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À quelques jours de son ordination épiscopale, prévue le 29 août 2026, Mgr Edmond Amékusé s’apprête à prendre officiellement la tête du diocèse de Kpalimé. Sa nomination par le pape Léon XIV est perçue par l’universitaire et philosophe Roger Folikoué comme une occasion de renouvellement pour l’épiscopat togolais, notamment dans son rapport avec la jeunesse et les laïcs.

Le 29 août prochain marquera une nouvelle étape dans le parcours ecclésial d’Edmond Amékusé. Nommé le 26 juin 2026 par le pape Léon XIV pour conduire le diocèse de Kpalimé, le futur évêque recevra l’ordination épiscopale avant de rejoindre officiellement le collège des successeurs des Apôtres et la Conférence épiscopale du Togo (CET).

À l’approche de cet événement, le philosophe et universitaire Roger Folikoué livre une réflexion sur la portée de cette nomination. Pour lui, l’arrivée de Mgr Amékusé constitue un facteur de renouvellement au sein de l’épiscopat togolais.

Il voit notamment dans le futur évêque un « sang neuf », susceptible de porter auprès de la Conférence épiscopale les préoccupations des jeunes générations et des fidèles laïcs.

Dans son analyse, Roger Folikoué souligne la place particulière que devrait occuper Mgr Amékusé au sein de la CET. Il sera, selon lui, le plus jeune membre de cette instance et le premier évêque issu du Grand Séminaire Saint Jean-Paul II de Lomé.

Cette double particularité pourrait, estime l’universitaire, lui conférer une responsabilité spécifique dans le dialogue avec les nouvelles générations. L’enjeu ne serait pas seulement générationnel, mais également pastoral, dans une société où les attentes des jeunes et la place des laïcs dans la vie de l’Église évoluent.

La cérémonie d’ordination devrait par ailleurs rassembler de nombreux évêques, prêtres, anciens séminaristes et proches du futur évêque venus du Togo, du Burkina Faso et d’autres pays. Pour Roger Folikoué, ces retrouvailles revêtent également une dimension fraternelle, puisqu’il connaît Mgr Amékusé depuis leurs années de formation au Petit Séminaire Saint Pie X d’Agoè.

Au-delà de la symbolique liée à l’arrivée d’un nouveau membre au sein de l’épiscopat, Roger Folikoué formule une attente plus large : celle d’une Église davantage attentive aux préoccupations de la jeunesse, des laïcs et, plus largement, aux aspirations de la société.

Il s’appuie notamment sur plusieurs textes majeurs du concile Vatican II, parmi lesquels Lumen Gentium, Gaudium et Spes, Christus Dominus et Inter Mirifica, pour plaider en faveur d’une synodalité plus effective et d’une Église pleinement engagée dans les réalités de la société.

Dans cette perspective, le ministère du futur évêque de Kpalimé pourrait être appelé à conjuguer fidélité à l’héritage de l’Église et capacité d’écoute des transformations contemporaines.

Roger Folikoué développe à cet égard une métaphore originale. Il compare la calotte épiscopale de Mgr Amékusé à une « antenne parabolique », appelée à capter les préoccupations de la jeunesse et du monde des laïcs afin de les relayer au sein de la Conférence épiscopale.

Cette image traduit, selon lui, la nécessité pour le nouvel évêque de rester connecté aux réalités vécues par les fidèles et aux mutations de la société. Une posture d’écoute qui pourrait contribuer à renforcer le dialogue entre l’Église, les jeunes et les différentes composantes de la communauté nationale.

Revenant sur les circonstances de la nomination de Mgr Amékusé, Roger Folikoué rappelle que celui-ci avait lui-même évoqué son étonnement ainsi que le combat intérieur ressenti lorsqu’il avait appris la décision pontificale.

