Lomé, 30 juillet 2026 – Le gouvernement togolais a réuni, mercredi à Lomé, les principaux acteurs du secteur privé dans le cadre d’un atelier national consacré à leur contribution à la mise en œuvre de la Vision Togo 2040 et de la Feuille de route gouvernementale 2026-2031. Cette rencontre s’inscrit dans la volonté des autorités de faire de l’investissement privé un moteur de la transformation économique du pays.
Présidée, au nom du Président du Conseil, Faure Gnassingbé, par la ministre, secrétaire générale de la Présidence du Conseil, Sandra Ablamba Johnson, la rencontre a rassemblé plusieurs membres du gouvernement, dont Badanam Patoki, ministre de l’Économie et de la Veille stratégique, Kokou Edem Tengue, ministre délégué chargé de l’Économie maritime, et Arthur Trimua, ministre délégué chargé de la Promotion des investissements.
Des représentants du Groupe de la Banque mondiale, de la Société financière internationale (SFI), des organisations patronales, des entreprises, des PME, du monde universitaire, de la magistrature ainsi que des experts internationaux ont également pris part aux échanges.
Organisé dans le prolongement du séminaire gouvernemental des 11 et 12 juin 2026, l’atelier vise à renforcer le dialogue entre l’État et le secteur privé afin d’identifier les réformes susceptibles de stimuler les investissements, d’améliorer la compétitivité de l’économie nationale et d’accélérer la transformation structurelle du pays.
Les autorités togolaises considèrent la Vision Togo 2040 comme le cadre stratégique destiné à orienter les politiques publiques au cours des quinze prochaines années. Ce programme ambitionne notamment de doubler le produit intérieur brut (PIB) par habitant et de ramener le taux de pauvreté à moins de 15 %, avec pour objectif d’améliorer durablement les conditions de vie des populations.
À l’ouverture des travaux, Sandra Ablamba Johnson a souligné que l’atteinte de ces objectifs repose sur une mobilisation accrue de l’investissement privé, une meilleure valorisation des atouts économiques du pays et la poursuite des réformes destinées à améliorer le climat des affaires.
Selon elle, « l’atteinte de ces objectifs nécessite une transformation structurelle de l’économie, et donc un nouveau modèle de croissance davantage tiré par l’investissement privé afin de créer plus de richesses et d’emplois ».
Les participants ont relevé plusieurs progrès réalisés ces dernières années, notamment une hausse de 27,3 % du stock des investissements directs étrangers (IDE) en 2025, évalué à 2,063 milliards de dollars américains. Ils ont également cité le développement de la Plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA) ainsi que les réformes engagées dans les domaines douanier et foncier pour renforcer la sécurité juridique des investisseurs.
Sandra Ablamba Johnson a rappelé que le Président du Conseil considère le secteur privé comme un partenaire stratégique du développement national. Elle a notamment évoqué les mécanismes de concertation mis en place, tels que la Cellule climat des affaires et le Cadre de concertation État-secteur privé, destinés à favoriser un dialogue permanent entre les pouvoirs publics et les opérateurs économiques.
La ministre a également salué l’appui du Groupe de la Banque mondiale, des partenaires techniques et financiers ainsi que des acteurs économiques dans l’élaboration de la Vision Togo 2040 et dans la mise en œuvre des réformes engagées.
De leur côté, les ministres Badanam Patoki, Kokou Edem Tengue et Arthur Trimua ont réaffirmé la volonté du gouvernement de renforcer l’attractivité du Togo et de mobiliser les investissements nécessaires à la réalisation des objectifs de développement du pays.
Les discussions ont porté sur l’amélioration du climat des affaires, le développement des partenariats public-privé, la mobilisation d’investissements structurants et la définition d’engagements réciproques entre l’État et les entreprises.
Les ateliers sectoriels se sont concentrés sur trois domaines prioritaires : l’agro-industrie, la logistique et les transports, ainsi que l’énergie. Les participants ont également bénéficié des retours d’expérience d’experts du Maroc et de Maurice sur les politiques de mobilisation du secteur privé.
À l’issue des travaux, plusieurs réformes prioritaires ont été identifiées et des objectifs mesurables définis à court et moyen terme.
Le président de l’Association des grandes entreprises du Togo (AGET), Charles Kokouvi Gafan, a annoncé que le secteur privé entend renforcer ses investissements dans les secteurs jugés prioritaires, notamment l’industrie, l’agro-industrie, les infrastructures, la logistique, l’énergie, le numérique et les services à forte valeur ajoutée.
Selon lui, les entreprises souhaitent également s’appuyer davantage sur les avantages naturels et géographiques du Togo afin de développer la transformation locale des matières premières, renforcer les chaînes de valeur nationales et améliorer la compétitivité de l’économie.
La directrice de la Division Golfe de Guinée de la Société financière internationale (SFI), Nathalie Kouassi Akon, a salué la qualité du partenariat entre le Togo et le Groupe de la Banque mondiale. Elle a réaffirmé l’engagement de son institution à accompagner les réformes visant à favoriser un secteur privé plus dynamique, créateur d’emplois et de valeur ajoutée.
Elle a également rendu hommage au Président du Conseil, Faure Gnassingbé, pour son implication dans le renforcement de cette coopération et dans la conduite des réformes économiques engagées par le pays.














