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Dans un contexte où les conflits liés à la terre demeurent une source récurrente de tensions sociales au Togo, la question de la sécurisation du foncier s’impose comme un enjeu majeur de cohésion communautaire. C’est dans cette dynamique que la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH Togo) a organisé, à Kpalimé, chef-lieu de la région des Plateaux-Ouest, un atelier régional de renforcement des capacités à l’intention des chefs traditionnels.

Cet atelier de deux jours a porté sur le thème : « Rôle des autorités traditionnelles dans la résolution des litiges fonciers ». Il a réuni un large éventail d’acteurs, notamment des chefs traditionnels, des magistrats, des élus locaux, des représentants de l’administration publique ainsi que des experts du domaine foncier.

À travers cette initiative inscrite dans son plan annuel de travail 2026, la CNDH entend renforcer les compétences des chefs traditionnels, souvent en première ligne dans la gestion des conflits liés à la terre au niveau communautaire.

Les échanges ont mis en lumière la responsabilité centrale des autorités coutumières dans la prévention des litiges fonciers, mais aussi la nécessité d’une meilleure maîtrise des textes juridiques encadrant le droit à la propriété. L’objectif est de favoriser des décisions plus équitables, conformes aux droits humains et capables de réduire les tensions entre communautés.

Au Togo, les litiges fonciers restent l’une des principales causes de conflits familiaux et communautaires, souvent exacerbés par l’insuffisance de documentation foncière, la pression démographique et la complexité des procédures d’accès à la terre.

En renforçant les capacités des acteurs traditionnels, la CNDH mise sur une approche préventive et inclusive, combinant justice moderne et mécanismes coutumiers de résolution des conflits.

Au terme de l’atelier, les participants ont exprimé leur engagement à jouer pleinement leur rôle dans la prévention et la résolution pacifique des différends fonciers dans leurs localités respectives. Ils ont également salué cette initiative qui leur permet de mieux comprendre les enjeux juridiques et humains liés à la propriété foncière.

En misant sur la formation des autorités traditionnelles, la CNDH confirme sa volonté de contribuer durablement à la réduction des conflits fonciers et au renforcement de la paix sociale dans les communautés.

Une démarche qui place ainsi les chefs traditionnels au cœur d’une gouvernance foncière plus responsable, plus équitable et plus apaisée.

Jean-Marc EDRON

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