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Le Conseil interprofessionnel de la filière soja du Togo (CIFS-Togo) affiche de nouvelles ambitions pour la campagne agricole 2026-2027. L’organisation vise une production nationale de 300.000 tonnes, portée notamment par le développement du soja biologique et la consolidation des débouchés à l’exportation.

La filière soja veut franchir un nouveau cap. Réunis en fin de semaine dernière à Agbélouvé, dans la région des Plateaux, à l’occasion du lancement officiel de la campagne agricole 2026-2027, les acteurs du secteur ont affiché leur volonté d’accroître la production nationale et de renforcer la compétitivité de la chaîne de valeur.

L’objectif fixé est de 300.000 tonnes de soja au terme de la campagne, contre un peu plus de 260.000 tonnes enregistrées en 2025. Une progression qui traduit la volonté du secteur de poursuivre sa dynamique de croissance, tout en consolidant la position du Togo sur le marché du soja biologique.

Pour le Conseil interprofessionnel, le développement du soja biologique constitue l’un des principaux leviers de croissance de la filière. Cette orientation repose notamment sur l’évolution de la demande internationale.

« Notre filière a de l’avenir, car la demande ne cesse de croître. Notre pays a été, à quatre reprises, le premier exportateur de soja biologique vers l’espace Schengen, et nous entendons préserver cette position », a indiqué Mounirou Koriko, président du conseil d’administration du CIFS-Togo.

L’enjeu est désormais de maintenir cette dynamique tout en améliorant la capacité du secteur à répondre aux exigences du marché international.

Pour atteindre la cible de 300.000 tonnes, le CIFS-Togo mise sur une meilleure coordination entre les différents acteurs de la chaîne de valeur. Producteurs, partenaires techniques et financiers, pouvoirs publics et opérateurs économiques sont appelés à renforcer leur collaboration.

Plusieurs actions sont annoncées, notamment la mise en place d’un dispositif permettant de mieux recenser les besoins des producteurs en intrants agricoles. L’amélioration de l’accès à des semences de qualité figure également parmi les priorités, tout comme le renforcement de la coopération entre les différents maillons de la filière.

Ces mesures doivent contribuer à améliorer les performances des producteurs et à renforcer la structuration de la chaîne de valeur.

La cible de 300.000 tonnes intervient dans un contexte de croissance soutenue de la production de soja au Togo. Selon les données du CIFS-Togo, celle-ci est passée de moins de 25.000 tonnes en 2015 à plus de 260.000 tonnes en 2025.

En une décennie, le soja s’est ainsi imposé parmi les principales cultures d’exportation du pays. Mais les ambitions affichées restent encore en deçà du potentiel du marché. Les besoins sont actuellement estimés à près de 700.000 tonnes, selon le CIFS-Togo.

L’écart entre la production nationale et la demande constitue à la fois un défi et une opportunité pour la filière. L’augmentation des volumes, l’amélioration de la productivité et la consolidation de la production biologique apparaissent dès lors comme des enjeux majeurs pour permettre au Togo de renforcer durablement sa présence sur le marché international du soja.

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