En marge du troisième Sommet Russie-Afrique, le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, s’est entretenu le 30 octobre 2026 au Kremlin, à Moscou, avec le Président russe Vladimir Poutine.
Au cœur des discussions : la consolidation des relations diplomatiques, l’accélération de la coopération économique et l’ouverture de nouvelles perspectives dans les secteurs stratégiques. La coopération entre Lomé et Moscou franchit une nouvelle étape. Réunis au Kremlin, les présidents Faure Essozimna Gnassingbé et Vladimir Poutine ont réaffirmé leur volonté de donner une dimension plus opérationnelle à leur partenariat. Cette rencontre, élargie aux délégations ministérielles des deux pays, intervient dans le prolongement des échanges engagés en novembre 2025 et du troisième Sommet Russie-Afrique.
Sur le plan commercial, les deux pays disposent d’une base d’échanges en progression. Selon les données communiquées par Vladimir Poutine, le volume des échanges commerciaux bilatéraux a atteint 852 millions de dollars en 2025. Pour consolider cette dynamique, la commission mixte intergouvernementale de coopération est appelée à jouer un rôle central dans l’identification des opportunités d’investissement et le suivi des projets communs.
Prenant la parole, Faure Gnassingbé s’est félicité des avancées enregistrées depuis sa précédente rencontre avec le dirigeant russe, en novembre 2025. Il a notamment évoqué la première session de la commission mixte intergouvernementale, organisée à Lomé en septembre 2026, qui a permis d’accélérer plusieurs initiatives de coopération. Le Président du Conseil a également révélé que sept mémorandums d’entente ont déjà été signés entre les deux pays depuis cette rencontre. Une évolution qui traduit, selon lui, la volonté des deux parties de transformer les engagements politiques en instruments concrets de coopération.
« Quand nous nous sommes rencontrés au mois de novembre dernier, nous avons initié des discussions et engagé des processus. Et très rapidement, les choses se sont matérialisées », a-t-il souligné.
Les perspectives de coopération concernent notamment l’énergie, les transports, la logistique, la prospection géologique et l’agriculture. Autant de secteurs susceptibles d’élargir les domaines d’intervention des entreprises et institutions des deux pays.
Vladimir Poutine a réaffirmé la disponibilité de la Russie à accompagner les priorités de développement du Togo. Il a également mis en avant le potentiel de coopération dans les domaines éducatif et scientifique, marqué notamment par l’intérêt croissant des étudiants togolais pour les universités russes.
Un rapprochement diplomatique et institutionnelAu-delà des échanges économiques, les deux dirigeants ont relevé les progrès enregistrés dans le renforcement de leurs relations diplomatiques. L’entrée en vigueur, en septembre 2026, de l’Accord sur les fondements des relations entre les deux pays constitue une avancée institutionnelle importante.
La reprise, en août dernier, des activités de l’ambassade de Russie à Lomé et les préparatifs relatifs à l’ouverture d’une ambassade togolaise à Moscou illustrent également cette volonté de renforcer la présence diplomatique réciproque.
Vladimir Poutine a, par ailleurs, salué le soutien du Togo aux initiatives russes au sein des Nations unies et dans les autres instances internationales.
De son côté, Faure Gnassingbé a exprimé sa reconnaissance pour l’accueil réservé à la délégation togolaise et félicité son homologue russe pour l’organisation du Forum économique et du troisième Sommet Russie-Afrique.
« La tenue d’un tel rendez-vous et sa parfaite organisation honorent votre pays et confirment la vitalité du dialogue russo-africain », a déclaré le Président du Conseil.
À travers cette rencontre de Moscou, Lomé et Moscou affichent ainsi leur ambition de consolider les acquis diplomatiques et d’élargir leur coopération économique.
L’enjeu est désormais de traduire les accords et mémorandums signés en projets structurants, capables de produire des retombées concrètes pour les deux économies.















