BCEAO : 03 nouveaux Togolais auditeurs diplômés du COFEB
Trois professionnels togolais figurent parmi les 30 auditeurs ayant validé la première phase de la formation diplômante de la 48ᵉ promotion du Centre Ouest Africain de Formation et d’Études Bancaires (COFEB). Une étape qui illustre les efforts de la BCEAO pour renforcer les compétences nécessaires à la transformation et à la stabilité du système financier de l’UEMOA.
Dakar, 25 juillet 2026 – Le Togo compte trois représentants parmi les professionnels issus des huit pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) ayant achevé avec succès la première phase de la formation diplômante du COFEB.
Il s’agit d’Edem Kossi Kalepé, du cabinet Baydem (Études économiques, financières et juridiques), de Yempabe Tambate, du ministère chargé de l’Agriculture, et d’Ayaovi Martine Vogbe, du cabinet CREM (Audit, Études, Assistance aux PME/PMI).
Ils font partie des 30 auditeurs de la 48ᵉ promotion ayant satisfait aux exigences académiques de cette première étape. La cohorte comprend également six Béninois, six Burkinabè, quatre Ivoiriens, deux Bissau-Guinéens, deux Maliens, trois Nigériens et quatre Sénégalais.
Un Master orienté vers les besoins du secteur financier
La formation diplômante du COFEB est sanctionnée par un Master en Finance et Gestion Bancaire. Elle est structurée en deux phases.
La première, d’une durée de neuf mois, est consacrée aux enseignements théoriques. Le programme couvre notamment les finances publiques, la macroéconomie monétaire et financière, les techniques bancaires, la finance de marché et la gestion des risques.
Les auditeurs devront ensuite effectuer un stage d’application, rédiger un mémoire et le soutenir devant un jury. Cette seconde phase doit permettre de confronter les acquis théoriques aux réalités professionnelles et de renforcer les capacités opérationnelles des futurs cadres.
Le programme vise notamment à répondre aux besoins des administrations publiques, des banques centrales, des établissements de crédit et des autres institutions financières de l’espace communautaire.
« La formation diplômante du COFEB traduit l’engagement constant de la BCEAO à renforcer les capacités des administrations publiques et du système financier de l’Union », a indiqué Fernand Aboutou, directeur général par intérim du COFEB.
Le capital humain au cœur de la stabilité financière
Au-delà de sa dimension académique, la formation répond à des enjeux économiques majeurs pour l’UEMOA. L’inclusion financière, la transformation numérique des services financiers, la gestion de la dette publique et la capacité des économies à absorber les chocs extérieurs imposent aux États de disposer d’une expertise financière de haut niveau.
« Dans un environnement mondial en constante mutation, le renforcement continu des capacités des cadres constitue un enjeu stratégique pour nos États », a souligné Rogatien Poda, vice-gouverneur de la BCEAO.
Dans ce contexte, le développement du capital humain apparaît comme un facteur déterminant pour renforcer la stabilité du système financier régional et accompagner l’approfondissement de l’intégration économique et monétaire.
La formation s’adresse aux cadres des administrations économiques et financières, des banques, des établissements de crédit et des systèmes financiers décentralisés des États membres de l’UEMOA. Les candidats doivent notamment justifier d’au moins deux années d’expérience professionnelle et être titulaires d’un Master I ou II en sciences économiques, juridiques ou de gestion, ou d’un diplôme équivalent reconnu par le CAMES.
Un vivier d’expertise pour l’intégration régionale
Créé en 1977, le COFEB a formé au fil des années des milliers de cadres issus des huit États membres de l’UEMOA. Le Centre participe ainsi à la constitution d’un vivier régional d’experts capables d’accompagner les politiques publiques et les réformes financières et économiques.
Depuis 2019, son mandat s’est également élargi à la recherche scientifique et au développement de partenariats autour des problématiques économiques, monétaires et financières de l’Union.
À l’approche de son cinquantenaire, prévu en 2027, le COFEB entend donc poursuivre son rôle dans le renforcement des compétences régionales. Pour les économies de l’UEMOA, l’enjeu est de disposer de ressources humaines capables d’accompagner les mutations du secteur financier, de soutenir les réformes structurelles et de consolider l’intégration économique et monétaire.
La réussite des trois auditeurs togolais à cette première étape constitue, dans cette perspective, une contribution supplémentaire au renforcement de l’expertise nationale et régionale dans les domaines de la finance, de la banque et de la gestion économique.













