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HORIZON NEWS

Le Secrétariat de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) s’associe au All-Africa Intellectual Property Summit pour accélérer l’intégration de la propriété intellectuelle dans les stratégies commerciales et industrielles du continent. Le partenariat sera au cœur de la 7ᵉ édition du sommet, prévue du 11 au 13 novembre 2026 à Nairobi, au Kenya.

Placée sous le thème « Intégrer la propriété intellectuelle au cœur de la transformation commerciale, industrielle et créative de l’Afrique », la rencontre intervient alors que le continent franchit une nouvelle étape dans la construction d’un marché africain intégré.

En février 2026, la 39ᵉ session ordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine a approuvé huit des neuf annexes au Protocole de la ZLECAf relatif aux droits de propriété intellectuelle.

Ces textes couvrent notamment les brevets, les marques, les dessins et modèles industriels, les indications géographiques, les modèles d’utilité, les obtentions végétales, les savoirs traditionnels et les expressions culturelles traditionnelles, ainsi que le droit d’auteur et les droits connexes.

Cette avancée doit permettre d’harmoniser progressivement les règles applicables aux actifs immatériels à l’échelle continentale, alors que les entreprises africaines cherchent à accroître leur présence sur les marchés régionaux et internationaux.

Au-delà de la protection juridique, l’enjeu est désormais économique. Pour la ZLECAf, la propriété intellectuelle doit permettre aux entreprises, aux innovateurs et aux créateurs africains de mieux valoriser leurs marques, inventions, technologies, œuvres et autres actifs incorporels.

Une meilleure protection de ces actifs peut faciliter leur commercialisation, renforcer la compétitivité des entreprises et favoriser l’accès au financement, aux investissements, aux partenariats industriels et à de nouveaux marchés.

L’objectif rejoint ainsi les ambitions de la ZLECAf en matière d’industrialisation et de diversification des économies africaines. La propriété intellectuelle constitue notamment un outil pour rapprocher innovation, production et commerce intra-africain.

Pendant trois jours, le sommet réunira décideurs publics, spécialistes de la propriété intellectuelle, entreprises, innovateurs, créateurs, universitaires, investisseurs, institutions financières et partenaires au développement.

Les échanges porteront notamment sur la commercialisation de la propriété intellectuelle, le transfert de technologies, l’innovation, les industries créatives et la transformation industrielle.

Le Secrétariat de la ZLECAf apportera aux discussions son expertise sur les enjeux de commerce et d’intégration continentale, avec un accent particulier sur la mise en œuvre du Protocole relatif aux droits de propriété intellectuelle.

« La tâche qui nous incombe est de traduire ce cadre en opportunités concrètes pour les entreprises, les innovateurs et les créateurs africains », a déclaré Wamkele Mene, Secrétaire général de la ZLECAf. Selon lui, le partenariat doit contribuer à renforcer le lien entre propriété intellectuelle, commerce, investissement et industrialisation.

Le sommet prévoit également un Pavillon de l’innovation, destiné à exposer des inventions, produits créatifs, actifs de propriété intellectuelle et entreprises africaines. L’initiative doit favoriser les rencontres entre porteurs de projets, investisseurs, institutions financières et partenaires commerciaux.

Les travaux de recherche et propositions de politiques publiques présentés dans le cadre de l’appel à contributions alimenteront également les discussions.

À l’issue des travaux, les participants devraient adopter la Déclaration de Nairobi sur la propriété intellectuelle et la transformation économique de l’Afrique. Celle-ci doit définir des priorités pour intégrer davantage le régime continental de propriété intellectuelle dans les politiques commerciales et industrielles de la ZLECAf.

Pour Sand Mba Kalu, président du All-Africa Intellectual Property Summit, cette coopération intervient à un moment déterminant pour la mise en œuvre du cadre continental. Le sommet doit notamment permettre de rapprocher politiques publiques, entreprises, innovation et créativité afin de faire de la propriété intellectuelle un instrument de création de valeur économique.

À travers ce partenariat, la ZLECAf entend ainsi inscrire la propriété intellectuelle dans une logique plus large : passer de la protection des actifs africains à leur valorisation commerciale, dans un marché continental appelé à renforcer les échanges, l’investissement et la transformation industrielle.

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