Le président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, président en exercice de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’OHADA, a reçu mardi 28 juillet 2026 à Lomé le Secrétaire permanent de l’organisation, le Professeur Mayatta Ndiaye Mbaye. Au cœur des échanges : la gouvernance de l’organisation, la sécurité juridique et judiciaire ainsi que les réformes destinées à renforcer l’environnement des affaires dans les États membres.
La rencontre s’est tenue en marge de la 61ᵉ session du Conseil des ministres de l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires (OHADA). Cette session examine plusieurs dossiers stratégiques liés à l’évolution du droit des affaires et au renforcement du cadre institutionnel de l’organisation.
Au cours de l’entretien, le Secrétaire permanent a présenté au président en exercice de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement les principales conclusions et orientations issues des travaux ministériels. Les discussions portent notamment sur la gouvernance de l’OHADA, la consolidation du cadre juridique des affaires, les mécanismes de financement durable ainsi que les réformes visant à améliorer la sécurité juridique et judiciaire dans les États membres.
Pour les économies de l’espace OHADA, l’harmonisation du droit des affaires constitue un levier important de réduction de l’incertitude juridique et de sécurisation des investissements. Un cadre juridique plus prévisible contribue notamment à améliorer la confiance des opérateurs économiques, à faciliter les transactions et à renforcer l’attractivité des marchés.
Le Professeur Mayatta Ndiaye Mbaye a salué la disponibilité du président du Conseil et l’attention accordée aux préoccupations de l’organisation.
« Nous sommes très heureux de la disponibilité de Monsieur le Président du Conseil, et surtout de l’attention particulière qu’il accorde à nos préoccupations », a-t-il déclaré, précisant que Faure Gnassingbé a formulé des orientations et assuré un suivi des dossiers soumis à son attention.
Selon le Secrétaire permanent, cet accompagnement devrait contribuer à renforcer la gouvernance de l’organisation, améliorer sa transparence et accroître ses performances au service des États membres.
La délégation de l’OHADA a également salué l’engagement du Togo dans le fonctionnement de l’organisation, notamment le respect de ses obligations communautaires.
Le Secrétaire permanent a, à cet égard, souligné le soutien du président du Conseil aux objectifs d’intégration juridique et économique portés par l’OHADA.
« Nous sommes persuadés que tout ce que le Président du Conseil, Son Excellence Faure Essozimna Gnassingbé, a toujours accompli pour l’OHADA témoigne de son engagement en faveur de l’Organisation et de l’attention qu’il porte à ses préoccupations », a-t-il indiqué.
Pour Lomé, la consolidation d’un droit des affaires harmonisé demeure un enjeu économique majeur. La sécurité juridique et judiciaire est en effet considérée comme un facteur déterminant pour renforcer la confiance des investisseurs, soutenir le développement du secteur privé et favoriser la croissance des économies de l’espace communautaire.
Créée en octobre 1993, l’OHADA regroupe des États africains autour d’un objectif commun : harmoniser et unifier le droit des affaires afin de renforcer la sécurité juridique et judiciaire et d’améliorer l’environnement économique.
À travers ses Actes uniformes et ses mécanismes institutionnels, l’organisation cherche notamment à réduire les disparités entre les législations nationales et à offrir aux entreprises un environnement juridique plus lisible et prévisible.
Cet enjeu prend une importance particulière dans un contexte marqué par la nécessité d’attirer davantage de capitaux privés, de faciliter les échanges intra-africains et de soutenir l’émergence d’entreprises compétitives.
Le Togo, qui assure actuellement la présidence de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’OHADA, entend ainsi poursuivre son engagement en faveur de l’intégration africaine par le droit.
L’objectif affiché est de contribuer à une organisation plus performante et mieux gouvernée, capable de renforcer la sécurité juridique et judiciaire, de stimuler l’investissement privé et de soutenir durablement l’activité économique dans ses États membres.













