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À trois semaines de la rentrée scolaire 2026-2027, le gouvernement togolais veut rassurer les parents sur la disponibilité des fournitures et l’évolution des prix. Le ministre de l’Économie et de la Veille stratégique, Badanam Patoki, a rencontré le 18 août à Lomé les principaux importateurs et grossistes du secteur afin d’évaluer les stocks et de renforcer la surveillance du marché.

À l’approche de la rentrée scolaire, les autorités togolaises renforcent leur vigilance sur le marché des fournitures scolaires. La rencontre avec les opérateurs économiques avait pour principal objectif de s’assurer que les stocks disponibles permettront de répondre à la demande et d’éviter d’éventuelles ruptures d’approvisionnement.

« Nous sommes à trois semaines de la rentrée et nous voulons nous assurer que, premièrement, l’approvisionnement du marché se fait et qu’il n’y aura pas de rupture de stock des fournitures scolaires », a indiqué Badanam Patoki.

Le gouvernement entend également veiller au respect des règles commerciales et à la protection des consommateurs. Des contrôles seront ainsi effectués sur les marchés afin de suivre l’évolution des prix et de prévenir les pratiques susceptibles de pénaliser les familles.

Du côté des importateurs et grossistes, le message se veut rassurant. Leur porte-parole, Hyppolite Adzanyo, a assuré que les fournitures sont disponibles et que les parents peuvent déjà effectuer leurs achats. L’approvisionnement devrait, selon lui, se poursuivre au-delà de la rentrée afin de répondre à la demande.

Les premiers éléments communiqués font également état d’une baisse de certains prix par rapport à 2025. Le carton de cahiers de 100 et 200 pages, qui pouvait atteindre 22 000 FCFA l’année dernière, serait désormais proposé autour de 17 000 FCFA, selon les importateurs.

Cette évolution devra toutefois être suivie jusqu’à la rentrée, les prix pouvant varier en fonction de la demande et des conditions d’approvisionnement.

Les associations de défense des consommateurs participent également au dispositif de suivi. D’Almeida Amavi Elom, porte-parole des consommateurs, a assuré que les organisations resteront attentives à l’évolution des prix dans les dernières semaines précédant la rentrée.

En cas de hausse jugée injustifiée, elles entendent saisir les autorités afin de favoriser une concertation avec les opérateurs concernés.

Pour Atèkpè Makiliwè, directeur du Commerce intérieur et de la Concurrence, cette concertation entre l’administration, les opérateurs économiques et les organisations de consommateurs constitue un mécanisme régulier à l’approche de chaque rentrée scolaire.

Elle permet notamment de vérifier la disponibilité des fournitures, l’évolution des prix, la qualité des produits et le respect des droits des consommateurs.

La réunion a réuni plusieurs importateurs et grossistes, notamment la SOTIMEX, la SPCG, la CENPATO, la TECNO et la Centrale de papeterie, ainsi que des organisations de consommateurs telles que l’Association togolaise des consommateurs (ATC) et le Mouvement Martin Luther King (MMLK).

Pour les autorités, l’enjeu consiste à maintenir un équilibre entre la préservation des marges des commerçants et la nécessité de proposer des fournitures accessibles aux familles.

À quelques semaines de la rentrée 2026-2027, le gouvernement entend donc maintenir la pression sur le marché pour éviter les ruptures de stocks, contenir les éventuelles hausses de prix et garantir aux parents de meilleures conditions d’achat.

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