Le bilan des pluies diluviennes qui frappent la Côte d’Ivoire depuis le mois de juin continue de s’alourdir. À ce jour, 59 personnes ont perdu la vie, a annoncé mercredi le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, à l’issue du Conseil des ministres.
La situation s’est particulièrement aggravée après les fortes précipitations enregistrées à Abidjan, où 400 mm de pluie sont tombés en seulement 24 heures, soit plus de 25 % de la pluviométrie annuelle moyenne de la capitale économique. Ces intempéries ont provoqué d’importantes inondations, des effondrements d’ouvrages, des chutes d’arbres et de murs de clôture, ainsi que de nombreux dégâts matériels.
Selon le gouvernement, la commune d’Attécoubé est la plus durement touchée, avec une vingtaine de décès. Les autorités expliquent en partie ce lourd bilan par le retour de certaines populations sur des sites à risque dont elles avaient pourtant été évacuées.
« Le Conseil déplore un bilan particulièrement élevé de 59 personnes décédées cette année, alors que nous ne sommes qu’au début de la saison des pluies », a déclaré Amadou Coulibaly. Il a toutefois souligné qu’aucune victime n’a été enregistrée dans les zones à risque où les populations ont respecté les consignes d’évacuation.
Le gouvernement a renouvelé son appel à la vigilance, invitant les habitants à quitter les zones exposées et à respecter strictement les mesures de sécurité afin de prévenir de nouveaux drames.
À titre de comparaison, à la même période en 2025, les intempéries avaient causé 18 décès, inondé 79 habitationset affecté 47 infrastructures publiques, selon les données de l’Office national de la protection civile (ONPC). Le bilan enregistré cette année illustre ainsi une aggravation significative des conséquences des fortes pluies en Côte d’Ivoire.














