Face aux nombreuses idées reçues qui entourent encore la contraception, les professionnels de santé appellent à privilégier des informations scientifiques et un accompagnement médical. C’est le message porté par le Dr Ouro Sama Albarka dans le deuxième épisode de la série de podcasts réalisée dans le cadre du projet « Mon corps, Mes droits », consacré aux méthodes contraceptives.
Produite par le Réseau des Médias Engagés pour la Responsabilité Sociale des Entreprises et pour la Protection des Femmes et des Filles (MERSE-P2F), cette série est mise en œuvre par Tchowoure Women Empowerment, en partenariat avec l’Association des Femmes et Filles Handicapées Vaillantes de la région des Savanes (A2FHV-S), avec l’appui financier de l’Agence française de développement (AFD) et l’accompagnement de CARE Bénin/Togo. Elle vise à améliorer l’accès des populations, notamment des jeunes, à une information fiable sur la santé sexuelle et reproductive.
Dans ce numèro, Dr Ouro Sama Albarka rappelle qu’il n’existe pas de méthode contraceptive universelle. Chaque femme possède des besoins et des caractéristiques propres, d’où l’importance d’un choix éclairé fondé sur un avis médical. « La contraception est comme tout médicament : elle présente des avantages, des inconvénients et peut entraîner des effets indésirables. Une méthode adaptée à une femme ne conviendra pas forcément à une autre », explique-t-il.
Le spécialiste présente les principales options disponibles, notamment les méthodes hormonales, les dispositifs intra-utérins (DIU), les méthodes barrières et les méthodes naturelles. Il souligne que leur efficacité et leurs conditions d’utilisation diffèrent, ce qui justifie une consultation préalable auprès d’un professionnel de santé.
Le médecin insiste également sur la nécessité de combattre les fausses croyances qui entourent encore la planification familiale. Selon lui, la contraception ne favorise pas les comportements irresponsables, mais constitue un moyen efficace de protéger la santé, de planifier les naissances et de permettre aux femmes et aux couples de prendre des décisions éclairées concernant leur vie reproductive.
À travers cette série de podcasts, les initiateurs du projet « Mon corps, Mes droits » entendent contribuer à la lutte contre la désinformation et les tabous liés à la santé sexuelle et reproductive, en rapprochant les communautés d’informations fiables délivrées par des professionnels de santé.
Jean-Marc EDRON














