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Un réalisateur français et son collaborateur togolais, détenus au Togo depuis fin juillet et poursuivis pour « fausses déclarations », ont obtenu une mise en liberté provisoire, a indiqué mercredi leur avocat, confirmant des informations rapportées par plusieurs médias locaux.

Le réalisateur français Gaël Mocaër et son collaborateur togolais Fred Vedomey ont été remis en liberté provisoire, après plusieurs semaines de détention. Leur avocat, Me Martial Akakpo, a confirmé mercredi matin cette information.

Les deux hommes avaient été arrêtés le 27 juillet dans le nord du Togo, alors qu’ils réalisaient un épisode de « Les Routes de l’impossible », une série documentaire diffusée sur France Télévisions.

Un troisième membre de l’équipe, le Français Sebastian Perez Pezzani, avait été libéré fin août sous contrôle judiciaire. Souffrant de problèmes de santé, il avait notamment été autorisé à rester à Lomé afin d’y recevoir des soins. Son passeport lui avait toutefois été confisqué.

Les conditions de la liberté provisoire accordée à Gaël Mocaër et Fred Vedomey n’étaient pas encore connues mercredi, notamment en ce qui concerne d’éventuelles restrictions ou obligations imposées par la justice.

Les trois hommes sont poursuivis pour « fausses déclarations ». À la fin du mois d’août, les autorités togolaises avaient indiqué que la justice disposait d’« indices graves » à leur encontre et évoqué « plusieurs irrégularités dans la préparation et l’exécution » de leur mission.

Ces accusations sont contestées par leur société de production, qui affirme que l’équipe disposait des autorisations nécessaires et était en règle au moment des faits.

Selon leur avocat, les trois hommes ne reconnaissent pas les faits qui leur sont reprochés.

Parmi les éléments évoqués par la justice togolaise figure notamment l’utilisation d’un drone, en particulier dans le nord du pays. Cette région est soumise à une situation sécuritaire tendue, marquée par des attaques jihadistes récurrentes.

La mise en liberté provisoire ne signifie pas la fin de la procédure judiciaire. Les trois hommes restent poursuivis et devront, à ce stade, répondre aux accusations portées contre eux devant la justice togolaise.

Cette affaire intervient dans un contexte où les autorités togolaises renforcent la surveillance des activités menées dans les zones septentrionales du pays, confrontées à la menace jihadiste.

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