La future raffinerie pétrolière de Lamu, au Kenya, représente un investissement estimé à 16 milliards de dollars. Avec une capacité projetée de 700 000 barils par jour, le projet devrait renforcer les capacités de raffinage de l’Afrique de l’Est et réduire sa dépendance aux importations de produits pétroliers.
Afreximbank a salué la pose de la première pierre de cette infrastructure, en présence du président kényan William Samoei Ruto. Le projet devrait également générer environ 60 000 emplois et s’approvisionner en pétrole brut auprès de producteurs africains, notamment l’Ouganda, pour alimenter les marchés kényan et régional.
Pour Dr George Elombi, président d’Afreximbank, la raffinerie illustre la capacité de l’Afrique à transformer davantage ses ressources naturelles sur le continent, à créer de la valeur et à renforcer sa sécurité énergétique.
Le projet s’inscrit dans le cadre du partenariat entre Afreximbank et le Kenya. Lancé en 2023, le Programme-pays de 3 milliards de dollars de la Banque accompagne notamment le développement industriel, les infrastructures commerciales et l’adaptation climatique.
Afreximbank soutient également les zones industrielles de Dongo Kundu, Naivasha II et Vipingo, avec près d’un milliard de dollars consacrés aux deux premiers projets.
La raffinerie de Lamu marque par ailleurs l’expansion du Groupe Dangote en Afrique de l’Est. Afreximbank indique avoir mobilisé près de 15 milliards de dollars en faveur du groupe depuis 2015. En 2026, elle a notamment souscrit 2,5 milliards de dollars à un prêt syndiqué de 4 milliards de dollars destiné à la raffinerie Dangote au Nigeria.
En 2025, la Banque a également lancé un programme de financement renouvelable de 3 milliards de dollars pour soutenir les importations intra-africaines de produits pétroliers, avec un objectif de faciliter entre 10 et 14 milliards de dollars d’échanges.
Pour Afreximbank, la raffinerie de Lamu s’inscrit ainsi dans la dynamique de la ZLECAf, en favorisant la transformation des ressources africaines, le développement des chaînes de valeur régionales et le commerce intra-africain.













