La transformation économique de l’Afrique passera par une participation accrue des femmes au commerce continental. C’est le message porté par le Secrétaire général du Secrétariat de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), Wamkele Mene, lors de la conférence régionale HerAfCFTA 2026, organisée à Abuja, au Nigeria.
Selon lui, les femmes constituent déjà l’un des principaux moteurs du commerce africain. Leur pleine intégration dans les échanges continentaux est non seulement une exigence d’inclusion, mais aussi un levier stratégique pour accélérer la croissance, l’industrialisation et la compétitivité du continent.
Le responsable de la ZLECAf a présenté le Protocole sur les femmes et les jeunes dans le commerce comme le premier instrument juridiquement contraignant au monde consacré à cette thématique. Ce texte vise à lever les obstacles qui limitent l’accès des femmes aux marchés, au financement et aux opportunités d’affaires, tout en favorisant leur présence dans des secteurs à forte valeur ajoutée tels que l’industrie manufacturière, la logistique, le numérique, l’agriculture, les industries extractives et les services.

Pour Wamkele Mene, l’adoption du Protocole ne suffira toutefois pas. Son succès dépendra de sa mise en œuvre effective par les gouvernements, le secteur privé, les institutions financières et les partenaires au développement.
Il a appelé à des actions concrètes pour améliorer l’accès au financement, renforcer les programmes de formation, moderniser les infrastructures, simplifier les procédures commerciales et développer les réseaux d’affaires transfrontaliers. Les banques sont également invitées à proposer des produits financiers adaptés aux entreprises dirigées par des femmes, souvent confrontées à des difficultés d’accès au crédit.
Le secteur privé est, lui aussi, appelé à jouer un rôle plus actif à travers le développement des fournisseurs, le mentorat, le transfert de technologies et une meilleure intégration des entreprises féminines dans les chaînes de valeur régionales.
Pour le Secrétaire général, la ZLECAf ne pourra atteindre son objectif de transformation économique inclusive que si les femmes deviennent des actrices à part entière du marché continental, en tant que productrices, industrielles, exportatrices, prestataires de services et investisseuses.
« L’avenir économique de l’Afrique sera d’autant plus solide que les femmes disposeront des financements, des compétences, des infrastructures et des réseaux nécessaires pour développer leurs entreprises et commercer avec confiance à travers le continent », a conclu Wamkele Mene.














