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La Convention et Exposition Africaines du Transport Aérien 2026 a pris fin le 19 juin à Lomé après cinq jours d’échanges consacrés aux perspectives de développement de l’aviation africaine. Placée sous le haut patronage de Faure Essozimna Gnassingbé, la rencontre a rassemblé près de 900 participants issus des administrations publiques, des compagnies aériennes, des autorités de l’aviation civile, des gestionnaires d’aéroports, des institutions financières ainsi que du secteur privé africain et international.

À l’issue des travaux, les participants ont adopté 19 recommandations visant à relever les principaux défis du transport aérien sur le continent et à renforcer durablement la connectivité entre les pays africains.

L’une des priorités identifiées concerne le financement des infrastructures aéronautiques. Les participants ont appelé les gouvernements, les banques de développement, les institutions financières régionales et les investisseurs privés à accroître leurs investissements dans les infrastructures aéroportuaires, les systèmes de navigation aérienne et les projets liés à l’aviation civile. Cette orientation répond aux besoins croissants de financement générés par l’augmentation attendue du trafic aérien africain au cours des prochaines décennies.

Les experts ont également plaidé pour la mise en place de mécanismes financiers innovants capables de soutenir les investissements tout en renforçant l’attractivité du secteur auprès des partenaires publics et privés.

Le développement du capital humain a constitué un autre axe majeur des discussions. Les recommandations préconisent le renforcement des programmes de formation continue, la création de centres spécialisés et l’adaptation des cursus aux mutations technologiques qui transforment l’industrie aéronautique.

Face à l’essor de la digitalisation, de la gestion des données, de la maintenance aéronautique moderne et des exigences environnementales, les participants ont souligné la nécessité d’une montée en compétences des ressources humaines. Ils ont également encouragé une plus grande implication des jeunes et une meilleure représentation des femmes dans les métiers de l’aviation afin de préparer une nouvelle génération de professionnels qualifiés.

Les travaux ont par ailleurs mis en avant l’accélération de l’intégration du marché aérien africain à travers la mise en œuvre effective du Marché Unique du Transport Aérien Africain, l’un des projets phares de l’Agenda 2063 de l’Union africaine.

Selon les experts, une ouverture accrue du ciel africain contribuerait à renforcer la concurrence, à réduire les coûts de transport, à améliorer les liaisons interafricaines et à stimuler les échanges économiques entre les États du continent.

Dans cette perspective, les participants ont insisté sur l’harmonisation des réglementations, la simplification des procédures administratives et la facilitation de la mobilité entre les pays africains. Ils ont notamment relevé que de nombreuses liaisons aériennes continuent encore de transiter par des hubs situés hors d’Afrique, entraînant des coûts supplémentaires et des temps de trajet plus longs pour les voyageurs et les opérateurs économiques.

Les enjeux liés à la durabilité, à l’innovation et à la résilience du secteur ont également occupé une place importante dans les débats. Les discussions ont porté sur l’intégration de nouvelles technologies, le renforcement des normes de sécurité, l’amélioration des services aéroportuaires et l’adaptation du secteur aux exigences environnementales internationales.

Au-delà des recommandations formulées, la rencontre a servi de plateforme de dialogue entre décideurs publics, investisseurs et acteurs de l’industrie aérienne. Les participants ont partagé leurs expériences et identifié plusieurs pistes de coopération destinées à soutenir le développement du transport aérien africain.

Pour la Commission Africaine de l’Aviation Civile, les conclusions issues des assises de Lomé devront désormais se traduire par des actions concrètes dans les différents pays du continent. Le ministre chargé des Transports, Comla Kadjé, a d’ailleurs rappelé que « la convention s’achève mais le travail se poursuit », soulignant ainsi la volonté des acteurs du secteur de faire de l’aviation un levier de mobilité, d’intégration économique et de rapprochement des peuples africains.

Pendant cinq jours, Lomé a ainsi accueilli l’un des principaux rendez-vous africains consacrés au transport aérien. Les recommandations adoptées traduisent une ambition commune : renforcer la connectivité du continent, améliorer la compétitivité des compagnies africaines et construire un réseau aérien mieux adapté aux besoins de l’Afrique de demain.

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