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La professionnalisation des activités économiques passe par un changement de paradigme chez les jeunes entrepreneurs. C’est le message porté par Bamba Mohamed Nimaga, directeur général du groupe Mansa et consultant en marketing, lors d’une session de formation gratuite destinée aux jeunes et aux femmes entrepreneurs. Intervenant sur le thème « Marketing, stratégie de marque et gestion des talents », il a invité les participants à dépasser la recherche du gain immédiat pour inscrire leurs activités dans une véritable logique entrepreneuriale.

Pour le consultant, il est essentiel de distinguer commerce et entrepreneuriat. Si le commerce repose principalement sur l’achat et la revente de biens ou services dans la perspective de réaliser un bénéfice à court terme, l’entrepreneuriat s’inscrit dans une démarche plus structurée : celle de bâtir une entreprise capable de créer durablement de la valeur.

Cette distinction implique, selon lui, une transformation progressive des pratiques. Le commerçant qui souhaite évoluer vers l’entrepreneuriat doit notamment professionnaliser son activité, mieux connaître sa clientèle et mettre en place des mécanismes permettant de la fidéliser.

Bamba Mohamed Nimaga a également insisté sur l’importance de la stratégie de marque et du marketing dans la construction d’une entreprise pérenne. Au-delà de la simple vente d’un produit ou d’un service, l’entreprise doit comprendre son marché, identifier les besoins de ses clients et construire une identité susceptible de la différencier de la concurrence.

Dans un environnement économique marqué par une concurrence croissante, la marque devient ainsi un actif stratégique. Elle contribue à renforcer la visibilité de l’entreprise, sa crédibilité et la relation de confiance avec les consommateurs.

Autre pilier mis en avant : la gestion des talents. Pour le consultant, la croissance d’une entreprise ne peut reposer durablement sur les seules capacités de son promoteur. L’entrepreneur doit apprendre à s’entourer de collaborateurs compétents, à développer leurs compétences et surtout à les aligner sur la vision et les objectifs de l’entreprise.

Le cadre légal constitue également un élément déterminant de cette construction. La formalisation permet de sécuriser l’activité, de clarifier les responsabilités et de créer les conditions nécessaires à son développement.

À travers ces différents leviers, le message adressé aux participants est clair : créer une entreprise durable suppose de penser au-delà de la transaction immédiate. La vision, la marque, les ressources humaines et la conformité juridique doivent être considérées comme des investissements et non comme de simples charges.

Cette approche revêt un enjeu particulier pour les jeunes et les femmes entrepreneurs, dont les petites activités constituent une part importante du tissu économique. Leur accompagnement vers une meilleure structuration pourrait contribuer à renforcer la pérennité des entreprises, leur capacité à créer des emplois et, à terme, leur accès aux opportunités de financement.

L’initiative se poursuit à Adakpamé colas avec des sessions de formations gratuites dédiées à l’entrepreneuriat et au développement personnel. Lancé depuis le début du mois par l’association Jeunesse en Mission pour le Développement (JEMD) et placé sous le parrainage de Sa Majesté Togbui Adjikou Lanklivi Ier, le programme rassemble des centaines de participants autour du thème : « Jeunes engagés, compétences acquises, avenir assuré ».

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