HORIZON NEWS

L’atelier national d’analyse situationnelle genre a démarré le 20 juillet 2026 au Palais des Congrès de Lomé. Pendant dix jours, jusqu’au 31 juillet, 118 cadres issus de dix ministères et institutions vont examiner la manière dont les politiques publiques et les allocations budgétaires affectent différemment les femmes et les hommes.

L’initiative est portée par le ministère des Finances et du Budget, à travers la Direction générale du Budget et des Finances, avec l’appui technique et financier du Projet de modernisation et de renforcement des capacités de l’administration pour la délivrance des services (PMADS). L’objectif est d’améliorer la performance de l’action publique et de favoriser une allocation plus équitable des ressources.

Les participants sont notamment des responsables de programmes, des directeurs de la planification, du suivi et de l’évaluation (DPSSE), des directeurs des affaires financières (DAF) ainsi que des points focaux genre.

Pour Hoafoa Amé Mawusé, point focal national en budgétisation sensible au genre, cette rencontre constitue une étape importante dans le renforcement de cette approche au Togo. Elle doit permettre de disposer d’un diagnostic sectoriel fondé sur des données probantes afin d’orienter les décisions budgétaires, d’améliorer la performance des programmes publics et de renforcer l’efficacité de la dépense publique.

Malgré les progrès enregistrés, des disparités persistent dans l’accès aux services, la représentation des femmes dans les instances de décision et les résultats des politiques publiques. Ces écarts sont également influencés par le lieu de résidence, l’âge et le niveau de pauvreté. Le manque de données désagrégées par sexe constitue par ailleurs un frein au ciblage et au suivi des politiques.

Durant les travaux, les équipes analyseront les causes de ces inégalités, évalueront la prise en compte du genre dans les politiques publiques et identifieront les interventions budgétaires susceptibles d’avoir le plus d’impact.

L’atelier devrait aboutir à dix rapports sectoriels validés, une cartographie des lacunes, une liste d’actions sensibles au genre ainsi qu’une feuille de route précisant les responsabilités et le calendrier de mise en œuvre.

À travers cette démarche, le Togo entend faire de l’égalité entre les femmes et les hommes un principe structurant de la planification, de l’allocation des ressources publiques et de l’évaluation des politiques. L’enjeu est de faire du budget un véritable outil de réduction des inégalités et d’amélioration de l’efficacité de l’action publique.

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