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HORIZON NEWS

Après l’incendie qui a ravagé un grand magasin du marché d’Anié, dans la région des Plateaux, le gouvernement annonce des mesures financières pour aider les commerçants sinistrés à reconstituer leurs stocks et à reprendre leurs activités. Le dispositif prévoit notamment la suspension des remboursements de crédits, des prêts à taux zéro et une indemnisation des pertes déclarées.

Le gouvernement togolais met en place un mécanisme de soutien aux commerçants touchés par l’incendie du marché d’Anié, survenu dans la nuit du 28 septembre 2026. Située à environ 189 km au nord de Lomé, cette localité de la région des Plateaux a vu son grand magasin, implanté au niveau du rond-point central, ravagé par les flammes.

Aucune perte en vie humaine n’a été signalée, mais les dégâts matériels sont considérables. D’importantes quantités de marchandises ont été détruites, entraînant des pertes pour les opérateurs économiques concernés.

Pour faciliter la reprise des activités, le dispositif gouvernemental prévoit d’abord une suspension de 12 mois du remboursement des crédits en cours à la date du sinistre. Les commerçants concernés pourront également bénéficier de crédits relais à taux zéro afin de reconstituer leurs stocks et de relancer leurs opérations commerciales.

Le mécanisme comprend aussi un volet indemnisation. Les commerçants assurés auprès du Fonds national de la finance inclusive (FNFI) pourront obtenir un remboursement intégral des sinistres déclarés, dans la limite des montants déclarés. Pour les commerçants non assurés, une compensation pouvant atteindre 50 % des pertes est prévue.

Par ailleurs, un guichet de refinancement sera ouvert aux systèmes financiers décentralisés (SFD) opérant dans la zone sinistrée. L’objectif est de leur faciliter l’accès aux ressources nécessaires pour financer la relance des activités des commerçants touchés.

Cette intervention vise à limiter les conséquences économiques de l’incendie sur les revenus des commerçants et sur les échanges locaux. À Anié, dont l’économie est étroitement liée aux activités agricoles et commerciales, la destruction des marchandises représente un choc pour les opérateurs concernés.

Le sinistre survient moins d’un mois après l’incendie du marché de Château, à Kpalimé, dans la nuit du 6 au 7 septembre 2026. Des stocks de céréales et de produits alimentaires avaient alors été détruits.

La succession de ces incendies remet en lumière la question de la protection des marchés et des stocks commerciaux contre les risques de sinistre. Au-delà de l’aide d’urgence, la prévention des incendies, la sécurisation des installations et le développement de mécanismes d’assurance accessibles constituent des enjeux importants pour renforcer la résilience des commerçants togolais.

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