
La Gambie a franchi une étape historique en devenant le premier pays africain à ratifier la Convention de l’Union africaine sur la fin de la violence à l’égard des femmes et des filles. L’Assemblée nationale gambienne a approuvé à l’unanimité le traité le 10 juin 2026, ouvrant ainsi la voie à son intégration dans le cadre juridique national et renforçant l’engagement du pays en faveur de la protection des droits des femmes et des filles.
Présentant la motion devant les parlementaires, la ministre du Genre, de l’Enfance et du Bien-être social, Fatou Kinteh, a qualifié cette décision d’« étape historique » pour la Gambie. Selon elle, cette ratification transforme l’adhésion du pays à la convention en obligations juridiques contraignantes, exigeant l’harmonisation des lois, politiques et mécanismes institutionnels nationaux avec les dispositions du texte continental.
Premier cadre juridique de l’Union africaine spécifiquement consacré à la prévention et à l’élimination des violences faites aux femmes et aux filles, la convention vise à renforcer les protections légales, les mécanismes de responsabilisation, les services d’assistance aux survivantes ainsi que les mesures de prévention dans les États membres. Elle constitue un instrument majeur dans la lutte contre les violences basées sur le genre et les discriminations.
Par cette ratification, Gambie se positionne à l’avant-garde des efforts continentaux en faveur de l’égalité des sexes et de la protection des populations vulnérables. Cette décision, saluée par les parlementaires et les défenseurs des droits humains, établit un précédent pour les autres pays africains et renforce la vision d’une Afrique où les femmes et les filles peuvent vivre à l’abri de la violence, de la peur et des inégalités.