Pour l’universitaire, cette réaction témoigne de la dimension humaine et spirituelle d’une mission épiscopale qui implique de sortir de ses certitudes pour accueillir une nouvelle responsabilité. Il y voit une invitation à « risquer l’avenir » avec Dieu.

À travers cette réflexion, Roger Folikoué adresse ainsi au futur évêque de Kpalimé ses félicitations, ses prières et ses attentes. Il l’invite à inscrire son ministère dans une dynamique d’espérance, d’écoute et d’audace, au service de l’Église catholique et, plus largement, de la société togolaise.

Le Texte de Roger Folikoue à Lire au complet

MGR EDMOND AMÉKUSÉ, UN SANG NEUF POUR LA CONFÉRENCE ÉPISCOPALE DU TOGO

Nommé par le Pape Léon XIV le 26 juin 2026, Mgr Edmond Amékusé, vous allez intégrer le 29 août, par l’Ordination épiscopale, le collège des successeurs des Apôtres (Christus Dominus, N° 2 et N°3).
Par la même occasion vous serez membre à part entière de la Conférence Épiscopale du Togo (CET).

Au nom de la fraternité et compte tenu de leur sens de l’Église-Famille et Église-Communion (cf. Lumen Gentium), les évêques du Togo seront présents, d’autres aussi et certainement du Burkina Faso où vous étiez en mission avant votre nomination.

Pour cette ordination, beaucoup de personnes sont en mouvement : des évêques et des prêtres viendront de divers horizons mais j’observe aussi un grand mouvement des anciens du Grand Séminaire Saint Jean Paul II (Brice Bini, Benjamin Akotia, Gérard Lawson, Alexis Lawson, Macaire Amékusé, tous prêtres, et Pierre Sossou, laïc, en provenance du Tchad etc. ) et les anciens du Petit Séminaire Saint Pie X d’Agoe ( Damien Agbogbé en provenance de Vienne, Richard Bassalbia en provenance du Tchad etc.) et en particulier des anciens de votre promotion 1979-1980 au petit séminaire.

Je pense à Epiphane Gbahodé (France), Norbert Diogo (Belgique), Clétus Tevi (Belgique), Jude Gbékou (Canada), Sosthène Lékpor (France), Benoît Ahlin Kouassi (France), Jean-Jacques Agboh (prêtre en Suisse), Gabriel Adigbli (Togo), Bruno Etsé (Togo), Ayikoe d’Almeida (Togo), Justin Adama (Togo), Célestin Agbénouvon (Gabon), Daniel Gbogbo (USA), Tata Fioklou Toulan (USA), Afoutou Broohm (prêtre du diocèse d’Aného), René Tétégan (prêtre de l’archidiocèse de Lomé), Léopold Agbléto (prêtre de l’archidiocèse de Lomé ), Zéphyrin Agbéka (prêtre du diocèse de Kpalimé), Laurent Aholou, Amédée Sassou, Augustin Abotsivia, Edmond Trom Dégbévi, Mensah Sabbas, Paul Gagno, Cyrille Johnson, Bruno Gnassounou, etc.
Alléluia, Magnificat.

Le document conciliaire « Christus Dominus » précise vos attributions, vos charges dans l’Église universelle et dans l’Église particulière, votre diocèse, Kpalimé.

Ce qui retient mon attention dans cette réflexion c’ est votre entrée dans la Conférence Épiscopale du Togo.
Ce corps constitué est représenté par la première image de l’illustration ci-dessus.
Vous y entrez car, nommé par le Pape, mais aussi parce que votre prédécesseur, Mgr Benoît Alowonou, cède, administrativement, la place et il vous y introduit.

La deuxième image qui témoigne d’ une filiation (cf. ma troisième réflexion) est aussi celle qui indique votre introduction, par Mgr Alowonou, dans la CET que vous connaissez très bien.

Enfin, l’image de Mgr Pierre Seshie est à double titre. D’ abord Mgr Seshie est le premier évêque du diocèse de Kpalimé dont vous prenez la charge mais ensuite il représente les anciens évêques qui ont appartenu à cette Conférence et qui ont rejoint la maison du Père Éternel.
Liée au Père par le Christ et dans l’ Esprit l’Église est communion.

