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HORIZON NEWS

Le groupe bancaire panafricain Ecobank consolide sa croissance sur les neuf premiers mois de 2026. Son produit net bancaire atteint 2 milliards de dollars, tandis que les dépôts de la clientèle progressent de 14 %, à 27,5 milliards de dollars. Portée par l’amélioration de l’efficacité opérationnelle et la diversification de ses activités, cette performance confirme la résilience du groupe dans un environnement économique marqué par les tensions inflationnistes et la volatilité des changes.

Ecobank maintient le cap de la croissance. Au terme des neuf premiers mois de 2026, le groupe affiche un bénéfice avant impôt de 737 millions de dollars, en progression de 12 % sur un an. Son produit net bancaire (PNB) s’établit également à 2 milliards de dollars, soit une hausse de 12 % par rapport à la même période de 2025.

Publiés le 27 octobre 2026 à Lomé, ces résultats traduisent les effets de la stratégie « Croissance, Transformation et Rendements » (GTR), axée sur le développement commercial, la transformation numérique et l’amélioration de la rentabilité. Le groupe met notamment en avant la mobilisation des dépôts, les investissements technologiques et la maîtrise des coûts pour soutenir ses performances malgré les incertitudes macroéconomiques et géopolitiques.

L’un des principaux indicateurs de cette performance est le coefficient d’exploitation, ramené à 47,8 %. Ce ratio, qui mesure la part des revenus absorbée par les charges opérationnelles, se situe en dessous de la fourchette cible de 48 % à 50 % fixée par Ecobank pour 2026.

Cette évolution témoigne des efforts engagés pour améliorer la productivité et optimiser les coûts à l’échelle du groupe. La rentabilité des fonds propres tangibles atteint, pour sa part, 24,9 %, selon le directeur général, Jeremy Awori.

Sur le plan commercial, les dépôts de la clientèle progressent de 14 % pour atteindre 27,5 milliards de dollars. Environ 85 % de ces ressources sont constituées de dépôts à vue et de comptes d’épargne, une structure qui renforce la capacité du groupe à financer ses activités.

Cette progression contribue également à amortir les pressions exercées sur les marges par la baisse des taux d’intérêt sur plusieurs marchés. Les revenus nets d’intérêts augmentent ainsi de 12 %.

La transformation numérique demeure un autre moteur de performance. Les revenus issus des activités de paiement progressent de 9 %, soutenus par les investissements dans les infrastructures technologiques et les plateformes digitales.

Pour Ecobank, ces services constituent à la fois un levier de diversification des revenus et un moyen d’améliorer l’expérience client et de favoriser l’inclusion financière sur le continent. Le développement des paiements numériques s’inscrit ainsi dans une stratégie visant à élargir l’accès aux services bancaires tout en renforçant l’efficacité opérationnelle.

La diversification géographique du groupe contribue également à sa résilience. Le résultat avant impôt progresse de 20 % en Afrique centrale, orientale et australe (CESA) et de 10 % en Afrique de l’Ouest anglophone (AWA).

Ces performances compensent en partie les résultats plus modérés enregistrés en Afrique de l’Ouest francophone, dans l’espace UEMOA, et au Nigeria. Les activités de Banque de Grande Clientèle et d’Investissement (CIB) ainsi que celles de Banque Commerciale et de Détail (CCB) participent à cette dynamique.

Cette répartition des contributions illustre l’intérêt du modèle panafricain d’Ecobank : les performances de ses différents marchés et métiers permettent d’atténuer les effets des ralentissements localisés.

Malgré cette progression, la qualité du portefeuille de crédits demeure un point de vigilance. Le taux de créances douteuses (NPL) s’établit à 7,5 %, un niveau globalement stable au cours du trimestre et conforme à la fourchette cible de 6 % à 8 % retenue par le groupe pour 2026.

Jeremy Awori souligne que cette stabilité reflète la discipline appliquée à la gestion des risques et au suivi des crédits. Les tensions inflationnistes, les fluctuations des taux de change et l’évolution des prix de l’énergie restent néanmoins susceptibles de peser sur les prochains mois.

Le directeur général estime toutefois que la solidité des dépôts, la position de liquidité et les fonds propres du groupe lui donnent les moyens de poursuivre son développement tout en conservant une approche prudente du risque.

Au-delà des résultats financiers, le groupe poursuit son expansion internationale. Au cours du trimestre, Ecobank a inauguré de nouveaux locaux de représentation à Pékin et signé un protocole d’accord avec le système chinois de paiements interbancaires transfrontaliers (CIPS). Ces initiatives visent à faciliter les échanges commerciaux et financiers entre la Chine et l’Afrique.

À l’occasion de la clôture des célébrations de son 40e anniversaire, le groupe a également annoncé un engagement de 2,6 milliards de dollars destiné à soutenir les entreprises détenues ou dirigées par des femmes ainsi que le développement du secteur agricole en Afrique.

Par ailleurs, Ecobank indique avoir été distingué lors des Global Finance Awards, avec les titres de « Meilleure banque en Afrique 2026 » et de « Meilleure banque mondiale sur les marchés frontières 2026 ».

Avec une croissance de 12 % de son PNB et de son bénéfice avant impôt, une amélioration de son efficacité opérationnelle et une progression soutenue de ses dépôts, Ecobank aborde la fin de l’exercice 2026 sur une dynamique favorable. Le maintien de cette trajectoire dépendra toutefois de sa capacité à préserver ses marges, à maîtriser le risque de crédit et à poursuivre sa croissance dans des environnements économiques africains contrastés.

Source : Ecobank Group, résultats des neuf premiers mois de 2026. Le communiqué financier complet, disponible en anglais, peut être consulté sur le site officiel du groupe.

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