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HORIZON NEWS

Lomé est depuis lundi le carrefour de l’aviation civile africaine à l’occasion de la première Convention et Exposition africaines du transport aérien, un rendez-vous continental organisé par la Commission africaine de l’aviation civile en partenariat avec la Commission de l’Union africaine, sous le haut patronage du gouvernement togolais.

L’événement rassemble des chefs d’État, des responsables institutionnels, des opérateurs du transport aérien, des investisseurs ainsi que des experts venus de tout le continent pour réfléchir à l’avenir de l’aviation africaine.

Placée sous le thème « Un ciel africain unique : connectivité et développement durable du transport aérien », cette rencontre ambitionne de faire du secteur aérien un moteur de l’intégration régionale, de la croissance économique et de la mobilité des personnes et des biens en Afrique. Le président de la CAFAC, Serge Florent Dzota, ainsi que plusieurs personnalités africaines, ont salué la tenue de cette convention, présentée comme une étape décisive pour le développement du transport aérien sur le continent.

Le choix de Lomé pour accueillir cette première édition témoigne du rôle croissant du Togo dans les dynamiques d’intégration régionale et continentale. Grâce à sa position géographique stratégique et au développement continu de ses infrastructures, la capitale togolaise s’affirme progressivement comme un pôle de dialogue, de coopération et de connectivité en Afrique de l’Ouest.

La cérémonie d’ouverture a été présidée par le président du Conseil, Faure Gnassingbé, en présence notamment du président rwandais Paul Kagame, qu’il a salué pour sa contribution aux réformes de l’Union africaine, notamment à travers le Marché unique du transport aérien africain (MUTAA).

Dans une allocution structurée autour de quatre convictions majeures, Faure Gnassingbé a présenté sa vision pour l’avenir de l’aviation africaine. Il a d’abord insisté sur la nécessité de transformer le projet du ciel unique africain en réalité opérationnelle, déplorant qu’il soit encore souvent plus facile de relier une capitale africaine à l’Europe qu’à une autre capitale du continent.

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Le dirigeant togolais a ensuite plaidé pour une meilleure accessibilité du transport aérien, estimant que le coût élevé des billets constitue un frein à l’intégration africaine. Il a également mis en avant le rôle stratégique du fret aérien dans la transformation économique du continent et dans la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).

Sa quatrième conviction porte sur la nécessité de bâtir une industrie aéronautique africaine plus robuste, innovante et durable, capable de générer des emplois qualifiés et d’offrir de nouvelles perspectives à la jeunesse africaine.

« Un ciel africain unique n’est pas seulement un projet d’aviation. C’est un projet d’intégration, de développement et de souveraineté », a déclaré Faure Gnassingbé avant de procéder à l’ouverture officielle de la convention.

Lancé en 2018 par l’Union africaine dans le cadre de l’Agenda 2063, le Marché unique du transport aérien africain vise à libéraliser davantage le ciel africain, faciliter la libre circulation des personnes et des biens et renforcer la compétitivité économique du continent dans le prolongement de la décision de Yamoussoukro.

Pendant plusieurs jours, les participants échangeront sur des thématiques stratégiques telles que les infrastructures aéroportuaires, les corridors de fret et de logistique, les mécanismes de financement, la sécurité aérienne, l’innovation technologique et le développement durable.

Des forums politiques, des expositions, des espaces de réseautage et des rencontres professionnelles permettront également de renforcer les partenariats entre les décideurs publics, les compagnies aériennes, les gestionnaires d’aéroports, les investisseurs et les partenaires internationaux, avec pour ambition de faire de l’aviation un véritable catalyseur du développement africain.

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