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Le gouvernement togolais poursuit le renforcement de son dispositif de protection sociale à travers les transferts monétaires destinés aux populations les plus vulnérables. Lancée en décembre 2025, la nouvelle opération nationale permettra à 700 000 personnes de bénéficier d’un appui financier direct de 25 000 FCFA par ménage, dans la continuité des programmes arrivés à terme en 2024.

Financée par l’État togolais, la Banque mondiale et l’Agence française de développement (AFD), cette initiative repose sur des mécanismes de paiement numériques sécurisés. Elle vise à soutenir les ménages les plus fragiles, tout en consolidant les filets sociaux et en favorisant leur autonomie économique.

Les résultats enregistrés entre août 2024 et août 2025 témoignent de l’ampleur de cet engagement. Plus de 1,1 milliard de FCFA ont été mobilisés pour financer les transferts monétaires au profit des bénéficiaires des programmes de protection sociale.

Dans les régions des Plateaux, de la Kara et de la Centrale, les interventions ont ciblé les ménages confrontés à d’importantes difficultés socio-économiques. La région de la Kara compte 2 883 ménages bénéficiaires, devant les Plateaux (2 076 ménages) et la région Centrale (990 ménages), illustrant un ciblage adapté aux niveaux de vulnérabilité observés.

Au-delà de l’assistance financière, ces transferts permettent aux bénéficiaires de couvrir des besoins essentiels tels que l’alimentation, les soins de santé et la scolarisation des enfants, tout en soutenant le développement de petites activités génératrices de revenus. « L’argent reçu m’a permis d’agrandir mon commerce et de pouvoir prendre soin de mes enfants », témoigne une revendeuse de céréales.

Les bénéficiaires sont sélectionnés selon des critères précis, notamment la précarité alimentaire, les maladies chroniques, le handicap, la perte de revenus ou encore les difficultés à assurer la scolarisation des enfants.

Pour le gouvernement, les transferts monétaires constituent un investissement dans le capital humain. Ils s’inscrivent dans un programme de protection sociale de cinq ans articulé autour de trois axes : les transferts monétaires inconditionnels, l’insertion des jeunes en situation de vulnérabilité et l’autonomisation économique des ménages, avec une attention particulière portée aux femmes à travers le soutien aux activités génératrices de revenus.

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