En marge du troisième Sommet Russie-Afrique, Faure Essozimna Gnassingbé a présidé, le 27 octobre 2026 à Moscou, la signature de deux accords de coopération et d’un mémorandum d’entente entre des institutions togolaises et russes. Ces engagements couvrent notamment l’action humanitaire, l’éducation, la recherche scientifique, la culture et la protection des droits humains.
Le partenariat entre le Togo et la Russie s’ouvre à de nouveaux domaines de coopération. Arrivé à Moscou le 27 octobre 2026 pour participer au Forum économique et humanitaire et au troisième Sommet Russie-Afrique, le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, a présidé une cérémonie de signature de trois instruments de coopération entre des institutions des deux pays.
Les accords conclus avec l’organisation Eurasia et l’Agence fédérale russe Rossotroudnitchestvo, ainsi que le mémorandum d’entente entre le Médiateur des droits de l’homme de la Fédération de Russie et la Commission nationale des droits de l’homme du Togo (CNDH), visent à élargir les échanges bilatéraux dans plusieurs secteurs économiques, sociaux et institutionnels.
Le premier accord, conclu avec Eurasia, une organisation à but non lucratif, établit un cadre de partenariat dans les domaines humanitaire, éducatif, scientifique, culturel et du développement social.
Lors de la cérémonie, les responsables de l’organisation ont présenté les possibilités d’accompagnement du Togo, notamment par le financement de projets et la réalisation d’infrastructures dans les secteurs de la santé, de l’éducation, de la culture et de l’action humanitaire.
Le partenariat prévoit également des initiatives destinées à la jeunesse, à la valorisation de la mémoire historique et à l’éducation patriotique. Dans les domaines agricole et alimentaire, les parties envisagent la création de centres agricoles et de structures de formation pratique, avec pour objectif de renforcer les compétences et de contribuer à la sécurité alimentaire.
D’autres perspectives de collaboration sont évoquées dans les médias, l’information, les technologies, l’écologie, le développement durable et la coopération juridique. Autant de secteurs susceptibles d’élargir le champ des échanges entre les deux pays.
Le deuxième accord concerne Rossotroudnitchestvo, l’agence fédérale russe chargée notamment de la coopération humanitaire internationale et des relations avec les États indépendants.
Il vise à renforcer les échanges culturels, humanitaires, éducatifs et scientifiques entre Lomé et Moscou. L’enseignement supérieur figure parmi les principaux axes de cette coopération.
À ce titre, des étudiants togolais pourront bénéficier de bourses d’études pour poursuivre leur formation dans des universités russes. À travers cet appui à la formation, l’agence entend contribuer au développement des compétences et au progrès économique et social du Togo.
La présentation des activités de l’institution a également mis en évidence ses interventions dans les domaines social et humanitaire. Le projet de création de Maisons russes au Togo s’inscrit, par ailleurs, dans la perspective de renforcer les échanges culturels et le rapprochement entre les populations des deux pays.
Le troisième instrument signé est un mémorandum d’entente entre le Médiateur des droits de l’homme de la Fédération de Russie et la Commission nationale des droits de l’homme du Togo.
Cet accord vise à consolider la coopération institutionnelle en matière de promotion et de protection des droits et libertés fondamentaux. Il prévoit notamment le partage d’expériences et de bonnes pratiques afin de renforcer les mécanismes de protection des droits humains.
La partie russe a présenté les principales missions de son institution, qui comprennent la promotion des droits humains, l’examen des requêtes relatives aux violations alléguées, l’établissement de rapports sur les situations constatées et l’assistance juridique. L’institution participe également à des initiatives de coopération internationale, notamment à travers des structures dédiées à l’accompagnement juridique.
Pour les deux parties, ce rapprochement institutionnel constitue un cadre d’échanges sur les méthodes de travail et les mécanismes de traitement des préoccupations relatives aux droits fondamentaux.
Au cours de la cérémonie, Faure Essozimna Gnassingbé a salué la disponibilité des organisations russes à accompagner le Togo dans les domaines économiques, éducatifs et socioculturels. Il a également exprimé sa reconnaissance au président russe, Vladimir Poutine, pour l’invitation au troisième Sommet Russie-Afrique.
Le Président du Conseil a notamment souligné l’intérêt du projet de création de Maisons russes au Togo, présenté comme un moyen de promouvoir le dialogue interculturel et de rapprocher les peuples togolais et russe. Il a également salué l’appui des autorités russes à la formation de cadres togolais, à travers les bourses d’études et le développement de la coopération universitaire.
Sur la question des droits humains, Faure Gnassingbé a insisté sur l’intérêt du partage d’expériences entre le Médiateur russe et la CNDH togolaise. Il a rappelé l’engagement du Togo en faveur de la promotion et de la protection des droits des populations, en évoquant notamment les menaces que représentent le terrorisme et l’extrémisme violent pour les jeunes dans la sous-région.
Les échanges ont ainsi mis en avant la volonté affichée par les deux parties d’élargir leur coopération au-delà des relations diplomatiques classiques, en privilégiant des partenariats sectoriels et des échanges d’expertise.
La signature de ces trois instruments marque une nouvelle étape dans la diversification de la coopération entre le Togo et la Russie. Les domaines couverts ouvrent des perspectives de collaboration allant de la formation et de la recherche scientifique aux initiatives humanitaires, en passant par la culture, l’agriculture et les droits humains.
Cette dynamique s’inscrit dans la continuité des initiatives engagées entre les deux pays. Le 1er octobre 2026, à Lomé, un mémorandum d’entente avait déjà été signé entre le Centre d’archéologie préventive de l’Institut d’histoire et de la culture matérielle de l’Académie des sciences de Russie et la Commission nationale du patrimoine culturel du Togo, à l’occasion de la première réunion de la Commission mixte intergouvernementale Togo-Russie.
L’enjeu sera désormais de traduire ces différents engagements en projets concrets, susceptibles de produire des résultats tangibles pour les populations togolaises.















