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La Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC) franchit une étape majeure dans son évolution institutionnelle avec l’entrée du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) à son capital. Cette opération historique marque une nouvelle phase dans la transformation de la banque régionale et renforce sa capacité à financer le développement durable en Afrique de l’Ouest.

À la suite d’une décision approuvée le 17 juin 2026 à Abidjan, le Groupe de la BAD a souscrit à une participation de 30 millions de dollars américains au capital de la BIDC. Cette prise de participation fait de la BAD la première institution internationale de financement du développement à rejoindre l’actionnariat de la banque régionale, jusque-là détenue exclusivement par les États membres de la CEDEAO.

L’opération est accompagnée d’une ligne de crédit concessionnelle de 70 millions de dollars destinée au financement de projets à fort impact économique et social, notamment dans le secteur des énergies renouvelables.

Pour la BIDC, cette entrée au capital constitue bien plus qu’un simple investissement financier. Elle traduit la confiance accordée par l’une des principales institutions financières du continent à la stratégie de développement de la banque régionale et à son ambition de devenir un acteur de référence du financement du développement en Afrique de l’Ouest.

Cette évolution s’inscrit pleinement dans la mise en œuvre de la Stratégie GRO (Croissance, Résilience et Optimisation) 2026-2030 de la BIDC, qui vise à renforcer sa capacité de mobilisation des ressources, améliorer sa gouvernance et accroître son impact sur les économies de la région.

Grâce à ce partenariat, la BIDC devrait bénéficier d’un accès élargi aux marchés financiers internationaux et à des sources de financement plus compétitives. L’opération contribuera également à améliorer son profil de crédit, à renforcer sa crédibilité auprès des investisseurs institutionnels et à soutenir le financement de projets structurants dans des secteurs stratégiques tels que l’énergie, les infrastructures et le développement du secteur privé.

Les retombées attendues sont significatives. La ligne de crédit de 70 millions de dollars devrait générer un effet de levier permettant de mobiliser jusqu’à 230 millions de dollars de financements supplémentaires. Les projets soutenus devraient améliorer l’accès à l’électricité pour plus de 250 000 ménages, favoriser la création d’emplois et réduire les émissions de carbone de près de 355 500 tonnes par an à l’échelle régionale.

Commentant cette avancée, le président de la BIDC et de son Conseil d’administration, le Dr George Agyekum Donkor, a salué une étape déterminante pour l’institution.

« L’entrée du Groupe de la Banque africaine de développement au capital de la BIDC constitue une étape historique et structurante pour notre institution. Ce partenariat stratégique témoigne de la confiance accordée à notre vision et à notre modèle de développement. Il marque un tournant décisif dans la mise en œuvre de notre plan stratégique, en renforçant notre capacité à mobiliser des ressources à grande échelle et à accroître notre impact en faveur du développement durable en Afrique de l’Ouest », a-t-il déclaré.

Avec cette alliance stratégique, la BIDC ouvre un nouveau chapitre de son développement et confirme son ambition de jouer un rôle central dans le financement de la transformation économique de l’Afrique de l’Ouest. L’institution entend désormais intensifier ses interventions afin d’accompagner les États et le secteur privé dans la réalisation de projets structurants, créateurs de valeur et de croissance durable pour les populations de la région.

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