Le Togo confirme son rôle de plateforme commerciale et logistique en Afrique de l’Ouest. En 2025, le pays s’est positionné au deuxième rang des marchés ouest-africains importateurs de vin, derrière la Côte d’Ivoire, avec des achats évalués à environ 13 millions de dollars, soit près de 7,3 milliards FCFA, selon les données de Trade Map relayées par l’Agence Ecofin.
Au total, les importations togolaises de vin ont atteint près de 19 000 tonnes sur la période. Ce volume place le pays parmi les principaux marchés de consommation et d’approvisionnement de la sous-région. Toutefois, ces statistiques doivent être interprétées à la lumière de la fonction commerciale du Togo, dont le port autonome de Lomé constitue une importante porte d’entrée pour les marchandises destinées aux pays voisins, notamment ceux de l’hinterland sahélien.
Cette position stratégique favorise les opérations de transit et de réexportation, qui contribuent à gonfler les statistiques commerciales nationales sans traduire nécessairement le niveau de consommation intérieure.
Les données de 2025 illustrent cette dynamique. Les réexportations togolaises de vin auraient généré 27 millions de dollars, avec des volumes déclarés à hauteur de 32 000 litres. Le Burkina Faso apparaît comme la principale destination, devant la République du Congo, le Bénin, le Ghana et le Mali. Ces flux témoignent de l’importance du dispositif logistique et commercial togolais dans la redistribution des produits importés vers d’autres marchés africains.
À l’échelle ouest-africaine, les importations de vin des 15 pays de la région se sont établies à environ 148,1 millions de dollars en 2025. La Côte d’Ivoire arrive en tête avec 73 millions de dollars, suivie du Togo et du Ghana (environ 14 000 tonnes de vin en 2025, pour une valeur de 25 millions USD), de la Guinée-Bissau avec 9 300 tonnes de vin importées pour une valeur de 9,4 millions USD, du Nigéria (8 300 tonnes et à 6 millions USD).
Au-delà des performances enregistrées dans les statistiques d’importation, ces chiffres mettent en évidence le rôle du Togo dans les échanges commerciaux régionaux. Ils soulignent également le poids stratégique du port de Lomé et des activités de transit dans le positionnement du pays au sein des circuits d’approvisionnement ouest-africains.















