Le Togo a officiellement lancé, le 26 juin 2026 à Lomé, les activités de l’Année internationale de la Femme agricultrice 2026, proclamée par l’Assemblée générale des Nations Unies. Placée sous le thème « Des femmes autonomes, transformant les systèmes agroalimentaires », cette initiative traduit la volonté du gouvernement et de ses partenaires de renforcer le rôle des femmes dans la transformation du secteur agricole et la sécurité alimentaire.
La cérémonie a été présidée par le Directeur de cabinet du ministère de l’Agriculture, de la Pêche, des Ressources animales et de la Souveraineté alimentaire (MAPRASA), Dr Konlani Dindiogue, représentant le ministre, en présence du chargé du bureau de la FAO au Togo, Dr Oyétoundé Djiwa, des représentants du Système des Nations Unies, des partenaires techniques et financiers ainsi que des organisations professionnelles agricoles.
À travers cette célébration, les Nations Unies entendent mettre en lumière la contribution des femmes à la production agricole, à la sécurité alimentaire et au développement durable, tout en encourageant les États à adopter des politiques publiques et des investissements favorisant leur autonomisation.
Le représentant du Système des Nations Unies a appelé à des engagements concrets en faveur des agricultrices togolaises.
« Je forme le vœu que cette Année internationale se traduise par des engagements concrets, des politiques transformatrices et des investissements durables au bénéfice des agricultrices togolaises. Ensemble, faisons de cette Année internationale un engagement durable afin de donner à chaque agricultrice les moyens de réussir et de contribuer pleinement à l’avenir du Togo », a-t-il déclaré.
Intervenant à son tour, Dr Konlani Dindiogue a rappelé que les femmes constituent un pilier de la sécurité alimentaire et de l’économie rurale, grâce à leur contribution déterminante à la production agricole, à la transformation et à l’alimentation des ménages.
Il a réaffirmé l’engagement du gouvernement, sous le leadership du président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, à poursuivre les réformes destinées à promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation économique des femmes.
Parmi les avancées citées figurent l’adoption du Code des personnes et de la famille, la loi sur la parité, le renforcement du dispositif juridique de lutte contre les violences faites aux femmes ainsi que les politiques en faveur de l’éducation des filles et de l’inclusion financière.
Le représentant du ministère a également mis en avant plusieurs programmes publics qui améliorent les conditions de production des femmes rurales. Il a notamment évoqué AGRISEF du Fonds national de la finance inclusive, le Projet d’accès des jeunes aux services financiers (AJSEF), le Projet d’autonomisation des femmes rurales au Togo (PAFeRT), les Zones d’aménagement agricole planifié (ZAAP) ainsi que les programmes FSRP-Togo, ProMIFA et PRIMA-Togo.
Ces dispositifs facilitent l’accès des femmes aux financements, aux terres aménagées, aux équipements agricoles, aux innovations technologiques et aux marchés, contribuant ainsi à accroître leur productivité et leurs revenus.

Le gouvernement a également mis en avant les progrès réalisés par le pays en matière d’égalité des sexes. Selon le rapport Women, Business and the Law 2024 de la Banque mondiale, le Togo occupe la première place en Afrique et la 19ᵉ place au niveau mondial pour les réformes favorables à l’emploi et à l’entrepreneuriat féminin.
Malgré ces résultats, Dr Konlani Dindiogue a estimé que les crises internationales imposent d’intensifier les actions en faveur des femmes et des jeunes en milieu rural. Il considère cette Année internationale comme une opportunité d’accélérer la transformation des systèmes agroalimentaires vers un modèle plus inclusif, résilient et compétitif.
Cette ambition sera notamment portée par le Programme de modernisation de l’agriculture au Togo (ProMAT), qui vise à moderniser durablement le secteur agricole, créer des emplois décents et renforcer l’inclusion sociale.
Avant de déclarer officiellement ouvertes les activités de l’Année internationale de la Femme agricultrice 2026, le Directeur de cabinet a exprimé la gratitude du gouvernement envers les partenaires techniques et financiers, les organisations professionnelles agricoles et l’ensemble des acteurs mobilisés pour le développement du secteur.
Les activités se poursuivront tout au long de l’année à travers des campagnes de sensibilisation, des sessions de formation, des rencontres d’échanges et des initiatives de valorisation des femmes rurales. Le point culminant de cette célébration est prévu en octobre 2026, avec une série d’événements destinés à mettre en lumière la contribution des agricultrices togolaises à la sécurité alimentaire, à la croissance agricole et au développement économique du pays.














