialey Kokou, la vigilance reste essentielle. Il a rappelé que ces maladies, d’origine zoonotique, peuvent concerner différentes catégories de personnes et que leur évolution peut devenir grave en l’absence d’une prise en charge précoce et appropriée.
Les journalistes, des acteurs à part entière de la riposte
La rencontre a également mis en évidence la place stratégique des médias dans la gestion des urgences sanitaires. En période de menace épidémique, une information exacte et diffusée au bon moment peut contribuer à rassurer les populations, encourager l’adoption des comportements préventifs et favoriser le recours rapide aux services de santé.
M. Essowaza Atakouna, spécialiste en communication du projet SSEQCU, a ainsi insisté sur la nécessité d’associer la diffusion de l’information à une véritable écoute des communautés. Selon lui, les messages de santé doivent tenir compte des croyances, attitudes et pratiques locales pour être mieux compris et acceptés par les populations. Cette approche rejoint d’ailleurs les expériences précédentes de renforcement du rôle des médias dans la préparation aux épidémies au Togo, notamment autour de la maladie à virus Ebola, où les journalistes et animateurs des radios de proximité avaient été formés à la sensibilisation et au changement de comportement.
Une responsabilité renforcée pour les médias
À travers cette session, les professionnels des médias des Plateaux sont donc appelés à devenir davantage des relais de confiance entre les autorités sanitaires et les populations. Leur responsabilité sera notamment de privilégier des informations vérifiées, d’éviter la stigmatisation des personnes malades ou suspectes et de relayer les recommandations sanitaires avec pédagogie.
Dans un contexte où la vigilance internationale reste renforcée face à certaines menaces épidémiques, notamment Ebola, le renforcement des capacités des journalistes apparaît comme un maillon important de la préparation et de la réponse aux crises sanitaires.
Cette initiative ouvre ainsi une perspective encourageante pour la santé publique dans la région des Plateaux. En renforçant les connaissances des journalistes sur le Mpox, la dengue et Ebola, les acteurs sanitaires misent sur une information plus fiable, plus accessible et davantage tournée vers la prévention.
Désormais mieux outillés, les professionnels des médias pourront contribuer à rassurer les populations, à encourager les bons réflexes et à combattre les rumeurs en période de crise sanitaire. Une dynamique qui nourrit l’espoir de voir les communautés des Plateaux mieux préparées, plus vigilantes et surtout mieux protégées face aux éventuelles menaces épidémiques.
Jean-Marc EDRON