Mgr Edmond Amékusé, vous êtes de toute évidence le plus jeune de la Conférence. Vous êtes aussi, dans la CET, le premier évêque issu du Grand Séminaire Saint Jean Paul II de Lomé.

Vous êtes alors tout un espoir pour des générations en particulier la nôtre. Des générations sont en attente car les défis sont nombreux et immenses pour notre Église et notre société.
Vos charges antérieures au Togo et au Burkina Faso vous ont certainement montré l’ étendue des espoirs des jeunes Togolais et Africains. Je viens vous dire aussi que les laïcs comptent sur vous pour une synodalité effective et audacieuse.

Pour une Église en étroite solidarité avec la famille humaine, comme le rappelle le Numéro 1 de « Gaudium et Spes », vous êtes le représentant des nouvelles générations au sein de la CET avec un sang neuf.

Nous espérons, en tenant compte de votre devise, que votre calotte sera une grosse antenne parabolique qui vous permettra de capter beaucoup de choses dans le monde de la jeunesse togolaise et des laïcs pour les porter davantage au sein de la CET.

Votre calotte, tout en étant signe d’ onction du Seigneur sera aussi un satellite ambulante et très performante. Ainsi, en recevant toutes les images et en les relayant, elle est comme une interface discrète et efficace.

L’ analogie entre votre calotte et les images de parabole et de satellite nous plonge dans le monde moderne avec sa puissance technologique en matière de communication.
Et l’Église, dans « Inter Mirifica », décret du Concile Vatican II, reconnaît, au Numéro 1, que les moyens de communication font partie des merveilleuses découvertes du monde moderne.

Mgr Edmond Amékusé, être un sang neuf c’est contribuer à la vitalité de tout le corps dans son double mouvement de systole et de diastole.
Nous comptons sur vous.
Nous prierons pour vous mais nous serons aussi exigeants envers vous au nom de la co- responsabilité ecclésiale.

Mgr Edmond Amékusé, dans l’entretien exclusif réalisé par le CENCCS, vous avez affirmé que quand vous avez appris la nouvelle de votre nomination, par le Nonce Apostolique, c’était l’ étonnement et puis vous avez eu à lutter contre Dieu qui, finalement, a gagné.

Lutter contre Dieu est un risque mais Dieu a gagné en prenant, aussi et surtout, des risques avec vous et ça change tout. Par conséquent, Il fera éclater sa gloire en prenant des chemins nouveaux et des chemins audacieux avec vous.

Mgr Edmond Amékusé au nom de tous les anciens séminaristes de St Pie X d’Agoe et du Grand Séminaire de Lomé, devenu Grand Séminaire Saint Jean Paul II et enfin au nom de +Mgr Robert Casimir Tonyui Dosseh-Anyron, fondateur de ces deux maisons de formation où nos chemins se sont croisés depuis 1979, je vous offre la chanson de Jean-Claude Gianadda. Voici les paroles:

Risquer un pas vers Toi, mon Dieu.
Pour cheminer en Ta Présence
Choisir Tes sentiers audacieux
Pour devenir un pèlerin de l’Espérance.

Choisir de marcher avec Toi.
M’abandonner, faire confiance
Et désirer suivre Ta voie
Et puis jeter, jeter l’ancre de l’Espérance.

Vouloir demeurer en l’Esprit.
Travailler sans cesse à Ta Vigne
Fleurir pour Toi, porter du fruit
Pour devenir, devenir un témoin, un signe.

Risquer l’avenir avec Toi.
Venir m’abreuver à Ta source
Donner un sens à mes combats
Pour terminer, terminer avec Toi ma course.

« ADIUTORES GAUDII VESTRI »

Roger la Joie de la Croix FOLIKOUE

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