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La participation du Togo au 26ᵉ Sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS), à Bichkek, illustre la volonté de Lomé d’élargir son réseau de partenariats internationaux. Invité aux côtés de l’Égypte, l’un des deux seuls pays africains conviés à ce rendez-vous, le président du Conseil, Faure Gnassingbé, entend faire de cette ouverture diplomatique un levier pour renforcer la coopération du Togo avec de nouveaux partenaires.

Dans un message publié lundi sur son compte X, le président du Conseil a remercié son homologue kirghize, Sadyr Japarov, pour l’invitation au sommet ainsi que pour l’accueil réservé à la délégation togolaise. Il a également salué la « qualité et la pertinence des échanges bilatéraux » tenus en marge de la rencontre.

Au-delà de la dimension diplomatique, cette participation traduit une stratégie visant à diversifier les partenariats du Togo, notamment avec les économies émergentes d’Asie et d’Eurasie. Pour Lomé, l’enjeu est de transformer ces rapprochements politiques en coopérations concrètes dans des secteurs susceptibles de soutenir la croissance, l’investissement et le développement des échanges commerciaux.

La présence du Togo à ce sommet constitue une occasion de renforcer sa visibilité auprès de pays disposant de capacités financières, technologiques et industrielles importantes. Les échanges avec les membres et partenaires de l’OCS peuvent notamment ouvrir des perspectives dans les infrastructures, l’énergie, les transports, l’agriculture, l’industrie et la logistique.

Cette démarche s’inscrit dans la volonté affichée par Lomé de réduire sa dépendance à l’égard de ses partenaires traditionnels et de multiplier les sources de financement et d’investissement. Pour le secteur privé togolais, l’ouverture vers de nouveaux marchés peut également favoriser la recherche de débouchés, de fournisseurs et de partenaires technologiques.

« Nous continuerons à œuvrer pour la diversification de nos partenariats et pour une coopération internationale au service d’une prospérité durable et partagée », a déclaré Faure Gnassingbé.

Cette orientation donne une dimension économique à la présence togolaise à Bichkek. Elle traduit une diplomatie qui cherche de plus en plus à articuler influence internationale, coopération et intérêts économiques.

En étant, avec l’Égypte, l’un des deux seuls pays africains invités au 26ᵉ Sommet de l’OCS, le Togo bénéficie d’une plateforme pour renforcer son positionnement international. Le défi sera désormais de convertir cette visibilité diplomatique en accords, investissements, échanges commerciaux et projets structurants pour l’économie nationale.

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