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Le gouvernement togolais reconfigure son dispositif de promotion des investissements. La Société d’administration de la zone franche (SAZOF) est dissoute, tandis que l’Agence de promotion des investissements et de la zone franche (API-ZF) voit ses compétences élargies. Une réforme destinée à concentrer les fonctions de promotion, de gestion et de développement des espaces industriels au sein d’un même dispositif.

Le Conseil des ministres du mercredi 26 août 2026 a acté la dissolution de la SAZOF, mettant ainsi fin à une institution créée en 1994 pour administrer la zone franche industrielle et accompagner les entreprises qui y étaient installées.

La disparition de la SAZOF ne signifie toutefois pas l’abandon de ses missions. Celles-ci, ainsi que ses prérogatives, son patrimoine et ses obligations, sont transférés à l’API-ZF, conformément au cadre prévu par le Code des investissements de 2019. Le personnel de la société sera également pris en charge dans le cadre de cette réorganisation.

Avec cette réforme, l’API-ZF voit son rôle considérablement renforcé. Son nouveau cadre réglementaire précise ses attributions, son organisation et son fonctionnement, tout en élargissant son champ d’intervention.

L’Agence est désormais appelée à intervenir notamment dans l’aménagement, la gestion et la mise à disposition de zones industrielles, en plus de ses fonctions de promotion des investissements et de la zone franche.

Le choix opéré par le gouvernement consiste ainsi à faire de l’API-ZF un instrument institutionnel plus intégré, capable d’agir à la fois sur l’attractivité du territoire, l’accueil des investisseurs et la mise à disposition des infrastructures et espaces nécessaires à l’implantation des activités industrielles.

La dissolution de la SAZOF et le renforcement de l’API-ZF traduisent également une volonté de rationaliser le dispositif public de promotion des investissements.

La concentration des missions au sein de l’API-ZF devrait permettre de limiter les chevauchements institutionnels et de renforcer la lisibilité du dispositif pour les investisseurs.

Le nouveau cadre prévoit également un renforcement des mécanismes de transparence et de contrôle relatifs à l’octroi des agréments et des avantages accordés aux investisseurs.

Pour le gouvernement, cette réorganisation doit permettre à l’API-ZF de disposer d’un cadre institutionnel « plus cohérent, plus souple et plus performant » pour soutenir l’attractivité du Togo, les investissements privés et le développement industriel.

La réforme intervient alors que la zone franche conserve un poids important dans l’économie togolaise. Selon les données communiquées par le gouvernement, 141 entreprises ont été agréées depuis la création de la SAZOF, dont 91 sont encore en activité.

En 2024, les investissements réalisés dans la zone franche ont atteint 425,664 milliards de FCFA, soit environ 7 % du PIB. Les entreprises qui y sont implantées ont également généré près de 19 000 emplois directs au profit des nationaux.

Ces données donnent une portée économique particulière à la disparition de la SAZOF. L’enjeu pour l’API-ZF sera désormais de reprendre cet héritage tout en améliorant l’efficacité du dispositif de promotion et d’accompagnement des investisseurs.

La réforme fait donc de l’API-ZF le principal point d’appui institutionnel du gouvernement en matière de promotion des investissements, de zone franche et de développement des espaces industriels.

Sa capacité à attirer de nouveaux capitaux, faciliter l’implantation des entreprises, développer l’offre de zones industrielles et assurer une gestion transparente des avantages accordés aux investisseurs sera déterminante pour mesurer les résultats de cette réorganisation.

Avec la dissolution de la SAZOF, le gouvernement ne procède donc pas simplement à la suppression d’une structure publique. Il opère un recentrage institutionnel autour d’une API-ZF aux compétences élargies, appelée à jouer un rôle accru dans la stratégie d’investissement et d’industrialisation du Togo.

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