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HORIZON NEWS

Le ministère bissau-guinéen de l’Intérieur a appelé au calme après la diffusion d’informations faisant état de mouvements au sein de la garde présidentielle. Des éléments de cette unité auraient été désarmés ou affectés à d’autres unités des forces armées, alors que l’ancien président Umaro Sissoco Embaló vient d’annoncer son retour au pays et sa candidature à la présidentielle prévue le 6 décembre 2026.

Plusieurs comptes sur les réseaux sociaux ont rapporté, le 29 septembre 2026, un mécontentement au sein d’une partie de la garde présidentielle. Selon ces informations, certains militaires, dont des officiers, auraient été désarmés et placés sous contrôle au siège de l’état-major.

Ces informations n’ont toutefois pas fait l’objet d’une confirmation officielle détaillée.

Face aux inquiétudes suscitées par ces publications, le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Agostinho Tonecas Djata, a assuré lors d’un point de presse qu’il n’existait pas de situation susceptible de provoquer la panique à Bissau.

Il a présenté les mouvements observés au sein des forces de défense et de sécurité comme relevant d’opérations d’affectation ordinaires. « C’est très normal dans les corps habillés », a-t-il déclaré, appelant les populations à poursuivre normalement leurs activités.

Cette séquence intervient au lendemain de l’annonce par Umaro Sissoco Embaló de son retour en Guinée-Bissau et de sa candidature à la prochaine élection présidentielle.

Renversé par l’armée le 26 novembre 2025, l’ancien président a confirmé son intention de participer au scrutin du 6 décembre. Il prévoit de regagner le pays le 4 octobre, selon plusieurs sources concordantes.

Son retour intervient alors que le pays est dirigé par une autorité militaire de transition conduite par le général Horta N’Tam. La junte a fixé au 6 décembre la tenue des élections présidentielle et législatives, présentées comme une étape vers le retour au pouvoir civil.

Le changement de pouvoir de novembre 2025 avait interrompu le processus électoral alors que le pays attendait la publication des résultats provisoires de la présidentielle et des législatives organisées quelques jours auparavant. L’armée avait alors pris le contrôle des institutions et suspendu le processus électoral.

Depuis, les autorités de transition ont engagé une nouvelle séquence institutionnelle. Une nouvelle Constitution a notamment été approuvée par référendum le 30 août 2026, avant la programmation des élections générales de décembre. La réforme renforce notamment les prérogatives du président de la République.

Dans ce contexte, les informations faisant état de mouvements au sein de la garde présidentielle sont suivies avec attention, même si les autorités les présentent comme des affectations relevant du fonctionnement normal des forces de défense et de sécurité.

La perspective du retour d’Embaló ajoute une nouvelle dimension à la transition, à quelques semaines du scrutin annoncé par les autorités militaires.

Pour l’heure, le gouvernement de transition maintient son appel au calme tandis que le calendrier électoral du 6 décembre 2026 constitue la prochaine échéance majeure pour la Guinée-Bissau. La capacité des autorités à préserver la stabilité des institutions et des forces de sécurité sera un élément important du déroulement de cette nouvelle phase politique.

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