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Alakoyo, 30 juillet 2026 – En prélude à la célébration de la Journée internationale de la Femme africaine, commémorée chaque 31 juillet, le Village d’Enfants Atakpamé a réuni jeudi les communautés d’Alakoyo et d’Akpaka autour d’une journée de sensibilisation consacrée à l’autonomisation économique des femmes. Organisée dans le cadre du projet FACOFPE, cette initiative a mis en lumière les défis qui freinent encore l’entrepreneuriat féminin tout en invitant les hommes à jouer pleinement leur rôle de partenaires dans la promotion de l’égalité et du développement familial.

Placée sous le thème « Femmes entrepreneures togolaises : lever les barrières et accélérer les opportunités », la rencontre a offert un cadre d’échanges entre femmes et hommes autour des obstacles qui limitent encore l’épanouissement économique des femmes. Les discussions ont notamment porté sur les pesanteurs socioculturelles, la charge des travaux domestiques, les difficultés d’accès aux ressources et la nécessité d’un environnement plus favorable à l’initiative féminine.

Les travaux ont été animés par Mme Pouly, chargée du genre à la Direction régionale de la Solidarité Plateaux, qui a conduit les participants à identifier les principaux freins à l’entrepreneuriat féminin avant de proposer des pistes de solutions axées sur la solidarité familiale, le partage des responsabilités et le renforcement des capacités des femmes.

Animatrice sur le projet FACOFPE à SOS Villages d’Enfants Atakpamé, Mme Akakpo Oboubé a souligné que cette journée se voulait avant tout un moment de réflexion et de mobilisation collective.

« Cette journée a permis aux femmes d’identifier les barrières qui freinent leur évolution. Une fois ces obstacles recensés, des solutions ont été proposées. Nous avons également lancé un appel aux hommes afin qu’ils accompagnent davantage les femmes, notamment dans la prise en charge des enfants et des tâches ménagères, pour leur permettre de mieux développer leurs activités économiques au profit de toute la famille », a-t-elle déclaré.

Elle a précisé que le choix d’Alakoyo s’explique par le fait que cette localité, au même titre qu’Akpakafigure parmi les communautés participantes du projet FACOFPE. Les populations des deux villages ont ainsi pris part à cette célébration, traduisant la volonté du Village d’Enfants Atakpamé de renforcer la cohésion communautaire autour des questions liées à l’autonomisation des femmes et à la protection des enfants.

Mme Akakpo Oboubé a également rappelé que cette activité s’inscrit dans une série d’actions menées tout au long de l’année par l’organisation dans les communautés partenaires, notamment à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes et de la Journée internationale de la famille.

Profitant de cette tribune, elle a invité les femmes togolaises à croire davantage en leur potentiel et à saisir toutes les opportunités susceptibles de renforcer leur autonomie économique.

 Les femmes constituent une véritable richesse pour le Togo. J’appelle toutes les femmes à redoubler d’efforts, à valoriser leurs compétences et à saisir les opportunités qui s’offrent à elles afin de contribuer davantage au développement économique du pays, à la réduction de la pauvreté et au bien-être des familles ainsi que des enfants », a-t-elle exhorté.

Au-delà de la célébration, cette rencontre aura surtout rappelé que l’autonomisation des femmes ne peut être l’affaire des seules institutions ou organisations de développement. Elle repose également sur un engagement personnel de chaque femme à croire en ses capacités, à oser entreprendre, à se former et à transformer les défis en opportunités.

Le développement des communautés passe inévitablement par une participation active des femmes à la vie économique et sociale. En se libérant des barrières qui freinent leur épanouissement et en bénéficiant du soutien de leurs familles, de leurs communautés et des pouvoirs publics, elles pourront pleinement exprimer leur potentiel.

Le message lancé depuis Alakoyo sonne ainsi comme un appel au réveil collectif de la gent féminine. Car une femme autonome inspire sa famille, renforce sa communauté et participe à la construction d’une nation plus prospère. Ensemble, en faisant tomber les obstacles et en multipliant les opportunités, les femmes togolaises peuvent ouvrir la voie à un lendemain plus juste, plus inclusif et porteur d’espoir pour les générations futures.

Jean-Marc EDRON

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