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L’usage des téléphones portables dans les lycées français pourrait être interdit dès la rentrée prochaine. Le gouvernement estime que le nouveau cadre législatif permet désormais aux établissements de mettre en œuvre cette mesure, alors que les chefs d’établissement alertent sur des difficultés pratiques liées au calendrier.

L’interdiction des téléphones portables dans les lycées français pourrait devenir effective dès la rentrée scolaire, prévue la semaine prochaine. L’annonce a été faite lundi par la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, à l’issue du Conseil des ministres.

Selon elle, le président Emmanuel Macron a décidé de promulguer la loi contenant cette disposition, malgré la censure par le Conseil constitutionnel de sa mesure phare visant à interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans.

« L’interdiction des portables dans les lycées pourra être effective dès la rentrée avec un cadre juridique stable, consolidé et législatif », a déclaré la porte-parole du gouvernement.

Sur le terrain, toutefois, la mise en œuvre de la mesure suscite des réserves. François Resnais, secrétaire national du SNPDEN-UNSA, principal syndicat des chefs d’établissement, estime que les lycées ne sont pas encore prêts et dénonce un calendrier difficile à tenir.

Une circulaire publiée le 2 juillet, accompagnée d’un vademecum, avait demandé aux établissements de préparer l’entrée en vigueur de l’interdiction à compter de septembre. Mais son application nécessite notamment une modification du règlement intérieur des établissements.

Cette procédure implique la consultation de plusieurs instances, parmi lesquelles le conseil des délégués pour la vie lycéenne et le conseil d’administration. Ces différentes étapes pourraient compliquer une mise en œuvre immédiate de la mesure dans l’ensemble des établissements.

Le dispositif prévoit néanmoins des dérogations limitées. Certains usages du téléphone pourront être autorisés lorsqu’ils sont nécessaires à des activités pédagogiques ou à certaines contraintes administratives et organisationnelles.

Sont notamment concernés les services liés au centre de documentation et d’information, à la restauration ou encore à l’hébergement. Des exceptions pourraient également s’appliquer aux étudiants suivant certaines formations dispensées dans les lycées, notamment les classes préparatoires aux concours des grandes écoles.

Parallèlement, le gouvernement entend poursuivre son projet de restriction de l’accès des mineurs aux réseaux sociaux.

À la demande du chef de l’État, le Premier ministre Sébastien Lecornu doit travailler à une nouvelle rédaction du texte afin de tenir compte des observations formulées par le Conseil constitutionnel.

L’objectif affiché par Emmanuel Macron est de parvenir à un cadre juridique stabilisé d’ici au printemps prochain, avec pour ambition de renforcer la protection des enfants et des jeunes face aux risques liés à l’usage des réseaux sociaux.

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