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Le Togo a enregistré une baisse significative de la pauvreté au cours des dernières années. Le taux est passé de 61,7 % en 2006 à 45,5 % en 2018-2019, soit un recul de 16,2 points. Malgré cette amélioration, les disparités territoriales demeurent importantes, notamment entre les zones urbaines et rurales.

La pauvreté a nettement reculé au Togo sur la période 2006-2019. Les données issues des différentes enquêtes nationales sur les conditions de vie des ménages montrent une baisse progressive du taux de pauvreté, passé de 61,7 % en 2006 à 58,7 % en 2011, puis à 55,1 % en 2015, avant d’atteindre 45,5 % en 2018-2019.

Cette évolution traduit une amélioration des conditions de vie d’une partie importante de la population. Elle témoigne également des effets des politiques publiques engagées au cours de cette période en matière d’infrastructures, de services sociaux, d’agriculture, d’emploi et d’inclusion économique.

Derrière cette tendance nationale se cachent toutefois de fortes disparités. La pauvreté demeure particulièrement concentrée dans les zones rurales, où elle touchait encore 58,7 % de la population en 2018-2019, contre 26,5 % dans les zones urbaines.

Cet écart de plus de 32 points met en évidence la fragilité persistante des ménages ruraux. La forte dépendance à l’agriculture, la faiblesse et l’irrégularité des revenus ainsi que l’accès plus limité à certains services essentiels constituent autant de facteurs qui entretiennent la vulnérabilité.

Les disparités sont également marquées selon les régions. La région des Savanes figure notamment parmi les territoires les plus affectés, avec un taux de pauvreté proche de 65 % lors de la dernière grande enquête nationale disponible.

Plusieurs facteurs ont contribué à la réduction de la pauvreté depuis 2006. Le développement de certaines activités économiques, les investissements dans les infrastructures, l’amélioration progressive des services sociaux ainsi que les politiques destinées à soutenir l’agriculture, l’emploi et l’inclusion financière ont participé à l’amélioration des conditions de vie.

Cette progression ne signifie toutefois pas que les ménages sont durablement sortis de la précarité. Une partie importante de la population reste vulnérable aux chocs économiques, climatiques ou sanitaires. La crise de la Covid-19 a notamment mis en évidence la fragilité de certains acquis sociaux et économiques.

Les estimations plus récentes montrent par ailleurs que l’extrême pauvreté demeure un enjeu au Togo. Les écarts entre les territoires urbains et ruraux restent importants, tandis que l’agriculture continue de concentrer une part significative des populations pauvres.

La baisse de 16,2 points du taux de pauvreté entre 2006 et 2019 constitue un progrès majeur dans la trajectoire sociale du Togo. Elle ne signifie cependant pas la disparition de la précarité.

Le principal enjeu consiste désormais à consolider les acquis et à réduire les écarts persistants entre les territoires et les catégories de population. L’amélioration durable des revenus, la création d’emplois productifs, la transformation de l’agriculture et l’accès équitable aux services essentiels apparaissent ainsi comme des leviers déterminants.

La trajectoire enregistrée depuis 2006 montre donc une réduction réelle de la pauvreté, mais rappelle également que la croissance économique doit continuer à se traduire par des améliorations concrètes et durables des conditions de vie des ménages les plus vulnérables.

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