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Le Togo a enregistré 3 191 accidents de la circulation au premier semestre 2026, contre 3 393 sur la même période en 2025, soit une baisse de 6 %. Le nombre de décès et de blessés a également diminué. Mais les données de juillet montrent que les usagers des deux-roues restent particulièrement exposés, tandis que la vitesse demeure le principal facteur d’accident.

Entre janvier et juin 2026, 314 personnes ont perdu la vie sur les routes togolaises, contre 344 un an plus tôt, soit une baisse de 8,7 %. Le nombre de blessés est également passé de 5 002 à 4 695, soit 307 cas de moins.

Le taux de mortalité s’établit ainsi à 9,84 décès pour 100 accidents, contre 10,14 en 2025.

Cette évolution intervient après le renforcement des contrôles routiers engagé en février. Les opérations ciblent notamment le Grand Contournement de Lomé ainsi que les routes nationales 1, 2 et 5, avec des contrôles de vitesse, des vérifications du port du casque et de la ceinture et une surveillance des dépassements dangereux.

Le bilan de juillet montre toutefois la persistance de fortes vulnérabilités. Le mois a enregistré 589 accidents et 59 décès. Les utilisateurs de deux-roues représentent 86,4 % des usagers impliqués et 72,9 % des décès.

Cette forte proportion s’explique notamment par la place centrale des motos dans les déplacements quotidiens au Togo. Le respect des limitations de vitesse, le port du casque et la maîtrise du véhicule restent donc des enjeux majeurs.

Les poids lourds représentent 10,1 % des engins impliqués et 5,1 % des décès, contre respectivement 7,2 % et 3,4 % pour les véhicules légers.

La route nationale n°1 concentre à elle seule 23 décès dans le bilan de juillet. Les régions des Plateaux et des Savanes comptent chacune cinq morts, devant la Kara et la Maritime avec quatre décès chacune.

La RN5, la RN34 et le boulevard de la CEDEAO enregistrent chacun quatre décès, tandis que la RN2 en compte deux.

Ces données confortent le choix des autorités de renforcer la surveillance sur plusieurs grands corridors routiers depuis février.

La vitesse demeure le principal facteur identifié. Elle représente 60 % des causes recensées en juillet, devant les dépassements défectueux (17 %), les autres causes (14 %) et le défaut de maîtrise (9 %).

Les autorités poursuivent parallèlement les actions de sensibilisation. En juillet, une campagne menée dans la région de la Kara durant les festivités des Evala a permis de sensibiliser plus de 1 000 personnes.

Avec plus de 6 900 accidents et 637 décès recensés en 2025, la baisse observée au premier semestre 2026 constitue une évolution encourageante. Les données de juillet rappellent cependant que la mortalité routière reste élevée et concentrée sur certains axes et catégories d’usagers.

La réduction durable des accidents dépendra donc de la poursuite des contrôles, mais aussi du respect des règles de circulation, particulièrement par les utilisateurs de deux-roues.

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