Le Togo a réalisé 3 537 mètres de conduites d’adduction et de distribution d’eau potable en 2024 dans quatre régions. Ces travaux accompagnent la progression de la desserte nationale, passée de 60 % en 2020 à 70,8 % en 2024, puis à 71,8 % en 2025.
Derrière chaque branchement d’eau potable se trouve un réseau de canalisations indispensable pour acheminer la ressource jusqu’aux populations. En 2024, les travaux réalisés ont concerné principalement les régions des Plateaux et de la Kara.
Les Plateaux concentrent 1 635 mètres de réseaux, soit près de 46 % du total national, suivis de la Kara avec 1 310 mètres. La région Centrale compte 469 mètres et la Maritime 123 mètres. Cette répartition reflète les projets réalisés au cours de l’année et ne constitue pas, à elle seule, un indicateur du niveau d’accès à l’eau dans chaque région.
Selon les données du ministère chargé de l’Eau, le taux national de desserte est passé de 60 % en 2020 à 70,8 % en 2024, avant d’atteindre 71,8 % en 2025. En milieu rural, il s’établissait à 76,5 % en 2024 et 77,1 % en 2025.
Cette progression repose sur plusieurs investissements : forages, unités de traitement, réservoirs, bornes-fontaines, branchements individuels et réseaux de distribution.
Le projet réalisé à Blitta illustre cette approche intégrée. Il associe de nouveaux forages et réservoirs à plus de 26 kilomètres de conduites, dont 2,186 kilomètres de refoulement et 24,260 kilomètres de distribution, ainsi que 62 bornes-fontaines.
L’extension des réseaux concerne également les zones rurales. Dans les Savanes, un projet prévoit notamment 185 kilomètres de réseaux de distribution, une conduite reliant Dalwak à Dapaong et une nouvelle unité de production de 7 200 m³ par jour.
Mais l’enjeu ne se limite pas aux grandes conduites. Le dernier kilomètre reste déterminant : une canalisation principale peut traverser une localité sans permettre à chaque ménage d’être raccordé. La proximité des points de desserte et l’existence de réseaux secondaires conditionnent donc l’accès effectif au service.
Les données sanitaires de 2023 faisaient apparaître des écarts importants entre régions concernant le recours à une source d’eau potable, avec notamment 49 % dans la Maritime, 34,5 % dans les Plateaux, 65,7 % dans la Centrale, 56,6 % dans la Kara et 79,9 % dans les Savanes.
Le défi pour le Togo consiste désormais à étendre les réseaux dans les zones encore insuffisamment couvertes tout en renforçant les infrastructures existantes.
Les 3 537 mètres de conduites réalisés en 2024 constituent ainsi un maillon de la stratégie nationale visant à rapprocher durablement l’eau potable des populations. L’enjeu sera désormais de transformer ces investissements en un service régulier, accessible et durable.













