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L’agence de notation Moody’s a relevé de B2 à B1 la note d’émetteur à long terme de la Banque d’investissement et de développement de la CEDEAO (BIDC), assortie d’une perspective stable. Cette décision traduit, selon l’institution régionale, l’amélioration de ses fondamentaux financiers et renforce ses perspectives d’accès aux marchés internationaux de capitaux.

La BIDC franchit un nouveau cap dans son processus de renforcement financier. Moody’s a relevé sa note d’émetteur à long terme de B2 à B1, maintenant une perspective stable. Pour la banque régionale de développement, cette décision confirme les progrès réalisés en matière de solvabilité, de capitalisation et de qualité des actifs.

Ce relèvement intervient alors que la BIDC poursuit l’expansion de ses activités de financement dans les pays de la CEDEAO. Il constitue également un signal positif pour les investisseurs et les partenaires au développement, dans la perspective d’un rapprochement progressif de la catégorie investissement (investment grade).

Dans son appréciation, Moody’s met notamment en avant la solidité du profil de solvabilité de la BIDC, un niveau de capitalisation jugé adéquat et une qualité d’actifs résiliente.

L’agence souligne également les efforts engagés par la banque pour diversifier ses sources de financement, ainsi que le soutien continu de ses actionnaires à travers les libérations de capital et le développement de partenariats stratégiques.

Cette amélioration de la notation pourrait permettre à la BIDC de renforcer sa capacité à mobiliser des ressources sur les marchés internationaux et, à terme, à bénéficier de conditions de financement plus compétitives.

L’entrée de la Banque africaine de développement (BAD) au capital de la BIDC constitue l’un des éléments marquants de cette évolution.

Approuvée par le Conseil d’administration de la BAD en juin 2026, cette opération fait de l’institution panafricaine le premier actionnaire institutionnel de la BIDC. Pour la banque ouest-africaine, ce partenariat contribue à renforcer ses fonds propres et ses standards de gouvernance, tout en confortant sa crédibilité auprès des investisseurs.

« Cette révision à la hausse de la notation témoigne clairement des progrès réalisés par la BIDC dans le renforcement de ses bases financières et de ses capacités institutionnelles », a déclaré George Agyekum Donkor, président de la BIDC et de son Conseil d’administration.

Selon lui, cette décision traduit également la confiance des actionnaires, des partenaires et de la communauté internationale dans la capacité de la banque à jouer un rôle accru dans le financement du développement régional.

Le relèvement de la note intervient dans la mise en œuvre de la Stratégie de croissance, de résilience et d’optimisation (GRO) 2026-2030 de la BIDC.

Ce plan quinquennal donne notamment la priorité au financement des infrastructures, aux énergies renouvelables, au développement du secteur privé et au renforcement de la résilience climatique.

Au cours des dernières semaines, la banque a intensifié ses opérations dans plusieurs secteurs stratégiques, notamment les infrastructures, la santé et l’énergie. Des projets qui visent à améliorer l’accès à l’électricité, soutenir la création d’emplois et renforcer les bases d’une croissance durable dans l’espace communautaire.

Avec cette nouvelle notation, la BIDC consolide ainsi sa position parmi les institutions régionales de financement du développement et se rapproche progressivement de son objectif d’accéder à la catégorie investment grade.

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