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Les États-Unis durcissent les conditions de séjour des étudiants et journalistes étrangers. Le Département de la Sécurité intérieure a publié, jeudi, un document administratif prévoyant de nouvelles limites à la durée des visas accordés à ces deux catégories de ressortissants étrangers.

Selon le texte, les titulaires d’un visa étudiant ne pourront séjourner sur le territoire américain que pendant la durée de leur programme d’études, dans la limite de quatre ans. Les journalistes étrangers, quant à eux, verront leur séjour limité à 240 jours, soit environ huit mois. Ils pourront toutefois demander des renouvellements successifs de même durée, sans excéder un total de quatre années de présence.

Ces nouvelles dispositions devraient entrer en vigueur dans un délai de deux mois, sauf si le Congrès s’y oppose.

Pour justifier cette réforme, le secrétaire à la Sécurité intérieure, Markwayne Mullin, estime que le système actuel favorise des abus. « Depuis des décennies, les étudiants étrangers sont admis aux États-Unis pour une durée indéterminée, ce qui permet à des milliers d’entre eux d’abuser de notre système d’immigration en s’inscrivant sans cesse à des cours pour éviter de devoir quitter le territoire américain », a-t-il déclaré dans un communiqué.

Selon lui, l’instauration de limites de séjour permettra aux autorités américaines de « reprendre le contrôle » de la gestion des visas et de renforcer le suivi des personnes présentes sur le territoire.

Jusqu’à présent, les visas étudiants étaient généralement valables pour toute la durée du cursus, tandis que les journalistes étrangers pouvaient obtenir des visas pouvant aller jusqu’à cinq ans, renouvelables.

La réforme devrait avoir des répercussions sur les correspondants et journalistes de centaines de médias internationaux installés aux États-Unis. Présentée une première fois à l’été 2025, elle avait donné lieu à une phase de consultation publique.

À cette occasion, une centaine de médias et d’organisations de presse internationales avaient exprimé leurs inquiétudes dans une lettre ouverte. Ils estimaient que ces restrictions risquaient de « réduire la quantité et la qualité de la couverture » de l’actualité américaine par la presse étrangère.

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