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HORIZON NEWS

Afreximbank renforce son soutien à l’industrie camerounaise. La Banque africaine d’import-export a accordé à Prometal SA, groupe camerounais spécialisé dans la métallurgie et l’industrie, une facilité de fonds de roulement renouvelable de 40 millions d’euros, destinée à accompagner l’expansion de ses activités et à accroître ses capacités de production.

L’accord a été signé le 28 septembre 2026 au Caire, au siège d’Afreximbank. Il prévoit la mise à disposition de financements et de garanties pour couvrir les besoins en fonds de roulement du groupe industriel. L’accord a été signé par Denys Denya, premier vice-président exécutif d’Afreximbank, et Hayssam El Jammal, président-directeur général de Prometal SA.

La nouvelle facilité doit notamment permettre à Prometal de financer la transformation d’acier semi-fini en une gamme de produits finis, parmi lesquels des matériels agricoles et des matériaux de construction.

L’objectif est d’accompagner la hausse de la demande en produits sidérurgiques et métalliques dans plusieurs secteurs de l’économie camerounaise, notamment le BTP, les infrastructures, l’industrie et l’agriculture.

Au-delà du financement du cycle d’exploitation, cette opération s’inscrit dans une logique de renforcement des capacités industrielles locales et de développement de chaînes de valeur à partir de ressources transformées sur le continent.

Pour George Elombi, président et président du conseil d’administration d’Afreximbank, le financement accordé à Prometal s’inscrit dans la stratégie de la banque visant à accélérer l’industrialisation du continent.

« Cette facilité s’inscrit en droite ligne de l’engagement pris par Afreximbank d’accélérer l’industrialisation », a-t-il déclaré, soulignant la volonté de la banque de renforcer les capacités de production locales et de favoriser l’émergence de chaînes de valeur nationales et régionales.

L’opération illustre ainsi le rôle du financement bancaire dans l’accompagnement des entreprises africaines engagées dans la transformation industrielle et la production de biens destinés à remplacer progressivement certaines importations.

Pour Hayssam El Jammal, le partenariat avec Afreximbank doit soutenir une stratégie reposant sur deux axes : l’intégration verticale de la chaîne de valeur et l’expansion vers de nouveaux marchés africains.

Le groupe entend ainsi aller de la transformation des matières premières jusqu’à la production de biens finis, tout en développant sa présence sur de nouveaux marchés.

Cette stratégie vise notamment à produire localement des biens encore largement importés, avec l’objectif de renforcer les capacités industrielles africaines et de conserver une plus grande part de la valeur ajoutée sur le continent.

Prometal SA s’est progressivement imposé comme un acteur majeur de la métallurgie au Cameroun. Le groupe s’articule autour de deux principaux pôles : Prometal Acier et NOVIA Industries.

Prometal Acier constitue le cœur de l’activité métallurgique du groupe. L’entreprise exploite sept sites industriels et revendique une capacité annuelle d’environ 360 000 tonnes de produits sidérurgiques finis.

Cette capacité doit permettre au groupe de répondre à une partie de la demande nationale et régionale en produits métalliques, notamment dans les secteurs de la construction et des infrastructures.

Créée en 2018, NOVIA Industries représente le deuxième axe de développement du groupe. L’entreprise s’est développée dans l’agro-industrie, avec notamment des activités dans la transformation de l’huile de palme et la production de savon.

Sa capacité de production est estimée à 500 tonnes d’huile alimentaire par jour et 160 tonnes de savon par jour.

Avec ces deux pôles, Prometal développe ainsi un modèle industriel diversifié, combinant métallurgie, transformation et production destinée au marché local.

La facilité de 40 millions d’euros accordée par Afreximbank intervient dans cette dynamique de montée en capacité. Pour Prometal, elle doit contribuer à financer le besoin en fonds de roulement nécessaire à l’augmentation de la production et au développement de nouveaux marchés.

Pour le Cameroun, l’enjeu réside également dans la capacité de ces investissements à renforcer la production manufacturière locale, à réduire certaines importations de produits finis et à accroître la valeur ajoutée générée par l’industrie nationale.

L’opération place ainsi le financement industriel au cœur d’un objectif plus large : faire progresser la transformation locale et consolider des chaînes de valeur capables de répondre à une demande croissante au Cameroun et sur les marchés africains.

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