Dans le cadre de la commémoration de la Journée internationale de la fille (JIF), célébrée chaque année le 11 octobre, SOS Villages d’Enfants, programme d’Atakpamé, a organisé le 14 octobre 2026 à Akpaka une activité de sensibilisation sur la prévention du mariage des enfants. La rencontre a mis l’accent sur la responsabilité des parents et l’importance de l’éducation des filles, en lien avec les enjeux de bien-être des communautés ciblées par le projet FaCofPe.
La protection des filles et la prévention des mariages précoces passent aussi par une meilleure implication des familles. C’est le message mis en avant le 14 octobre 2026 à Akpaka, lors d’une activité organisée par SOS Villages d’Enfants, programme d’Atakpamé, dans le cadre de la commémoration de la Journée internationale de la fille.
Placée sous le thème « Mettre fin au mariage des enfants et investir dans les droits des filles », cette initiative a permis de sensibiliser les parents et les adolescentes sur leurs responsabilités respectives dans la protection de l’enfance. Elle s’inscrit dans la dynamique de promotion du bien-être des communautés ciblées par le projet FaCofPe, en rappelant l’importance de l’éducation, du dialogue familial et de l’accompagnement des jeunes filles.
Au cours de la rencontre, une communication a été consacrée au rôle des parents dans l’éducation et l’accompagnement de leurs filles, particulièrement pendant la puberté. Cette période, marquée par des changements physiques et comportementaux, peut parfois provoquer des incompréhensions au sein des familles.
Face à ces situations, les parents ont été invités à mieux comprendre les besoins des adolescentes et à privilégier le dialogue, l’écoute et un encadrement adapté. L’objectif est de favoriser un climat de confiance permettant aux filles de traverser cette étape de leur vie sans rompre le lien avec leurs parents.
Cette démarche rappelle que la prévention du mariage des enfants commence aussi dans le cadre familial. Des parents attentifs et capables d’accompagner leurs filles peuvent contribuer à mieux les protéger contre les pressions sociales et les pratiques susceptibles de compromettre leur avenir.
La sensibilisation s’est également adressée aux jeunes filles. La communicatrice les a exhortées à rester concentrées sur leurs études et leur apprentissage, tout en entretenant des relations respectueuses avec leurs parents.
Elle les a notamment invitées à éviter les comportements de défiance envers leurs parents lorsque surviennent les changements liés à la puberté. Ce rappel vise à encourager le dialogue entre générations et à aider les adolescentes à mieux gérer cette période de transition.
Au-delà de cet appel, l’éducation et l’apprentissage ont été présentés comme des moyens importants pour préparer leur avenir. En poursuivant leur formation, les filles peuvent acquérir des connaissances et des compétences susceptibles de renforcer leur autonomie et d’élargir leurs perspectives.
La responsabilité reste toutefois partagée : les adolescentes ont besoin de conseils et d’orientation, mais également d’un environnement familial protecteur, fondé sur l’écoute et le respect de leurs droits.
L’activité d’Akpaka s’inscrit dans le contexte des actions menées par SOS Villages d’Enfants, programme d’Atakpamé, au bénéfice des communautés ciblées par le projet FaCofPe (Familles et Communautés Fortes pour la Protection de l’Enfant) . Elle met en évidence l’importance de la sensibilisation des familles et de l’implication communautaire dans la protection des enfants.
La lutte contre les mariages précoces ne peut reposer sur une seule intervention. Elle nécessite une mobilisation continue des parents, des communautés et des acteurs engagés dans la défense des droits de l’enfant. Le maintien des filles à l’école, leur accès à l’apprentissage et leur accompagnement pendant l’adolescence constituent autant de pistes pour prévenir les situations qui compromettent leur développement.
En célébrant la Journée Internationale de la Fille, SOS Villages d’Enfants rappelle ainsi que l’investissement dans les droits des filles contribue au bien-être des familles et des communautés.
À Akpaka, le message est celui d’une responsabilité collective, “Mieux accompagner les filles, renforcer le dialogue au sein des familles et préserver leur accès à l’éducation pour leur permettre de construire leur avenir à l’abri des mariages précoces”.
Jean-Marc Edron















