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Lomé accueille ce vendredi une réunion extraordinaire de l’Alliance Politique Africaine (APA), consacrée aux répercussions de la crise au Moyen-Orient sur le continent africain et aux réponses concertées que les États africains peuvent y apporter.

La rencontre réunit les pays membres de l’Alliance ainsi que des représentants de plusieurs États du Golfe, notamment le Koweït et le Qatar, dans un contexte international marqué par de fortes tensions géopolitiques.

La cérémonie d’ouverture a été présidée par le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, qui a salué la présence du Président de la République de Sierra Leone et président en exercice de la CEDEAO, Julius Maada Bio, ainsi que celle des différentes délégations ayant fait le déplacement de Lomé.

Souhaitant la bienvenue aux participants, le dirigeant togolais a rendu hommage à leur engagement en faveur du dialogue, de la paix, de la stabilité et de la défense des intérêts stratégiques du continent africain.

Dans son allocution, Faure Gnassingbé a souligné la nécessité pour l’Afrique de renforcer sa cohésion face aux profondes mutations de l’environnement international. Selon lui, le continent doit faire entendre une voix unie, développer sa résilience et promouvoir des réponses communes aux défis sécuritaires, économiques, politiques et géopolitiques qui s’imposent à lui.

« Je forme le vœu que nos échanges contribuent à faire émerger des réponses africaines concertées face aux défis de notre temps », a déclaré le Président du Conseil.

Créée à l’initiative du Togo en mai 2023, l’Alliance Politique Africaine regroupe dix États : l’Angola, le Burkina Faso, le Gabon, la Guinée, la Libye, le Mali, la Namibie, la République centrafricaine, la Tanzanie et le Togo. Ce cadre de concertation a pour ambition de renforcer le dialogue politique entre les pays africains, de promouvoir des positions communes sur les grands enjeux internationaux et de défendre plus efficacement les intérêts du continent sur la scène mondiale.

Les travaux de cette conférence ministérielle devraient déboucher sur des recommandations destinées à renforcer la coordination africaine face aux conséquences des crises internationales et à consolider la paix, la stabilité et le développement durable sur le continent.

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