Le secteur bancaire de l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA) a enregistré une nette amélioration de ses performances en 2025. Le bénéfice net cumulé des établissements de crédit a atteint 1 252,1 milliards FCFA, en hausse de 25,5 %. Cette progression s’accompagne d’une expansion des bilans, d’une amélioration de la qualité des portefeuilles et d’un renforcement de la solvabilité.
À fin décembre 2025, l’UMOA comptait 161 établissements de crédit agréés, contre 160 en 2024, dont 136 banques et 25 établissements financiers à caractère bancaire, selon la Commission bancaire de l’UMOA.
Le total de bilan cumulé du secteur s’est établi à 82 298,8 milliards FCFA, en progression de 14,1 %. Les crédits à la clientèle ont augmenté de 5,5 %, à 38 731,6 milliards FCFA, tandis que les dépôts et emprunts ont bondi de 16 %, à 56 200,2 milliards FCFA. Les fonds propres nets ont, pour leur part, progressé de 11,9 %, à 7 765,8 milliards FCFA.
Le produit net bancaire (PNB) a progressé de 8 %, à 3 860,2 milliards FCFA, tandis que le résultat brut d’exploitation a augmenté de 11,1 %, à 1 777,8 milliards FCFA.
Le résultat net cumulé a surtout enregistré une hausse de 25,5 %, atteignant 1 252,1 milliards FCFA. Cette progression, supérieure à celle du PNB, traduit notamment une meilleure maîtrise des charges et du coût du risque.
La qualité des portefeuilles s’est également améliorée. Le taux net de dégradation est revenu à 4 %, contre 4,1 % en 2024, tandis que le taux de provisionnement des créances en souffrance est passé de 58,4 % à 58,9 %.
La rentabilité des fonds propres (ROE) a progressé de 14,4 % à 16,1 %, et celle des actifs (ROA) de 1,4 % à 1,5 %. Le coefficient net d’exploitation s’est amélioré, passant de 58,2 % à 57 %. En revanche, la marge globale s’est contractée de 5,1 % à 4,7 %.
Les fonds propres effectifs des établissements de crédit ont atteint 6 111,3 milliards FCFA, en hausse de 10,7 %, alors que les actifs pondérés par les risques n’ont progressé que de 4,4 %, à 39 167,2 milliards FCFA.
Le ratio de solvabilité total s’est ainsi établi à 15,6 %, contre 14,7 % un an auparavant, largement au-dessus de la norme réglementaire de 11,5 %. Le ratio de levier est également passé de 6,8 % à 7,4 %, pour une norme de 3 %.
Le total de bilan des compagnies financières a atteint 60 289,5 milliards FCFA, en hausse de 14,1 %. Leurs prêts et créances à la clientèle ont progressé de 6 %, à 25 214,9 milliards FCFA, tandis que les dettes envers la clientèle ont augmenté de 13,9 %, à 41 865,4 milliards FCFA.
Le résultat net consolidé a atteint 923,7 milliards FCFA, en hausse de 19,7 %. Le ratio de solvabilité s’est amélioré à 14,9 %, contre 14,5 % en 2024, malgré une baisse de 6,4 % des fonds propres effectifs.
La Côte d’Ivoire demeure le principal pôle bancaire de l’UMOA avec 31 198,6 milliards FCFA de total de bilan, soit 37,9 % du total sous-régional. Elle est suivie du Sénégal (15 783,2 milliards), du Burkina Faso (10 251,4 milliards), du Mali (9 076,2 milliards) et du Bénin (7 607,6 milliards).
Avec 5 440,3 milliards FCFA, soit 6,6 % du total sous-régional, le Togo occupe la sixième position, devant le Niger (2 429,8 milliards) et la Guinée-Bissau (511,6 milliards).
Les données de 2025 traduisent ainsi un secteur bancaire sous-régional en consolidation, marqué par une forte progression des bénéfices, une amélioration de la qualité des actifs et des niveaux de solvabilité confortables.














